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Elle boit peu, elle chante mal...

Publié le par Jeanne-A Debats

Mais elle cause* :

 

 

Une interview par les Lyonnes de la SF

 

(Ne quittez pas au milieu du podcast, il y a une interview de Sara Doke ensuite :) )

 

 

 

 

 

* On ne dirait jamais assez de mal des réseaux sociaux qui ont remis à l'honneur la troisième personne du singulier pour parler de soi.

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L'aveu.

Publié le par Jeanne-A Debats

Bon.

Vous vous en doutiez,  hein ?

Mes Chroniques Imaginaires l'étaient  vraiment.

J'ai voulu fêter ainsi l'arrivée de ma centième note de blog.

 

Non c'est beau un Vampire la nuit, n'a jamais et ne sera jamais édité par personne (ouf) et si quelqu'un est tenté par l'idée, il est prié de ne pas me le faire savoir, j'ai assez de culpabilité comme cela à traîner sur mon dos.

Quant aux deux autres "La Grève des Sables Inconstants" ainsi que "Transes" , ce ne sont rien de moins que des masques pour le "Rivage des Syrtes" de Julien Gracq et "La Métamorphose" de Kafka.

Des intouchables donc et je vous  rassure, de fait, j'adore ces deux livres, en vrai, dans la vraie vie.

  Ainsi aucun bouquin de Mainstream n'a été réellement blessé pendant le tournage.


N'empêche c'était rigolo d'endosser pour trois jours la toge du plumitif aigre et de me livrer avec alacrité aux travers les pires selon moi du critique de base  :

-- La basse insinuation perso

-- La coupe du bouquin

-- La réécriture du bouzin à la place de l'auteur.


Une remarque: j'ai voulu endosser la tunique du laudateur extasié et bizarrement ce fut plus difficile, je n'y suis pas arrivée, pas de façon mécanique comme dans les trois exemples précédents. À croire que si je peux feindre la colère sans aucun souci, je suis incapable de simuler l'orgasme.

J'ai bien ri, cela dit et s'il est vrai que la méchanceté conserve, je comprends mieux certaines choses...

C'est toujours ça de gagné.

Je retenterai le coup, je vous préviens, mais cette fois vous le saurez, le jeu sera de savoir à ce moment-là de quel bouquin je cause.^^

Bonne semaine à tous

Publié dans Chroniques Imaginaires

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Transes

Publié le par Jeanne-A Debats

De François Lestouffier

Dernier opus de ma trilogie  du pire :

 

Dieu sait que j’aime la SF, j’en écris, mes potes en écrivent, certains vont jusqu’à en traduire, mes meilleurs éditeurs en éditent, une fois l’an, j’offre en compagnie d’une bande de dingues un chèque assez intéressant à un miséreux famélique quelconque échoué comme nous dans ce genre décrié et quelques Lundi par an je me rends au Village des Fous pour ne parler QUE DE ÇA* pendant au moins douze heures, sans compter mes émois de quinqua à la vue de certain torse poil quoique coquettement agrémenté de tops en coton ou en cuir arboré ici ou là à longueur de combat contre de noires créatures baveuses et issues du fin fond de l’espace par une fille athlétique toujours sublime à 80 ans.

Mais là, ça ne va pas le faire.

Je dis : halte-là.

Ce livre est ma déception de l’année.

Pourtant au départ, tout commence très bien, car le héros se réveille un beau matin dans la peau d’un être, extraterrestre au bas mot ou victime d’une mutation engendrée par la fission de l’atome, parfaitement répugnant, les antennes et le nombre de pattes grêles et crissantes à souhait**. L’envahisseur insectoïde se présente donc tout à fait crédible -- surtout si l'on oublie qu'on a su un jour qu'un insecte de cette taille ne pourrait pas supporter la pesanteur terrestre et serait sans doute incapable de seulement continuer à respirer dans ces conditions -- merveilleusement menaçant et dégoûtant, on attend de pied ferme les starshiptroopers qui en débarrasseront le quartier à grands coups de blasters lourds après que l’immonde bestiole animée de pulsions meurtrières incontrôlables ait d’abord massacré tous les chatons des alentours avant de s’attaquer à la blonde de service.***

Bref, une belle et bonne revisitation de la Mouche quoique jouée par un sous Jeff Golblum puisque ce dernier s’est reconverti dans la vente de Nespresso.

Il n’en est rien et le lecteur tombe de haut, car loin d’agresser le voisinage, le monstre se réfugie sous son ancien lit terrorisé par la femme de ménage ;**** et s’efforce maladroitement de continuer à consommer les casse-croutes confectionnés par sa maman – le seul personnage crédible dans cette histoire – car on sait bien que les mères sont aveugles aux défauts les plus criants de leurs petits mêmes et y compris lorsque les dits défauts se présentent sous l’aspect qu’un exo squelette en chitine.

Je peux vous en parler.*****

Adoncques, la Bête Immonde loin de faire régner une terreur délicieuse et de bon aloi, se cache, au point que même sa famille en crève de honte et songe à s’en débarrasser drastiquement, tandis que le lecteur pense qu’envoyer ses tueurs à gages à l’auteur ne serait peut-être pas une si mauvaise idée que cela.

Mais le pire n’est pas là, le pire est dans l’intention de l’auteur de nous faire saisir l’humour échevelé de la situation, car il se croit drôle le malheureux. Au point qu’on finit par renoncer aux tueurs à gages et par envisager de lui suggérer le seppuku qui lui permettrait de recouvrer un minimum de dignité.

Il n’y avait pourtant pas que de mauvaises idées dans ce livre, elles ont seulement été massacrées par un écrivain incapable de choisir le seul point de vue valide de l’histoire, celui de la blonde de service qui aurait pu ainsi faire une superhéroïne géniale dont la mission eut été de nettoyer la surface de la Terre de cette vermine pitoyable. Au lieu de cela, François Lestouffier se concentre sur les terreurs et angoisses du monstre dont on a rien à braire, et qui sont aussi peu crédibles que les remords affichés annuellement par mon percepteur.

Encore un qui croit que nombril et fiction se marrient harmonieusement. Franchement ce livre est oubliable et d’ailleurs si on pouvait oublier de le publier, je pense sans l’ombre d’une hésitation que la forêt amazonienne au moins nous en serait reconnaissante.

Un mot du style censé refléter l’absurdité du monde, qui se permet de bouffer à tous les râteliers, dont on peut dire à peu près tout et n’importe quoi, et qui, de plus, confond multiplicité des grilles possibles d’analyse avec solidité conceptuelle, alors qu’il ne réalise qu’un insondable bordel.

Gageons cependant hélas que ce résidu de roman plaira à ceux qui croient que complexité et foutoir à références riment avec talent et profondeur, mais ce seront les seuls.

Ou en tout cas, ils feront sans moi.

Bonne fin de week end.

 

 

 

 

 

 

* Quoiqu’il arrive que le sujet se porte également sur la question brûlante du matériel militaire en vogue entre 1910 et 1950.


** Il ne bave pas, c’est dommage, sans compter la couleur qui au lieu d’un brun chaud mâtiné de jaunâtre se serait bien plutôt exaltée dans un vert céladon coquet.


*** Dans un but d’autant plus inavouable que la mise en œuvre du crime serait un peu complexe balistiquement.


**** Bien que l’action se situe dans une période Pré DDT et Monsanto.


***** Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de soi-disant surdoués quand ils ne sont que fainéants et mal élevés dont on m’a fait le portrait légèrement orienté en réunion parents/profs. C’est net, maintenant quand j’entends le mot surdoués, je me crispe immédiatement.

Publié dans Chroniques Imaginaires

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La Grève des Sables Inconstants

Publié le par Jeanne-A Debats

 

 

De Jules Sempron.

 

Jamais un sans deux, voici le tome deux de ma trilogie, « trois genres, trois cataclysmes », aujourd’hui la fantasy est à l’honneur.

Dieu sait que j’aime la fantasy normalement !!

Certains de mes meilleurs amis en éditent voire en écrivent (moi-même…), sans oublier ceux qui en traduisent ou se contentent de me refiler leurs bouquins, je ne parle même pas de mes émois de quinqua devant certain torse poil arboré trop brièvement le temps d’une saison par un grand brun à l’œil de velours et aux dreadlocks ravissantes que j’ai eu – tout le temps de sa contribution* au Trône de Fer**  –  furieusement envie de renverser sur son cheval,  mais alors là je dis stop !


Halte-là.


La Grève est tout d'abord un roman de la stase et de la patience (celle avec laquelle j’ai dû dealer pour obtenir l’ouvrage de mon revendeur favori n’étant pas la moindre). Son héros, Doal, un jeune homme désespéré à la suite d’un grrrrrand chagrrrrin d’amuuuur, solitaire, immobile, par définition et par excellence, s’est vu envoyé par sa Cité, l’antique Erosanne, dans la forteresse de la Grève des Sables Inconstants, déserte et oublié de tous.

Du haut des remparts (oubliés également) de la forteresse, Doal scrute la mer entre Erosanne et l’Hargeland, l’Ennemi Héréditaire qui ne s’est pas montré depuis trois siècles. Il faut avouer que l’endroit n’étant pas attirant pour deux sous, on le comprend déjà l’Ennemi. Et là, Doal attend, tel le héron, mais sur ses deux pieds tout de même.


Le roman prétend s’articuler autour de la grève, interface mobile et immobile entre le connu et l’inconnu, le permis et l’interdit, être ou ne pas être (Ah non, tiens pas celui-là. Quoique. Et dans ce cas précis, l’immortelle réplique de Shwarzy dans Last Action Hero, vous monte aux lèvres***) cette frontière inconstante et mouvante entre les deux pays belligérants permet à notre Héron, pardon à notre Héros, de s’évader dans un monde onirique.


À ce stade, vous vous prendrez à rêver (à votre tour) que l’échassier mou-du-genou que vous vous farcissez depuis cent pages***** fera peut-être une descente dans un monde merveilleux et simple où tout se règle sur le pré****** à grands coups de sabre courbe...

Eh bien point du tout ! Vous vous en remangez pour deux cents autres à contempler la mer et les fantômes qui hantent le Héron et ce jusqu’à la fin, où les Méchants****** débarquent enfin, et on ne sait pas s’ils vont buter tout le monde car l’auteur nous laisse en plan juste au moment où ça devenait fun !

Cet homme n'est pas humain.


Bref, si vous avez des insomnies et que vous connaissez déjà le code civil par cœur, je ne saurais trop vous recommander ce livre.


Sinon , je lis souvent ici ou là de hardis critiques affirmant que tel ouvrage aurait gagné à une coupe de cinquante, voire cent pages, perso et sur ce coup, je ne crains pas de bramer :


Il y a TROIS CENT PAGES de trop dans ce roman  !!!


 

C'est qu'on se fait chier, nom de Zeus !

Tout du long.

Avec une constance qui force le respect et ajoute une nouvelle nuance à la notion d'ennui féroce et dégoulinant. Je sais bien que l'absence totale d'intrigue est à la mode mais franchement, faut pas pousser Gandalf dans les orties, sinon il le prend mal le bougre.


Voilà.

C’est mon avis

Et je le partage, sans l’amoindrir.

 

 

 

 

* Trop brève, je l’ai dit ?


** Oui, je vais souvent à New-York rien que pour voir des séries pas encore sorties en France, pas vous ?


*** NE PAS ÊTRE ! ****


**** Sur le ton de « Il y aura du boulot pour les graveurs de stèles lorsque les anatomo-pathologistes auront enfin identifié les débris »


***** Votre courage est sans égal.


****** Ou dans l’arrière-cour de la taverne.


******* Enfin, ils ne sont pas si méchants, ils ont leurs raisons vous comprenez, le Héron vous l’explique à longueur de rêverie, quand il cesse de s’interroger sur le sens de sa no-life.

 

Publié dans Chroniques Imaginaires

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My synchronicity

Publié le par Jeanne-A Debats

Vous vous rappelez les "Horreurs du 5 Octobre" dont les cataclysmes furent précédés à trois heures du matin par le décès inopiné du créateur du computeur domestique ?

Nous  vivons désormais dans un monde où Bill Gates (le Mal) triomphe tandis que l'Antéchrist (Zuckerberg) tweete sa tristesse d'être séparé de son père adoptif car le Bien (Steve Jobs) vient de succomber aux facéties de son pancréas. Les cygnes* de l'Apocalypse se rassemblent, aurait-on dit, et ils ont tout à fait l'air d'être chefs d'escadrilles.

Les médias s'en font l'écho à qui mieux pire, et j'entends les youyous des pleureuses et les grattements de lyre des hagiographes qui font trembler la toile d'un bout à l'autre.

Ils vont finir par réveiller l'Araignée avec leur boxon.****

Au final, le newbie qui ne saurait rien sur rien en ressort avec l'impression que SJ***** guérissait les écrouelles et embrassait les lépreux.******

 

À ce stade, je ne peux pas m'empêcher de penser que cet homme aurait fait médecine au lieu de bidouiller des puces, il aurait peut-être trouvé un remède au cancer...


Trève de plaisanterie, hier j'ai terminé dans mon lit ma énième****** lecture du Comte de Monte-Cristo et tandis que je tournai les dernières pages, je lis distraitement le titre de l'ultime chapitre :

"Le Cinq Octobre".

Si.

Le livre s'achève  tandis qu'à l'aube du lendemain, Maximilien Morrel contemple la voile de Monte-Cristo emportant son bienfaiteur rassassié de vengeance et ébloui d'amour aux pieds de la belle Haydée.

La vie commence donc un six octobre, selon Dumas.

Et ça m'arrange.


 

 

 

 

* Notamment sur les plans d'eau.**

** Et dans "plan d'eau", il y a le mot"plan" et ce n'est pas un hasard, évidemment!

*** Moi y compris même si je suis loin d'être un media, ou alors un in media res.

**** Oui, je suis une paranoïaque de la métaphore, et alors?

***** Steve Jobs.

******Peut-être pas les lépreux chinois, qui sont censés porter des gants lorsqu'ils assemblent les I-Phone à 25 centimes de l'heure.

******* Je me souviens très bien de la première. Elle m'absorbait si fort l'été de mes treize ans que je ne sortais plus de la voiture parentale . Éventuellement  pour me nourrir  et encore. Alors que nous étions en Grèce et visitions ce que l'art de ce pays a donné de plus beau au monde. Excédée, ma mère craqua un jour et m'arracha le deuxième tome  pour le balancer dans la fontaine d'Aréthuse, où il doit continuer à se déliter depuis. Nous ne nous sommes jamais vraiment pardonné cet épisode, l'une l'autre.

Publié dans Omphalos

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Le bug du 5 octobre

Publié le par Jeanne-A Debats

Hier, c'était l'horreur, ma Réalité Restreinte Postmoderne s'est effilochée, puis est partie en n...*ouilles.

Déjà, dès l'aube, à l'heure où blanchissent les hauteurs des tours jumelles de la Porte de Bagnolet, j'appris en ouvrant mon navigateur préféré** que la section "Commentaires et Administration" de ce blog allait être fermée pour maintenance entre neuf et dix heures environ.

C'est à dire que pendant UNE heure terrrrrrrihible, le monde allait être dans l'incapacité de me faire savoir ce qu'il pense et moi infichue de lui répondre. Le sentiment de perte, d'angoisse et de solitude qui me saisit alors n'a rencontré d'égal je pense que dans ce qu'a pu ressentir le héros du "Désert des Tartares" une bonne partie du roman.***

That was my first clue.


Ensuite, j'eus deux heures de cours un poil chaotiques car la bécane de la classe affichait une certaine résistance butée à :

a) faire fonctionner son moniteur

b) sélectionner la bonne liste de classe

c) accepter de prendre en compte le cahier de textes virtuel.

That was my second clue.


je crois que les élèves m'ont trouvée  pénible, même pas relativement, ainsi qu'en témoignent les phrases construites afin de rendre compte de la fonction attribut du sujet sur leurs copies :

je cite

-- Le professeur est nerveux. (Tb)

-- La professeure est agacée (Tb+, fonction respectée, plus accord de l'adjectif, plus political correct, tout ça en une phrase ! Du grand art. Nous applaudissons la petite A.)

-- A. est punie .*** (b)

-- L'ordinateur est tapé par la prof. (I, sans compter la délation)

 

Ce qui m'a conduite à énoncer pour moi-même l'axiome suivant :

 

La joie de vivre de la femme postmoderne suit une courbe directement proportionnelle à l'accessibilité du réseau.

Et son corollaire :

La joie de vivre de ses élèves suit exactement la même courbe avec un intervalle de deux minutes environ.

 

Mais baste, je refusai de me laisser abattre et continuai mon bonhomme de chemin jusqu'à la récré qui m'apporta dans mon casier le poulet suivant :

VOUS ÊTES INSPECTÉE LA SEMAINE PROCHAINE.

Ok, me dis-je, ça continue, jamais j'aurais dû oublier cette dent de requin porte-bonheur offerte par l'oncle Joe.


J'affrontai avec une certaine sérénité résignée les deux heures suivantes, selon le sain principe que ça ne pouvait pas empirer, en quoi j'avais redoutablement tort et le tort tue.

Pardon.

Enfin, je sortis, et d'un  pas joyeux**** entrepris de rentrer chez moi tout en appelant une de mes bests friends via mon portable du futur afin de lui faire part de l'exécution sommaire qui m'attendait la semaine suivante.

-- Ni fleurs, ni couronnes, l'informé-je d'un ton sobre auquel elle n'eut pas le temps de répondre.


Soudain, sur mon frèle poignet d'intello anorexique, un choc! Mon portable choie et un individu s'en emparoie avant de filer comme une lamproie vers les ruelles qui poudroyoient.


J'en aurais pleuré, c'eut été mon quatrième portable de l'année.

That was my third clue.


Mais, ça n'était pas son jour à lui non plus, à l'individu, deux hommes surgirent alors et le plaquèrent au sol. Des flics. En civil. Les copains de l'individu nous rejoignirent et il y eut un échange sans ambiguité entre les jeunes et la police, les premiers intimant aux seconds de relâcher la victime de la société qui tentait de leur arracher les mamelons avec les dents******, les seconds bramant contre le 17 qui restait muet. Finalement, les flics, l'individu******** et moi-même nous nous repliâmes à pied vers le Bloc.

Oki. S'ensuivit une après-midi éprouvante où je constatai avec tristesse, que l'individu était mineur, avec consternation, qu'il n'y a aucune boulangerie potable à proximité du central du vingtième arrondissement, avec amusement, que les cafés policiers valent largement le café éducatif, et, avec ahurissement, que les logiciels de la police sont massivement obsolètes********, même en comparant avec ceux de l'EN, vu qu'ils datent, ainsi que me le confia un charmant officier, des années 80 et furent conçus pour des fonctionnaires, tous partis à la retraite depuis, et qui ne voulaient rien avoir à faire avec l'informatique, de près ou de loin.

That was my fourth clue.


Bon, je vous passe les angoisses du prof portant plainte contre un mineur, quand il est bien conscient que sa mission de base est de SORTIR les mômes du trou pas de les y coller au fond. Mais ses petits camarades ayant jugé bon de me menacer directement si je portais plainte, en gueulant qu'ils me connaissaient, ne m'avaient pas laissé le choix ; il fallait justement qu'ils me connaissent vraiment : j'ai leurs petits frères en classe. 


Bref. Je récupérais mon portable du futur à l'issue d'une longue et douloureuse procédure avant d'enfin rentrer chez moi et constater que l'intégralité du cahier de texte depuis septembre que je comptais coller dans la bécane du collège********* avant l'arrivée de l'inspecteur avait disparu dans une panne inopinée.

That was my fifth clue.


Aujourd'hui, j'ouvre mon navigateur et j'apprends que :

Steve Jobs est mort hier !!!

Moi, je dis : c'est cohérent.

 

 

 

 


Mais j'ai remis Godzilla dans mon sac.

À tout hasard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* C.

** Je collectionne les navigateurs, ça me donne l'impression d'être à la tête d'une organisaton d'espionnage industriel.

*** Jusqu'au moment où les Tartares arrivent et butent ENFIN tout le monde.

**** Parfois la créativité de mes élèves s'exerce contre leurs petits camarades qu'ils adorent déf/noncer dans leurs copies, braves petits.

***** Le pas d'un prof n'est jamais allègre on se demande pourquoi.

******Authentique.

******* à l'insu de son plein gré.

******** On est loin, très loin, des Experts.

********* Qui ne fonctionne que depuis la semaine dernière, ceci explique cela.

Publié dans Omphalos

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C'est beau, un vampire, la nuit...

Publié le par Jeanne-A Debats

 

 

 

 

Bon trois fois n’est pas coutume, mais je vais me faire un bouquin par le travers et je vous prie de croire que c’est l’âme chagrine, le cœur serré et l’œil en berne.

Dieu sait que j’aime la bit-litt normalement, certains de mes meilleurs amis en écrivent voire en éditent, sans oublier ceux qui en traduisent ou se contentent de me refiler leurs bouquins, je ne parle même pas de mes émois de quinqua devant certain torse poil arboré sans vergogne et à longueur de série par un blondinet ravissant quoiqu’affligé d’un mauvais goût perturbant en matière de greluches,  mais alors là je dis stop !

Halte-là.

Ne parlons pas de la couv' que je ne vous montrerai pas, il y a des limites à ce que peux inviter sur mon blog, et bon, ça, ce n'est pas la faute de l'auteure; en outre, selon moi, le flacon n'a d'importance que si l'ivresse est réussie. Cela dit, je suis d'une génération à qui on vendait Philip Kindred Dieu avec des gros seins et des lézards en couverture, comme le faisait remarquer Jean-Pierre Dionnet samedi soir sur France culture. Aussi ne suis-je pas bien sûre d'être bon juge en la matière.


Or donc « C’est Beau Un Vampire, La Nuit. » tente de nous raconter l’histoire d’un pauvre vampire new yorkais (on se demande qui, malgré toute la tendresse désabusée que je lui porte, a pu avoir envie de transformer Woody Allen et de se retrouver coincé avec lui pour l’éternité) hanté par l’image de Manhattan et surtout le coucher de soleil sur Manhattan vu du banc de Annie Hall (je caricature à peine, même si le narrateur insiste lourdement au cas où on n’aurait pas saisit l’allusion*). Parallèlement, il rencontre une jeune fille qui pourrait bien être son amour « perdu dans le temps » (Pouf pouf) et la danse d’amour et de mort s’ouvre devant le pont de Brooklyn, narrée par une voix off qui lorgne du côté de « Vous Allez Rencontrer Un Bel et Sombre Inconnu » mais ne parvient jamais à dépasser le niveau d’ironie glacée  et sophistiquée que l’on peut rencontrer dans les meilleures pages de la Redoute.

Et du coup, l’ennui c’est qu’on y croit pas une seconde, malgré les efforts désespérés de l’auteure** pour nous démontrer qu’il est tout à fait naturel (et rigolo) pour un juif pratiquant américain d’être un vampire ; les quelques pages consacrées au « gibier casher » et à la névrose obsessionnelle du héros sont d’un ridicule achevé, sans compter les parallèles involontaires avec Dexter qui surgissent à tout bout de champ.

C’est navrant.

De plus, le livre ne manque pas de tomber***, et même s'écraser, canines en avant, dans les travers les plus évidents de la bit-litt, c'est-à-dire que la « pure jeune fille palpitante » se jette au paf du héros à peine la trentième page passée et j’ai beau être assez délurée comme garce, apprécier une bonne scène de fesses de temps en temps comme tout le monde, il y a des limites que je franchis en frémissant en littérature : celles du vraisemblable. Pardonnez-moi, mais j’ai du mal à penser qu’un grand amour commence par une pipe dans un coin sombre, mais je suis peut-être vieux jeu et mon univers perso pas assez dark, j’en conviens aisément.

Du côté de la traduction, il y aurait à dire également et je ne vais pas m’en priver. Je ne comprends pas bien comment on est passé de « The Vamps wears Mac Douglas » à ce titre parfaitement débile qui tente (peut-être) d’évoquer Richard Borhinger****, par ailleurs le prochain traducteur qui me fait le coup de nitrogène recevra mes tueurs à gages, sans frais et sans sommation. Ce n’est pas parce qu’on traduit de la littérature légère qu’on a le droit de faire n’importe quoi.

Nous dirons un mot du style, qui, alerte, acerbe, amer (AAAhrg), se résout en phrases courtes qui se voudraient incisives ***** et ne sont que plates et sans saveur, dignes des pires moments de déprime de Marguerite Duras, qui elle au moins avait des excuses et des cols roulés.

En ces temps où la bit-litt triomphe toutes catégories confondues de l’Imaginaire, j’estime que l’éditeur****** aurait pu acheter moins cher au moins une cinquantaine d’autres livres, mille fois mieux branlés******* plutôt que ce redoutable poulet ; mon seul indice pour expliquer cette erreur consternante réside en ce que l’auteure et lui semblent fort bien se connaître…

Ah, le copinage*********, mal compris…

*soupir*

 

 

 

 

 

* Et l’alibi culturel.

** Que nous ne nommerons pas afin de ne pas tenter les pervers. J’ai même hésité à vous donner le titre, c’est dire.

*** à genoux, forcément.

**** Qui fait malgré tout un vampire plus crédible que Woody Allen, convenons-en.

***** C’est bien normal.

****** Que nous ne nommerons pas afin de ne pas leur rapporter le moindre centime.

******* Et je pèse mes mots.********

******** Environ trois fois par semaine, comme dit précédemment.

********* Le vrai, le bon copinage, eut été de dire « Ma chérie, le macramé me semble une solution honorable pour toi comme pour l’Humanité. »

 

 

Publié dans Chroniques Imaginaires

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Pourquoi rester orphelin ?

Publié le par Jeanne-A Debats

                                                         Pub rencontrée sur le net récemment :

 

 

 



1317393276985262024 1 dd4f61d1Jusqu'où pourrez-vous remonter dans l'Histoire familiale ? Faites votre Arbre généalogique, c'est gratuit!

 

vivelagénéalogie.org *

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                   Mhm... ça donne envie, hein ?

 

 

 

 

 

 

* Lien faux, j'allais quand même pas dénoncer^^

Publié dans Mauvais esprit

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Les commentaires, c'est le MAL !

Publié le par Jeanne-A Debats

 

485px-Paradise Lost 12 

Mes sœurs, mes frères (et mes petits cousins à peine descendus du figuier) sachez-le, colportez-le, clamez-le à qui voudra l’entendre :

le commentaire sent le pâté, des pieds et du culcul, ravalant l’Homme et la Femme au rang de la bête, tout en tachant l’ourlet de leur robe du soir pixellisée entièrement réalisée en vraies disquettes trois virgule cinq pouces !!

 

Quel homme ou quelle femme postmoderne, sain (ne) de corps et d’esprit, et droit (e) dans ses bottes antigravité après la lecture d’un article polémique* a-t-il (elle) vertueusement pensé « Non, je ne lirai pas les commentaires de ce p… d’article » ?

Et pourtant, pourtant…

C’est là que l’homme et la femme postmodernes se prennent en full frontal juste entre les deux yeux que le fait de posséder un PC** et un accès illimité via un modem ou une box tirant à deux cent teragigaoctets/seconde :

a) ne les distingue en rien d’une bonne partie de la planète

b) ne les met pas hors de portée des barbares car CEUX-CI SONT TOUJOURS LÀ !!

c) ne les a pas transportés miraculeusement dans un univers idyllique où tout le monde s’intéresse passionnément aux mêmes choses qu’eux, avec le même détachement policé, le même flegme apparent qui empêchent l’homme et la femme postmoderne de se saisir d’une hache à double tranchant afin de – je cite – « faire entrer quelque chose dans ce crâne de noob ».

 

Le WorldWildeWeb (entre autres effets pervers***) cloisonne l’homme et la femme postmodernes dans une nano partie du Village Mondial en les berçant dans la doucereuse illusion selon laquelle tout ce qu’ils aiment, lisent, fréquentent est au cœur des préoccupations de la planète entière.

C’est sidérant.

 

Visible/lisible par tous mais vue/lue par personne, telle est la réalité cachée du nano monde dans lequel l’homme et la femme postmodernes se sont enkystés, souris diabétiques au cœur d’un fromage au nutella. Pourtant l’homme et la femme postmoderne pourraient cependant aller, joyeux dans leurs beaux costumes de pompistes de l’espace, gavés jusqu’au thalamus du doux léthé trompeur de la certitude biaisée et scotchée à côté du velcro.

Ils pourraient, mais parfois c’est l’accident.

Bête, brutal.

La conjonction déplorable qui permet à l’epic fail warrior of stupid thougts du net de croiser la route de l’homme et la femme postmodernes et les replonge sans transition, tremblants, dans le bain glacé de la Réalité Ultime****** :

Non, le Net n’a pas fait de la posthumanité, une généralité universelle ; l’Homme (et la Femme) postmoderne n’est pas bon (ne), libre et égal (e) en droits avec sa femme de chambre, son percepteur, son concierge.

Et le pire à craindre du voisin n’est PAS de recevoir des spams oscillant entre lolcats et viagra.

Car ils sont là, tous, dissimulés prêts à bondir, souples et agiles comme des tigres, tels les tiques sur le pauvre chien shampouiné de frais, sur la moindre possibilité de laisser leur avis. Ceux dont la pensée approximative réclame le rétablissement de la peine de mort à la moindre occasion, ceux qui brament après le retour des colonies pénitentiaires pour enfants, la castration pour tout et n’importe quoi de n’importe qui, le fichage génétique des profs, la pendaison de DSK par l’objet du délit, le retrait pur et simple de ses droits civiques à quiconque ne surfe pas dans les clous.

L’Homme et la Femme postmodernes se penchent alors, nauséeux, sur ce déferlement d’ordures, d’injures, de menaces de mort et de mauvaise foi que sont les commentaires ; il arrive même qu’ils s’y noient, de désespoir, et de dégoût d’eux-mêmes, incapables de se soustraire qu’ils sont à la fascination morbide qu’exercent les commentaires sur leur fragile psyché, secouée telle le roseau au cœur du typhon.

Parfois, ils parviennent à sortir brièvement la tête du mælstrom qui les emporte, mais il est bien trop tard, hélas, l’enfer de la drogue étend sur eux ses griffes vénéneuses******* et les enfonce plus profond, toujours plus profond. Alors, l’on lit sur les réseaux sociaux étendus les statuts désespérés ces pauvres gens submergés par une horreur indicible :

« Au secours, j’ai lu les commentaires du Figaro ! »

Et leurs amis de détourner le regard avec compassion du spectacle affligeant de leurs yeux hagards et hantés, bien que certains, plus courageux que d’autres, tentent en vain de renouer le dialogue avec la victime, en postant sur son mur des intégrales ravissantes, des images charmantes de poneys roses et de fraises tagada se saluant dans un klingon impeccable, voire un laadan fluent.

Mais ils savent. Et s’en vont tristement décrocher la combi noire en latex qui servira bientôt lors de l’immolation par le feu du malheureux (de la malheureuse) que la dépression conduira certainement au suicide dans les jours qui viendront.

C'est pourquoi je le dis, le braille, le tagge en rouge et en trois langues :

LE COMMENTAIRE NE PASSERA PAS !

Aussi, vous prie-je, chers lecteurs, lectrices, mes semblables, mes frères, mes soeurs, par respect envers ces victimes d’un monde cruel et afin de saluer leur martyre, d’observer un silence prudent et de ne surtout pas commenter ce billet.********

 

 

* Ou juste pas polémique, genre ici

** Ou un mac, ne commencez pas !!

*** Briser des familles, favoriser l’exclusion sociale ****, pousser les gens au suicide (la preuve), les ados à la drogue, au sexe, au rock and roll et à l’enfer du jeu en ligne, écarter les femmes de leurs devoirs, les hommes de leur tiercé et pire encore que tout cela : encourager le piratage culturel des œuvres complètes de Beigbeder*****

**** Notez qu’exclure socialement un geek ou un noob relève un poil du pléonasme.

***** See what I mean ? See what I mean ?

****** Jusque-là ils étaient plongés dans les ténèbres moelleuses de la Réalité Restreinte.

******* Plus désaccordée comme métaphore, tu meurs !

******** Ou alors demain.

Publié dans Le MAL

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Anne Sinclair

Publié le par Jeanne-A Debats

Ok.

Je viens d’entendre ça.

Et je suis allée vomir.

C’est la première fois que ce monsieur me déçoit mais il le fait avec style, dans les grandes largeurs, et en passant le mur de la lumière avec 213 secondes d’avance sur les flashes qui crépitent alentour.


Dans quel univers soi-disant féministe prétend-on forcer une femme à abandonner son conjoint dans la merde ?


Dans quel univers se permet-on de lui balancer à la gueule les infidélités du dit conjoint pour la faire renoncer à ce soutien qui est la base du couple ?


Dans quel univers fait-on de ce soutien de base un coup terrible porté au féminisme, à la dignité des femmes violées et à l’égalité de tous devant la loi ?


Dans l’univers où la présomption d’innocence est piétinée tous les jours ? Celui où le tribunal populaire remplace le tribunal public ?


Je ne sais pas si DSK est coupable, j’ai un doute raisonnable, je ne sais pas si ce même doute raisonnable aurait fait libérer un pauvre, je sais seulement que cette libération est légale et qu’un tribunal public en a jugé.


Et en tout état de cause, cet homme fut-il coupable, nul n’a le droit de condamner sa compagne pour ses crimes, nul n’a le droit d’exiger d’elle qu’elle l’abandonne, nul n'a le droit de décider pour elle, ni d'instrumentaliser son intimité en vue d'une lutte quelconque.


 


 

Moi, je sais pourquoi vous souriez, Anne Sinclair.

Vous souriez  parce que l’intégrité et la dignité, c’est ça.*

 

 

 

 

 

 

* Et qu'il soit bien clair que l'autre décision eut été également aussi respectable qu'indiscutable.

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