G points, the clone war.

Publié le par Jeanne-A Debats

Joie des langues étrangères : l’anglais n’est pas « genré » à mort.

(Yeurk, je vais aller me laver la bouche au savon noir.)

Ainsi le dilemme cornélien de auteurs/res/trices/teuses/vaines leur est épargné aux anglophones. Linda Nagata est WRITER au même titre que David Brin, Larry Niven ou (au hasard, d’accord ?) Robert Heinlein, sans compter qu’elle est largement moins morte que l’un d’entre eux et vachement plus jolie à regarder que les trois ensemble.

 Mais ça, dans un post à vague sujet féministe c’est peut-être un peu maladroit de le rajouter.

Ça n’empêche pas nos chères consœurs d’outre-mer …

(Dans cette situation :

Réponse a : Atlantique

Réponse b : Manche

Réponse c : Pacifique

Réponse d : la réponse d (ou Sérénité au choix) )

… de pouvoir s’énerver sur les pronoms

 

 

 

«They all had one pronoun, his pronoun; that’s who I am. I am the generic he, as in, « If anybody needs to have an abortion he will have to go to another state, » or « A writer knows which side his bread is buttered on. » That’s me, the writer, him. I am a man. [...] »

Ursula Le Guin « I’am a man » in «Wave in the mind».

 


Je dis ça, je dis rien.

Ok, si vous tenez tant que ça à torturer notre  pauvre langue les filles, plutôt que de vous battre pour l’égalité des salaires, très bien.

Moi, je dis : féminiser, c’est pas utile et ça nie une partie de l’Histoire. Mais ce qu’on pourrait faire, c’est inventer le « neutre » en français (Même s’il existe déjà pour certains mots : élève, camarade, ministre, livre, Claude (ode, ode), Camille (mille, mille), Dominique (nique, nique)*. Au moins, on cesserait de jouer un genre contre l’autre, car selon moi, si la répression change de bord, ça restera quand même de la répression.

Et ça, ça me fait chmirr d’où qu’elle vienne.

De toute façon, ça ne gênera pas plus le travail des professeurs/res/ seuses/ oresses, ça fait déjà longtemps qu’elles ont renoncé à enseigner l’orthographe….

 

 

 

Une petite vidéo rigolotte pour la route (Je m'en lasse pas^^!) ?

 

 

* Lecteur, un intrus s’est glissé dans cette liste, sauras-tu le retrouver ?

 

 

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Lionel Davoust 24/07/2011 15:29



Maintenant, en anglais, tu es quasiment tenu de dire "she" pour du générique. C'est notamment criant dans - accroche-toi - les livres de règles de... Donjons & Dragons. Si c'est arrivé
jusque-là, ça veut dire quelque chose. Quoi, je sais pas, mais quelque chose. :)



troll de la forêt de Pied-Ferme 22/07/2011 13:33



qui rase un oeuf rase une boeuf


 


alors, oeuf est neutre tant que l'on ne l'a pas ouvert (comme avec la boîte de Schroe.. Schröe... Schroë... enfin l'autre, là, qui torturait les chats) et boeuf... ben est neutre aussi



Jeanne-A Debats 22/07/2011 13:38



Schroeder, le copain de Snoopy, qui torturait les chats en les enfermant dans son piano pendant qu'il jouait la truite de Schubert.


Tant que le dessus du quart de queue n'était pas ouvert, le chat n'était ni vivant ni bouffé par la truite.


(ceci est une réponse neutre)



Maere 22/07/2011 13:01



Le neutre, la solution ?


Les allemands ils ont du neutre : das.


Comme dans : das Mädchen (la fille)


D'autres questions ?



Jeanne-A Debats 22/07/2011 13:03



Eh ben, on a pas fini de raser les oeufs !



Cachou 22/07/2011 11:35



Ce n'est pas que je ne sois pas d'accord sur le fond, mais le neutre ne résoudrait rien en français. Pourquoi? Pour un bête petit truc: l'article. En anglais, l'article est neutre (a, an). En
français, non (mais je suppose que je ne t'apprends rien ^_^). Donc on pourrait "neutraliser" tous les noms qu'on veut, tant qu'on devra mettre un article devant, il sera "genré" de toute manière
(et prêtera donc à discussion). Donc ça reviendrait juste à dire: on n'adopte qu'une forme pour les noms, le masculin je suppose (ben oui, non?). Retour à la case départ pour les discussions.


 


Et puis une autre question dont on ne parle jamais et que je trouve quand même plutôt importante: à quand la fin de l'acceptation de l'homme qui cède à ses pulsions (tentation coquine mais aussi
viol, etc.) alors que la femme, elle, sait les contrôler dans l'imaginaire collectif (voire n'en a pas)(ben tiens). Et à ceux qui me répondront qu'une femme ne peut pas violer un homme (réponse
typique à la question), je leur ferai lire ça: http://www.sudpresse.be/culture/medias/2011-07-14/c-est-l-histoire-d-une-coiffeuse-russe-qui-sequestre-et-viole-celui-qui-venait-la-cambrioler-887692.shtml (mais ils seraient encore
capable de trouver le violé chanceux je suppose...).



Jeanne-A Debats 22/07/2011 12:02



tu as raison et je ne suis pas inquiète : après la bataille du nom, du pronom, celle de l'article.


je propose une solution (une autre) : INVENTONS UNE LANGUE SANS GENRE du tout et forçons tout le monde à la parler !!^^


 


Quant au cambrioleur, effectivement les commentaires sont sans phrase, personne ne pense que ce pauvre type soit dans un état épouvantable.


ça m'avait déjà agacée à l'époque (grrr)