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Le 11 septembre aujourd'hui, je m'en fous... *, **, ***

Publié le par Jeanne-A Debats

Que ceci soit bien clair : je SAIS très exactement ce que je faisais le 11 septembre, il y a dix ans. Je me souviens de TOUT. Je pourrais vous raconter minute par minute ma prise de conscience ce matin-là et ma compréhension des images relayées sur tous les écrans, ma certitude que le monde allait changer de paradigme et pas en bien.


J'ai même écrit à l'époque une nouvelle qui paraitra bientôt dans l'anthologie Ghost Stories aux éditions Lokomodo et dont la fin s'encastre dans ces deux tours.

Si le 11 septembre est pour moi une journée de deuil, c'est parce que j'ai vu tomber plus lourde la chape de plomb occidentale sur le monde arabe qui n'avait pas besoin de ça, parce que mes rêves d'intégration pour mes élèves, pour mes voisins,  s'envolaient en fumée et délires complotistes.


 

 

 

 

Alors,  je refuse de m'associer publiquement de près ou de loin à celui des Américains du Nord quant à leur certitude divine d'être au-dessus des contingences et cataclysmes des guerres dans le monde.
Je ne dis pas que je me réjouis de cela, trois mille morts c'est toujours atroce ;  mais il est toujours terrible le prix de l'arrogance et du mépris, surtout à l'échelle d'un pays, et je peux  citer trois cent mille autres morts dont on ne dira rien parce qu'ils n'étaient pas américains et dont le dixième anniversaire n’arrachera pas l'ombre d'un souvenir, d'un soupir, à quiconque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* D'autant plus qu'on est le 12

** CF chansons de brassens

*** Et puis flutabec et cornegidouille, c'est quand même à cause du 11 septembre que les douaniers suisses m'ont barboté cet été la bouteille de raki stambouliote destinée à Ayerdhal (qui aime les sucettes à  l'anis) au motif ahurissant que je ne l'avais pas achetée en Europe.

Et là, il y a vraiment de quoi prendre le deuil.

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Drood, Dan Simmons

Publié le par Jeanne-A Debats

buttonSimmons : 0

Dan Simmons naît en 1948  à Peoria Illinois, instituteur pendant dix-huit ans, il s’est efforcé de prouver que l’on pouvait « apprendre à écrire » pendant les innombrables ateliers d’écriture qu’il a organisé tout au long de sa carrière d’enseignant ET d’auteur, ces ateliers d’écritures qui nous manquent tant en France. Remarqué par Harlan Ellison, il publie pour la première fois en 1982 une très belle nouvelle "Le Styx coule à l'envers.".

Les Cantos d’Hyperion,  ses trois romans de space-opera le feront connaître en France dans les années 90, ce qui ne nous rajeunit pas.

Depuis  l’Échiquier du Mal paru peu après aux éditions Denoël, Dan Simmons et moi, c’était fini.

J’avais rompu.

Unilatéralement, certes, mais définitivement. Du moins, je le croyais.

L’ Échiquier portait,  trouvé-je,  de façon perverse, troublante et dissimulée toutes les positions politiques les pires de l’auteur, son conservatisme, son libéralisme triomphant et son darwinisme social décomplexé comme on dit maintenant.

Malgré tout, je lui étais revenue le temps d’un week-end en l’honneur de L’Epée de Darwin qui souffre des mêmes défauts, en plus d'être un polar très classique au fond, selon moi, mais qui présente le mérite d’être fun et vraiment rigolo, ne serait-ce qu’à cause de la délicieuse et macabre énumération des divers prix Darwin au début du roman, et ce malgré un final haletant au sens strict du terme car lorgnant du côté des pages les plus cocaïnomanes de Neal Stephenson.

Drood :locus_drood.jpg

J’avais donc rompu. Cependant voici que Drood parait, et que Simmons prétend, l’infâme, raconter à sa sauce les dernières années de la vie de Dickens, un de mes auteurs favoris, lui.

Et ceci, alors que Dickens avait expressément demandé par testament qu’aucune célébration ne soit organisée en son nom, mais l’occasion du bicentenaire de son décès (et des 45 ans de ma naissance ) est trop belle :  Simmons s’en empare au mépris total des volontés de son futur personnage. Ce mépris n’est pas un hasard, comme nous allons le voir.

Je le lis donc, ne serait-ce que pour avoir le droit d’aller furibarde et bavante, bramer contre Simmons.

Tout partait donc très mal, ou très bien si l’on est convaincu qu’une saine colère parfaitement déconnectée du réel de temps en temps, ça fouette les sangs et c’est bon pour la santé.

J’aime autant vous dire tout de suite que je suis très déçue.

 Je peux ranger mon mouchoir, je ne vais pas bramer, car le roman est bon, très bon, voire passionnant. Et si je me mettais par hasard à baver dessus ce serait tel le chien pavlovien à l’écoute de sa sonnette : de plaisir.

Le 9 juin 1865 (Soit très exactement cent ans et deux mois avant ma naissance.) Dickens (Cinq ans pile avant sa mort) et sa maîtresse Ellen Ternan prennent le train de marée (Train express reliant un port de pêche à un grand centre de consommation afin de l'approvisionner en poisson frais.) Folkestone-Londres dans le plus grand secret.

Et là c’est l’accident. Le train déraille au-dessus d’un pont précipitant la plupart des voitures dans le vide. Seul le wagon de Dickens est épargné. Les biographes s’accordent pour affirmer que le traumatisme de cet accident contribua à abréger la vie de Dickens déjà épuisé par son mode de vie effréné. Dickens qui finit son dernier roman, l’Ami Commun (Dont on trouve une adaptation en mini série par la BBC assez goûteuse et disponible en dvd sous titré.) en entame un autre qu’il ne terminera jamais : Le Mystère d’Edwin Drood, roman policier fort original pour l’époque, que depuis, de nombreux auteurs et fans se sont acharnés à terminer ou simplement élucider.

Je craignais fort cet angle d’attaque en ouvrant Drood, j’ai une sainte horreur des romans posthumes et suis convaincue que le mot « séquelles » employé à leur endroit est massivement révélateur.

Edwin-Drood-2.jpg

Terreur paru en 2007 me poussait dans ce sens et ne m’avait pas plus tentée que les précédents Simmons, l’horreur polaire ayant cessé de m’amuser depuis le film The Thing de Carpenter en 1982.

Logique, cependant, qu’à la suite de la malheureuse expédition Franklin romancée dans Terreur, Simmons s’attaque à Dickens qui fut un des plus ardents défenseurs de la mémoire de cette fatale mission d’exploration. Selon Dickens, il était tout à fait impossible que des gentlemen anglais se dévorent entre eux pour survivre et il le fit savoir avec la dernière énergie. Preuve que les hommes les plus géniaux s’affublent quelquefois d’œillères assez épaisses afin de continuer à voir le monde selon les critères qu’ils lui ont fixé.

Enfin, on ne peut pas en demander plus à Dickens qu’aux Volfoni ... (pardon)

Je me trompais du  vraiment tout au tout : dans Drood, Simmons ressuscite Dickens pour en faire le héros ou la victime du mystère Drood qui tourne au fantastique urbain horrifique*. Mieux ce n’est pas Dickens qui parle mais son ami, beau-frère et néanmoins collègue, l’auteur Wilkie Collins.  Collins plus camé au laudanum que Sherlock Holmes dans ses pires moments se fait le narrateur de cette plongée obscure dans les bas-fonds londoniens à la poursuite d’un monstre, d’un saint ou d’une chimère hypnotique…

La relation complexe entre les deux écrivains est tout l’objet du roman à moins que ce ne soit celle de Simmons avec Dickens. À travers son narrateur, Simmons nous balade  avec une époustouflante maîtrise d’un point de vue à l’autre, d’un oxymore à l’autre, sans jamais désemparer, sans jamais nous lasser ni nous indigner de tant de volte-faces (Il pourrait : 800 pages tout de même), le roman ondoie, sinue  et se déploie au gré du taux d’opium dans le sang de Collins et sa relation ambivalente, pour le moins, avec Dickens…

Simmons raconte Collins qui raconte Dickens. À chaque nouvelle marche nous rencontrons un chaos de plus en plus profond.

S’il est vrai que souvent les romans sont des tentatives de l’écrivain d’imposer un ordre au chaos alors Drood entre tout à fait dans cette catégorie. À travers Collins le chaotique, Simmons rend compte de, rencontre et organise un autre chaos : le roman de la fin de Dickens et parfois même de l’organisation du chaos dans l’œuvre de Dickens. On peut se demander légitimement où Simmons dissimule le sien propre, c’est trop tentant.

J’ai lu ici et là que Simmons lui-même compare la dyade Dickens/Collins à celle de Mozart/Salieri dans le film de Forman : l’aigre camé bavant de jalousie dévorante sur le génie en mouvement.

Et là, il me pose un problème qui ne m’est pas apparu tout le long du livre parce que sans doute j’étais trop occupée à jouir de ma lecture ; jusque ici, dans ma vie de lectrice, je m’étais butée sur la position « Quand l’auteur parle de son œuvre c’est lui qui sait : si tout d’un coup Flaubert ressuscité s’inscrivait en faux contre l’analyse visuelle de l’incipit de Salammbô, il aurait des arguments imparables ».

Sauf que là, j’ai un souci. J’ai du mal à croire qu’un auteur qui raconte un autre auteur qui raconte un autre auteur parvienne tout le temps à se tenir hors de la mêlée.

Sans compter l’inanité littéraire que représenterait la comparaison entre deux œuvres par essence uniques.

Il est donc possible que Simmons occulte à ses propres yeux qu’en fait de duel, Dickens contre Collins, c’est à un trio qu’il nous convie, un trio de ténors menés par un Simmons subjugué, qui ignorerait même l’être. Et si duel il y avait, plus qu’en surface, ce serait celui de l’écrivain contemporain, le sien, et non du narrateur, contre Dickens.

J’en veux pour indice également la fascination écoeurée que Simmons éprouve pour son narrateur opiomane, fascination qui transparaît à chaque ligne, avec bien plus de force que celle de Collins pour Dickens. Simmons nous peint un Wilkie Collins délicieusement méchant, de mauvaise foi et menteur patenté,  semblant incapable de parler sérieusement des siens, que ce soit de Dickens ou des femmes de sa vie (lesquelles n’ont qu’un rôle de composition dans le roman) mais vivant si intensément et de tous ses sens exaltés qu’il semble parfois le seul personnage réel de ce livre.

Et chacun de ses actes avérés tendent à le peindre :

a) comme un homme responsable jusque dans l’irresponsabilité qui tient tous ses engagements et pas seulement ceux qu’il a contractés vis-à-vis de lui-même.

(D’ailleurs, si l’on y réfléchit, ce sont peut-être ceux qui sont les plus difficiles à assumer)

b) sa folie même, celle que lui prête Simmons, est grandiose et tient du génie.

 

Lorsqu’on s’obstine à jouer à se cacher derrière les tentures du théâtre, on prend le risque de s’y prendre et de s’y pendre. Serait-ce ce qui arrive à Simmons dans Drood ?

 

J’avoue que ce serait bien fait ! La menace pend au nez de Simmons depuis l’Échiquier du Mal : à force de faire semblant de NE PAS prendre position tout en laissant sourdre ici et là quelques nauséeux indices.

De plus, si la gloire de Dickens n’est jamais ne serait-ce qu’écornée par Simmons, l’échec de Collins n’est pas si patent qu’il semble vouloir le souligner. Cet homme, même s’il n’est pas de nos jours reconnu à l’égal de Dickens est tout de même l’écrivain du premier roman policier moderne La Pierrede Lune et si nous l’avons oublié (pas tant que cela d’ailleurs puisque son œuvre est disponible en français) cela n’enlève rien à sa gloire passée et ni à ses réussites indéniables. Simmons, sans doute aveuglé par sa morale un brin conservatrice, ne se rend peut-être pas compte non plus qu’il nous brosse le portrait d’un homme qui, en plein règne de Victoria parvient à vivre son refus du conformisme avec une certaine tranquillité, presque une sorte de bonheur domestique paisible quoique pas sans orages, alors que jamais ses prédécesseurs plus brillants, Shelley et Byron n’y parviendront. Et encore moins Dickens son ami et contemporain, le chantre du bonheur domestique.

Alors la comparaison avec Salieri tient-elle vraiment ?

À proprement parler, Simmons ne donne aucune fin au Mystère d'Edwin Drood, même s’il propose à son tour quelques pistes, mais dresse un tableau impressionnant du monde de Dickens au moins durant les dernières années de sa vie de 1865 à 1870*'.

L’ambiance victorienne est délicatement rendue, avec une précision d’horloger/ boucher / parfumeur d’autant plus admirable qu’elle l’est par les délires mêmes de Collins. Le sensorium dans Drood est, je l’ai dit, omniprésent, magnifié, intensifié par la drogue, quand on lit les descentes dans la ville-d’en-dessous, Londres vous souffle ses exhalaisons putrides au visage, les pages puent littéralement. Ce qui les fait toucher souvent au gothique. Ambiance gothico-historique, baroque, sensuelle  donc, que l’on retrouve dans quelques très bons romans de Bit Litt parus cette année :

Notamment : Sans âme de Gail Carrigan dans la série « Le protectorat  de l’Ombrelle » où Alexia Tarabotti infirme dépourvue d’âme tue accidentellement un vampire un peu trop empressé avec son ombrelle

Ce roman est traduit par Sylvie Denis pour les éditions Orbit.

Deux mots d’ailleurs sur la traduction de Drood qui est excellente, elle aussi, a priori à une faute près que  signale Gérard Klein : Odile Demange, la traductrice a dû confondre, square et squared.

Et je le cite :

« Elle parle d'un cimetière de vingt mètres carrés au lieu du plus probable vingt mètres de côté. Même en tenant compte de la spéculation immobilière à Londres dans les années 1860, ça ne laisse pas grand chose aux chers défunts. »

Je partage d’ailleurs son agacement quant au choix de traduction des mesures anglaises en système métrique mais c’est un détail, vraiment.

Car non seulement le style de Simmons est parfaitement rendu mais en plus Odile Demange parvient à ce tour de force de nous rendre Simmons nous faisant du Wilkie Collins.

La suite

Notons que le tout dernier roman de Simmons, Flashback, rompt tout à fait avec cette atmosphère. Il s’agit d’une dystopie des années 2030/2040 qui risque de faire couler beaucoup d’encre tant parait-il Simmons y étale ses positions politiques contestables. Mais son peut-être éditeur en France, Gérard Klein affirme que :

«  C’est un excellent thriller d'anticipation où Simmons a manifestement joué la provocation à fond. »

Ce qui m’amène pour terminer à cette propension que semble avoir Simmons de jouer avec tous les genres de l’imaginaire et ne s’y attarder jamais.

Du space op d’Hypérion au fantastique de Drood en passant par l’horreur, le thriller et à l’anticipation Pure de L’Echiquier du Mal, Simmons s’est tout autorisé et semble vouloir continuer dans ce sens.

 Ils sont de plus en plus en plus nombreux les auteurs qui comme lui passent d’un genre à l’autre, jouant avec les codes de chacun.

 C’est le cas, par exemple, en France, d’Anne Fakhouri. Cette romancière, après un diptyque jeunesse merveilleux fantastique à la Lewis Carroll , Le Clairvoyage et La Brume des Jours, grand prix de l’Imaginaire 2010, a sorti cette année, toujours aux éditions l’Atalante, un thriller horrifique adulte : Narcogenèse, croisement atroce et fascinant entre Stephen King et Les Dames de la Côte, qui n’est pas sans parenté avec Drood.

Comme dans Drood, on frôle à chaque fois le fantastique sans qu’il soit possible souvent de décider ce qui est de l’ordre du « vrai du roman » et ce qui est de l’ordre du fantasme des personnages, et ce jusqu’à la fin qui lève le voile sans ambiguïté.

Dans Narcogénèse, Anne Fakhouri déploie une précision acérée pour planter son ambiance, ses personnages, une précision qui l’amène aux franges du Mainstream, tout comme Dan Simmons dans Drood.

Et comme Dan Simmons en son temps, en ce moment elle écrit de la SF.

Cette propension nouvelle des auteurs à ne se cantonner ni à un genre ni à un autre, à user de tous, est peut-être le symptôme d’une refonte des genres de l’imaginaire, voire celui de leur entrée dans la littérature Mainstream par le biais de ce fantastique épuré, équilibriste, qui selon moi est peut-être la lame de fond qui est train de changer l'Imaginaire.

Drood et Narcogenèse, Dan Simmons et Anne Fakhouri, illustreraient tout à fait un mouvement de ce style.

Reste que Keats, l’inspirateur illustre des Cantos d’Hyperion écrivait  :

A thing of beauty is a joy for ever

Et ça me fait mal de le dire mais c’est exactement le cas de Drood en ce qui me concerne, n’en déplaise à Dan Simmons.

 

 

 

 

 

 

0. Papier RIGOUREUSEMENT sans note de bas de page1.

1. Sauf celle-ci : ceci est le papier que j'avais pour projet hier soir de répercuter dans l'émission Mauvais Genre, Le cirque des Mirages.

* et *' Phrases aux deux tiers pompées à Gérard Klein

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Radio days

Publié le par Jeanne-A Debats

chat-qui-louche-jpg-uic283076-1Ma grand-mère, l'épouse du vieux djennoun, m'écrivit peu avant mon bac une lettre que je ne suis pas sûre de lui avoir pardonnée.

Cela commençait par :

"On dit que le Grand Condé dormit fort bien la veille de la bataille de Rocroi, il n'avait pas vingt ans..."

Comme je me sentais plutôt dans le mood "Marc-Anthony, the night before Actium" et que le bac m'apparaissait genre galère à six rangs de rames, vous imaginez ma grimace.

C'est que m'attendait au tournant et de pied ferme :

LE PUTAIN D'ORAL DE MATHÉMATIQUES !!!

Aujourd'hui, je regrette un peu que ma grand-mère soit dans l'incapacité de m'adresser une lettre de ce tonneau.

Ça me ferait du bien de réfunfugner contre quelqu'un et je sais que Mamie crèverait d'orgueil au moins jusqu'au moment fatidique, et ça en ferait une au moins qui passerait un vendredi agréable.

  C'est que voyez-vous, demain soir, à la onzième heure :

je passe à la radio, sur France Culture dans l'émission Mauvais Genre.


ET JE SUIS TRES ZEN.

La situation est sous contrôle.

TVTB RAS.

Argh.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

17. Jeu du vendredi : JA2B, dans son affolement, a oublié ses Notes de Bas de Page, sauras-tu, Lecteur, Lectrice, mon semblable, ma semblable, mon frère, ma soeur, ma/mon concierge les poser à la bonne place ?

 

17. Il a gagné.

 

17. Il en avait 22, mais ma GM avait tendance à la licence poétique; jusqu'à s'attribuer des choses qui n'étaient pas d'elle.

 

17. Je sais : la révélation risque de conforter certaines Blattes Intersidérales sur le thème "Le chasseur Tie ne gravite jamais très loin de l'Étoile Noire".

 

17 .J'ai appris récemment par ma mère qui passe parfois sur ce blog pour voir si je me brosse toujours les dents avant de me coucher...


( Salut Maman, non je n'écris toujours pas de SF, tu vois bien que c'est de l'autofiction, hein? Hein ? Et puis, je suis danseuse à l'éventail dans la vraie vie, je te jure ! )


... que ceci venait d'illustres pasticheurs, célèbres du temps où ma GM se baladait en robe à fleurs dans le maquis.


17. Je sais : voilà qui va conforter certaines Blattes Intersidérales sur le thème "Le chasseur Tie ne se balade jamais très loin de l'Étoile Noire".

 

17.Il a perdu.

 

17. C'est du gascon.

 

17. Un décès et une incinération au Père Lachaise en l'an 2000 se dressent entre les velléités épistolaires de ma GM et moi.

 

17. 0,5 sur 20. Je me demande encore -- et je m'interrogerai là-dessus jusqu'à la mort -- où l'examinateur, d'une compassion pareille à celle du Christ, a pu dénicher ce demi-point ?

 

17. Sauf contre-ordre, décès, grève des chemins de fer, guerre civile, victoire de la gauche, maladie d'un de mes chats.

 



Note de la NdBdP N°17. Bon, OK. Maintenant ça suffit, j'ai piscine.

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Mystères et complots du Vingtième Siècle. N°1

Publié le par Jeanne-A Debats

Comment a-t-on réussi à faire passer les gens du lait de vache, chaud, crémeux, parfumé, sorti de la vache, à la pisse d'âne désormais baptisée du nom de lait stérilisé sans déclencher une révolution ? O_o 15, 16

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15. Au point que trouver MÊME du lait entier devient difficile X_X

16. Et le chocolat, hein ? T'as vu le chocolat ? Au fait, t'étais pas punie, toi ?

15. Me parle pas du chocolat, je vais pleurer. Sinon, oui, j'étais collée mais la patronne est si shootée de sa rentrée qu'elle a levé la sanction.

16. Moi, je dis elle baisse et c'est pas beau de vieillir...

 

JA2B : Ok les deux comiques, collées toutes les deux ! C'est la note de bas de page N°17 qui reprendra vos fonctions !!


17. Hein, quoi ?!! Mais j'ai rien dit moi !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Curval ouvrit un oeil bleu...

Publié le par Jeanne-A Debats

... et me regarda.

 

 

 


 

 

La SF, c'est ça 1, 2, 3, 4, 5, 6.

 

 

 

2011-09-05 Maligner, Curval, Minh (7)

  Maligner, Curval, Minh. 5 septembre 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 . Surtout aux Déjeuners du Lundi quand Yann Minh nous laisse jouer avec ses toys...

2. CF  "Le bouton de porte ouvrit un oeil bleu et me regarda"  Incipit de The Far Reality de Lewis Padgett.

3. Note à l'intention des Mundanes : l'effort consenti par le (la) lecteur  (trice) pour passer sans souffrir à son incompréhension première de ce type d'incipit est assimilé à la nécessaire "suspension of disbelief" dont le locuteur en klingon de base use sans même s'en apercevoir afin d'adhérer tout le long de sa lecture au contrat imposé par l'auteur qui est souvent "Attention, il va se passer des bidules totalement irréalistes mais censément rationnels la plupart du temps; le truc, c'est que quand vous ne captez pas, ce n'est pas grave, c'est même normal, continuez votre lecture, on vous promet qu'on vous donnera au final un machin qui servira d'explication. Ou pas."

4. En général, le machin est vaseux, voire vasouillard, mais souvent fun.

5. Sauf chez Egan, mais là vous auriez peut-être préféré qu'on ne vous donne pas le machin.

6. Ne pas confondre le SOD avec le SOW

 

 

.Note de la note de bas de page N°16 : OUF !

Publié dans Fandom et Parpadelles

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Les statistiques de blog, c'est le mal !!!!

Publié le par Jeanne-A Debats

485px-Paradise Lost 12 Les statistiques de blog, c'est le Mal !!!!

 

 

 

Je le pense, je le clame à qui voudra l’entendre, voire le lire, et si l’on n’est pas d’accord avec moi, c’est qu’ON est une andouille1.

 

 

 

 


Comme d’habitude.

 

 

 


L’homme et la femme postmoderne sanglés dans leur combinaison gris métallisé2 peuvent et doivent résister à la tentation de consulter leurs stats de blog car c’est à ce prix seulement que l’homme et la femme post-moderne pourront faire profiter librement et sans entraves  le monde de leurs opinions4, leurs désirs5, leurs amours6, leurs amis7, leurs emmerdes8, leurs fou-rires9 en toute quiétude sans craindre de voir leur précieux ego piétiné par l’impitoyable stat de blog qui leur annonce sans la moindre compassion qu’à leur dernier article11, ils ont perdu trois lecteurs12.

Argh.

Et c’est là que la tentation se glisse, silencieuse, insinuante et sarcastique tel le venin vipérin vaso-dilatateur, voire vaseux, tout court dans l’âme pure car protocybernétique de la femme ou l’homme postmoderne

Ne serait-ce pas le moment ou jamais de faire un procès d’intention à Georges R. Martin, ou reparler de DSK ?

Ou dévoiler le secret du clafoutis au potimarron, jalousement gardé dans la famille depuis Charles le Chauve13, 13’ et 13’’ ?

Ainsi, la (le) malheureuse (eux) se jette sur son clavier et poussée (é) par le démon tentateur de la rhétorique 2.0 et se lance dans une période, hardie14, voire rophalique16, martelant, en surface et en apparence, l’indignation de son auteur, et, en profondeur et en toute inconscience, sa terrible angoisse de n’être point lu, ou même pire : pris au sérieux17 ce qui est tout de même la base.

Bref, il/elle raconte n’importe quoi pourvu qu’on l’écoute.

C’est bien triste.

Surtout si en plus il et elle ont jeté un œil inquiet aux mots-clés censés avoir amené leurs visiteurs sur les rivages paisibles du blog.

Et là, c’est l’accident.

Car qui a eu l’idée de taper « Jeanne-A Debats cigogne », s’il vous plait18 ? Ou « Debats, Jeanne, clafoutis » ? Ou bien encore «  Jeanne-A Debats, algèbre »19 ? Passons sur le triste sire qui, depuis quelques semaines s’amuse à chercher « Jeanne-A Debats philosophe randonneuse20 » QUASIMENT TOUS LES JOURS ! C’est un grand malade, je le plains beaucoup, d’autant plus que je suis moi-même convaincue des similitudes amusantes entre les trois professions suivantes :

Professeur, écrivain, pute21.

N’empêche que c’est une façon rigolote et parfaitement anonyme d’insulter online ses contemporains ; notez-la, ça peut toujours être utile.

 

Cela dit pour être parfaitement honnête – même si j’entretiens ( à la différence de [ Encore qu’on pourrait gloser sur ce qui paraît honnête à un avocat {sachant que ces messieurs cultivent avec la morale simple, basique, des relations conflictuelles et compliquées} Maître Eolas), des interactions complexes et conflictuelles (It’s complicated, voir Facebook) avec l’honnêteté – ça peut toujours être une grande source de rigolade tout de même : je note par exemple que les mots clés qui m’attirent le plus de visites sont, dans l’ordre : mammouth, antéchrist, Fitzgerald et Montauban.

 

Je ne vais donc pas tarder à vous conter la découverte d’un squelette de mammouth dans la région de Montauban par le fantôme de Scott Fitzgerald grâce à une phrase subliminale dénichée dans les oeuvres complètes de Barjavel.


À moins que vous ne fassiez comme moi :

le menton haut, la cuisse (encore) alerte, ignorez résolument vos stats de blog, calez votre rank dans la gorge du premier algorythme qui passe et reprenez un peu de ce thé excellent.


Bonne semaine.22 et 24

 

 

 

* Ce post est entièrement dédié à l’ami Sylva…** qui m’a donné l’idée de son thème. ***

 

** et **’ Que nous ne nommerons pas afin de préserver leur anonymat.

 

*** L’ensemble des notes de bas de pages de ce post est dédié à l’ami Lion… Davo…**’ et ****, qui a bien voulu se prêter à une expérience anthropo-cétacée-postmoderne25, sans savoir ce que je concoctais. *****

 

**** Comac, ils ne se battront pas. J’ai eu deux garçons, je sais ce que c’est.

 

***** Ce qui est une belle preuve de confiance ou d’inconscience.******

 

******Ou les deux en même temps.

 

1. "ON" est toujours un con.


2. Si on tape direct dans l’argenté, ça fait locuteur en klingon.3


3. Et comme me le faisait remarquer récemment l’Oncle Joe en s’avisant de certaine pub pour le journal de certaine chaîne de télé, le boulet qui empêche l’abatros scifan de base de décoller vers les sommets de la reconnaissance littéraire à 40 vieillards chenus verts et arborant un sabre, c’est pas le LAGS, c’est la combi argentée façon pompiste de l’espace.

 

4. À propos de l’iphone5.


5. La petite dernière de chez kindle.


6. E-PC, mon poulet/ E-Mac, ma cocotte.


7. Des gens répondant au doux nom d’Albator5, Denebola ou Hal2.0 .


8. Ce putain de jeu est incompatible avec ma putain de version de seven !!


9. Toutes choses dont normalement le monde n’a rien à braire mais qui convenablement emballées peuvent complaire à certains pervers, légèrement voyeurs sur les bords.10


10. Remarquez, ça marche aussi avec les fans de littérature.


12. Celui sur les radio-amateurs lozériens guettant le Premier Contact.


13. Non, je ne vous la donnerai pas, je suis contre les martyres héréditaires.


13’ Petit-fils célèbre auquel on peut demander plus qu’aux Volfoni.


13’’Running gag fandomique.


14. Hardie, forcément hardie.


16. Ça servirait une petite définition, là, hein ?


17. Condition nécessaire de l’homme ou la femme postmoderne.


18. Je sais que je suis censée être un auteur écolo mais faut pas pousser son cachalot dans les tentacules de Cthulhu, je ne peux pas être partout, les mecs.


19. Un taquin, sûrement. (Mon Oncle ?)


20. J’édulcore.


21. Je n’édulcore plus.


22. C’est la rentrée les mecs (larme), à partir de désormais mes billets seront moins fréquents : je posterai surtout les mercredi PM et dimanche PM23, qu’on se le dise.


23. Le matin ? Ça n’existe pas.


24. La note de bas de page n°15 a été exclue de ce blog pour comportement malséant, la note de bas de page n° 16 reprend à son compte les fonctions de la note de bas de page fautive mais menace l'auteur de ce blog de grève sauvage si un stagiaire ne lui est pas adjoint d'ici la semaine prochaine.

 

25. Expérience intitulée "Mots-clés délirants, stats de blog et rank, une nouvelle voie de communication chez les tursiops truncatus sur over-blog" (tursiopes truncati26).


26. Des dauphins, quoi... (mais à nez de bouteille, vous voyez Flipper ?)

Publié dans Le MAL

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Passée cette limite, votre ticket n’est plus valable.

Publié le par Jeanne-A Debats

 

 

 

bagneux2012bL’Appel à Textes pour Destination Univers se termine dans deux jours, avis aux retardataires !!


 Le comité de lecture a déjà commencé à plancher sur certaines nouvelles dont nous connaissons à peu près le destin, oui ou non, mais pas avec certitude. (Sauf apparition éventuelle d’un génie absolu, et encore).

Nous avons reçu environ une vingtaine de textes ce qui n’est pas énorme sauf que compte tenu de la relativité restreinte de l’Appel à Textes ce n’est pas étonnant non plus, à la limite c’est même un nombre respectable.

Donc patience, espoir, tout n’est pas joué.


À vue de nez, très peu d’entre eux étaient hors sujet ou ne tenaient pas compte des paramètres du thème.


Alors, je dis bravo à tous et merci.


L’avis définitif du comité de lecture devrait se faire jour aux alentours du 15 septembre.

Les lettres de refus partiront en premier, ne comportant qu’une phrase lapidaire et sans ambiguïté, celle-ci :


« Nous avons le regret de vous faire savoir que votre texte n’a pas été retenu dans le cadre de l’appel à textes Destination Univers, au plaisir toutefois de vous lire ailleurs et demain, keep watching sky, J-A&J-C. ».


Nous ne pensons pas, moi en tout cas, qu’en faire des tartines sur un sujet pénible est une bonne solution. Je préfère faire ça net, sans bavure et que la victime souffre le moins longtemps possible.

N’y voyez donc pas un mépris pour votre travail.

Juste « C’est un boulot désagréable, mais il faut bien que quelqu’un s’en charge. ».


Lorsque toutes les réponses auront été envoyées, ceux qui en feront la demande pourront avoir accès aux avis du comité de lecture ayant motivé la non-acceptation.

Sachez cependant que :


a) ces avis seront  anonymes.


b) ces avis seront  non édulcorés, je n’ai pas le temps de faire mieux que vous les copier-coller, j’ai une vie et de toute façon je pense que l’aspartame est mauvais pour la santé. Ne perdez jamais de vue qu’ils n’ont jamais été conçus pour vexer quelqu'un, mais comme outil de travail entre nous et que DONC LE REFUSÉ ne le sera pas méchamment malgré le ton parfois ironique qu’auront pu prendre certains membres du comité.


c) ces avis seront indiscutables. Inutile de nous faire part de votre sentiment d’injustice (même si vous avez raison) (surtout si vous vous avez raison) de toute façon, tout refusé le ressent comme ça; ceux d’entre vous qui n’ont jamais essuyé de refus ou tenté leur chance ne s’en trouvent pas découragés, s'il vous plaît. Vous commencez à être des grands et les grands, ça sait entendre un non sans se rouler par terre.

Éventuellement, et sans préjuger de la réponse des membres du comité, vous pourrez demander cependant des précisions que je relaierai.


Voilà, ces précautions ayant été prises, je terminerais en vous remerciant à nouveau tous pour l’intérêt et le travail que vous avez investi dans l’aventure avec nous, que vous soyez sélectionnés ou non.


N’oubliez pas que quoiqu’il arrive on n’écrit jamais pour rien et que la récompense d’un travail bien fait, c’est… ?


Encore plus de travail !!*

 

 

 

 

 

 

 

 

* C'est infect comme phrase, oui je sais. Mes élèves me haïssent quand je la leur sors de mon chapeau.

 

 

 

 

 

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Déclaration d'amour postmoderne

Publié le par Jeanne-A Debats

 

Nothing Steve Jobs ever creates could fully replace you in my life.1,2,3,4,5

 

 

 

 

 

 


1 C'est pas de moi, je le jure, pourtant dieu sait que je suis Minnie Technobeauf sur les rebords. Mais ça aurait pu, un jour ou j'aurais eu bu la veille et que j'aurais oublié que j'aurai 46 ans demain.


Je ne m'y fais pas, que voulez-vous!


Chacun de mes six derniers anniversaires m'a ramenée à ce passage du roman de John Irving "L'Hotel New Hampshire" où le héros écoute son frère lui entonner "À quarante ans les hommes apprennent à refermer les portes des chambres où ils ne reviendront plus." et de brailler ensuite " Crois-moi, je n'arrête pas de les rouvrir ces putains de portes ! ".

 

Tiens je vous ferai une note de blog dans " Requiescant in bibliotheca" à propos de ce livre, un de ces jours...

 

Quelle horreur ces fichues portes, n'empêche,  alors que chaque matin quand je me réveille j'ai encore l'angoisse de mon cartable pas prêt, mes devoirs (même s'ils ont changé de nom depuis)  pas faits, me recroquevillant de délicieuse culpabilité adolescente au fond de mon lit douillet et guettant l'odeur du chocolat au lait préparé par ma vieille folle de mère.

Enfin, dans ma tête, j'ai toujours treize ans et je me bidonne sur des sonneries, en belle cloche que je suis :


par exemple et à propos de kelvin, en vérifiant des conversions, j’ai appris qu’il y avait une unité relativement suprême le terakelvin, mais surtout suivi du petakelvin (ainsi que le zettakelvin, l’exakelvin et le yottakelvin, mais c’est moins rigolo. Encore que.) Ce qui m’a amené à la conclusion suivante : puisqu’en informatique nous en sommes au terabit, j’attends avec impatience la prochaine montée en puissance…


(NB : Pour ceux que ça intéresse : évidemment La Vieille Anglaise de mon livre, s’appelle Kelvin à cause de cette échelle de température. Outre l’homophonie recherchée avec le Calvin, de la Susan Calvin d'Asimov, je trouvais que le caractère de la dame s’accommodait assez bien du concept de zéro absolu,  congeler d'un regard ses interlocuteurs, c'était son genre à mon Ann.)


2. Sauf peut-être ça.


3. Ou ça.


4. Ou encore ça. (Je sais, mon Oncle : "Why the duck?")


5. Ou alors ça


Publié dans Butins et zappings

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Moi, je vis chez Anomalie Poulain, le pays où tout va bien. 0

Publié le par Jeanne-A Debats


 

Afin que nul n’en ignore0 :

 

Le Comité Oulipien Légaliste Des Cruelles Romancières Elégantes Autant que de Mauvaise Foi0 a stipulé à l’unanimité et dans son infinie sagesse0 que désormais :

le féminin du nom commun masculin « TROU » serait le mot « ANOMALIE ».

Sisi.

Tout contrevenant sera poursuivi par un certain nombre d’injures malsonnantes et quelques redoutables malédictions dont on aura donné le texte à Georges.


 

Mais qu’est-ce qui lui prend au C.O.L.D.C.R.E.A.M. (voir note 0,0 et 0) me direz-vous ?

 


Eh bien, le Comité s’est réuni hier et lorsque le quorum nécessaire et suffisant de Une Membresse (euse/eure) a été atteint, la question de confiance a été posée à sa Présidente qui a répondu par un 69.60 après avoir promis de régler la situation toutes affaires cessantes et incessamment à son électrice rassérénée0 :

Oui, la Malencontreuse Affaire du Trou dans la Table et ses séquelles serait réglée au plus tôt et aux petits oignons, sans crainte des dommages collatéraux.


 

Mais rembobinons la séquence et revoyons la scène au ralenti.

 


Il est une heure du matin au Village Fluctuant0 des Fous, c’est le repas de Gala0 pour la fin de  la Convention de SF Francophone de Tilf et la vente aux enchères de charité destinée à l’achat de statuettes de Caza pour auteurs nécessiteux bat son plein.

Le marteau du commissaire-priseur ne cesse de résonner (et le commissaire lui-même de raisonner) sur la table idoine tandis que les articles changent de mains au gré des enchères échevelées.

La présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0. reste coite car elle n’a pas fini son thé (jaune d’or avec des bulles).

 

 

On a déjà écoulé :


 

– Un manuscrit inédit et autographe d'Alain Le Bussy,

– Un set de pub pour les défuntes éditons Opta,

– Une inclusion avec des coquillages,

– Un présentoir à bidules,

 

 

La présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 reste coite car elle trop occupée à poser pour Madame 21 qui s’obstine à l’immortaliser en état d’ébriété légère.

 

 

– Un briquet vide pour non-fumeur,

– Une pile de bouquins indéfinis,

– Un tee-shirt Alain Le bussy-Rabutin-Chantal autographié par la marquise de Sévigné,

– Un truc,

 

 

La présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 reste coite car son thé belge lui attaque sérieusement le neurone gauche.

 

– Un autre truc,

– Un bidule,

– Un lot de machins,

– Un sac contenant un chiot décoratif dans une matière indéterminée,

 

La présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 reste coite car son voisin lui fait de l’œil et que la cornée en est d’un blanc pur surprenant après trois jours de convention.

 

– Une affiche promo du Géante Rouge n°19,

– Et un certains nombre d’autres choses hétéroclites n’ayant en commun que les très lointains, voire inexistants, rapports qu’elles entretiennent avec la notion d’utilité et / ou d'esthétique.


 

La présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0  jette un regard flou sur la salle enthousiaste, elle a bien repéré qu’il y avait du mouvement dans le fond.


 

Quand soudain, elle est saisie d’une crampe terrible au bras droit qui l’oblige à lever la main. Argh et à  plusieurs reprises. La présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 est désespérée car elle ne parvient pas à maîtriser cette fichue crampe ni le mouvement spasmodique qui la conduit à relever systématiquement ce fichu bras.


Lorsque la crampe cesse enfin, la présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0  ne reste pas coite :

 la salle entière est en train de l’applaudir et de la traîner vers la table aux enchères dont l'état délabré en dit long sur celui, financier pour le coup, de la SF francophone.

En effet le panneau en particules est percé de nombreux trous et visiblement le comité de la Convention n’a pas pu réunir les subventions afin d’en acquérir une autre. Le cœur de la présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 se serre devant l’indigence affichée de son genre préféré. Et pendant que son cœur se serre, on en profite pour glisser dans sa main fine un marteau de géologue. Sans réfléchir, (Car la présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 ne réfléchit pas quand elle est armée, elle tire d’abord, elle discute ensuite.) le bras harmonieux se détend et dans une arabesque  qui doit tout aux fastes topkapiens et à ses entraînements récents au sein du corps des janissaires (corps roulé dans la fleur d’oranger, il faut le signaler), la présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 assène un coup furieux du marteau sur la table déjà martyre.

Photographies, films, applaudissements, flashes, la dame se retourne et demande l’air mutin :

–– L’ai-je bien troué ?

Et là, elle surprend une pointe de malice démoniaque dans l’œil de l’Oncle Joe, de Hoêl et d’un certain nombre de membres actifs de la convention tous candidats éligibles, et largement, au prix Versins0.

Elle SAIT qu’elle vient de faire une connerie0.

Une de celles qui vous poursuivent toute votre carrière car il est plus que malséant qu’on puisse dire autre chose que :


 « J’ai vu l’ANOMALIE de Jeanne sur la table de la Convention  ! ».


Vous ne trouvez pas ?

Conclusion :

le political correct n’a pas QUE des désavantages et le C.O.L.D.C.R.E.A.M 0 qui partage cet avis avec lui-même sans l'amoindrir, soutiendra la motion mordicus. 0

 

 

 

  2011-08-21-10.56.10-copie-1.jpg

 

 

Mon anomalie illustrée par Hoêl.


(Voir également les autres anomalies dans l'album éponyme de ce blog)

 

 

 

 

0. Ceci est un post avec zéro note de bas de page inside.

0. neminem legis ignorantia excusat0.

0. C’est du latin0.

0. Eminem s’excuse d’ignorer les geeks.

0. Le C.O.L.D.C.R.E.A.M0, donc…

0. Quoi « et le f ?»0

0. On vous a dit qu’elles étaient de mauvaise foi.

0. Soit environ 13,7 milliards d’années lumière si l’on tient compte seulement de l’univers visible et l’on va s’en tenir là, parce que, quand même, il ne faut pas ramener sans cesse la couverture à soi.

0. Quelque chose de beaucoup plus sexy qu’un 49.3 ou  même un 666.

0. Ceci est une allitération en "s"0.

0. Ceci aussi.0

0. Idem.0

0. Là non.

0. Nec mergitur0.

0. Il fluctue mais il ne coule pas0.

0. Sauf dans l’eau de vie d’abricot.

0. Dali n’est pas invité et Femme Actuelle n’a pas jugé bon d’envoyer un reporter.

0. C’est à dire moi.

0. Moi.

0. Me.

0. I.

0. Ego.

0. Myself.

0. Moi-même.

0. Je.

0. Non, pas Kemal Ata Turk

0. Prix attribué lors de la convention chaque année à l’être malfaisant qui se sera rendu coupable du pire jeu de mots de la session.

0. Avec un K.

0. La mauvaise foi n’a jamais étouffé personne sinon nous ne serions pas aussi nombreux sur cette planète.

Publié dans Fandom et Parpadelles

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Cowboys & Envahisseurs

Publié le par Jeanne-A Debats

chat-qui-louche-jpg-uic283076-1La différence entre le paradis et l’enfer, ce sont les films1 qu’on y voit disait je ne sais plus qui2. En ce qui me concerne, je ne me plains pas : Dieu4 sait que je cherche, je ne vais pas me mettre à geindre non plus.

Donc hier, je suis allée voir « Cow-boys & Envahisseurs » avec cette attente perverse qui saisit l’amateur du BON nanar de combat attendant de voir ses espoirs les plus fous réalisés.

J’ai cru être exaucée quand après trois minutes de pellicule, le héros, perdu pieds nus en plein désert, pourtant amnésique et blessé sérieusement au côté ne pense qu’à une chose : détacher le joli bracelet inconnu5 qui lui enserre le poignet.

Ça aurait pu passer si, pour ce faire, il n’avait pas appuyé ledit bracelet sur son genou et tapé comme un sourd avec un silex, TOUT ÇA SANS SE BRISER LA ROTULE ! Merveilleux, je riais déjà.

Après, ça s’enlise un poil  dans la barbe soigneusement non faite des héros, notamment celle de Harrison Ford qui reste très consommable à cent-dix ans mais campe un des ces pères autoritaires problématiques en pleine faillite pédagogique tels que les Zétazunis adorent nous présenter. Nonoobstant, à la fin, rassurez-vous, tout le monde pardonne tout le monde car tout le monde a réussi à articuler « Je t’aime, Fils/ Papa »6 sans même  tordre  excessivement la bouche7.

Les affaires reprennent dès l’arrivée des Apaches, même si je fus TRES DÉÇUE à un moment : le passage psychédélique n’ayant pas le grandiloquent génial  du     « Blueberry »   de Kounen8. Malgré la collaboration très remarquée du colibri dont on se demande ce qu’il fout là.9&10

Ne vous méprenez pas, j’ai adoré ce film. Je ne me suis pas ennuyée une minute, j’ai eu des fous rires11 dévastateurs12, je ne vous le conseille cependant pas : le compagnon avec lequel je le regardais, pourtant grand fan de nanars devant l’Éternel, s’étant fermement prononcé après la séance :

« Jeanne, c’est la dernière fois que je te laisse choisir le film »

On ne saurait être plus clair.

Je ne sais même pas s’il me rappellera un jour.

Bon, mais en fait, la séance était gâchée dès le départ. Avant même que le film commence et vous savez pourquoi ?

À cause des bandes annonces.

Notamment celle de la Guerre des Boutons.

Parce qu’à mon ahurissement total suivi d’une rage bien solide, j’ai constaté :

QUE LES GLORIEUX LONGEVERNE CHARGEAIENT EN SLIP ET EN MARCEL !!!!

Et ça, c’est quand même scandaleux en plus d’être un comble.

Pour parfaire le travail, je n’arrive pas à imaginer ce qu’ils auraient pu faire, à part imaginer que Lebrac tombe amoureux de l’Aztec des Gués13.

Je ne savais pas qu’on pouvait pousser le political correct13 jusque là.

Louis Pergaud doit se retourner dans sa tombe, j’irai lui porter des œillets rouges pour le consoler.

 

 

 

 

 

 

 

1. Et aussi les bandes annonces.

2. À moins que ce ne soit Sartre3.

3. Ou peut-être son frère.

4. Non, ni Gérard Klein, ni Philip K Dick ne sont au courant.

5. Un peu lourdingue côté esthétique.

6. C’est marrant, mais quand on s’engueule dans ma famille de fous, le truc ne marche absolument pas.

Je vous jure, j’ai essayé. Ça donne :

« Tu te payes ma tête, en prime ? »

7. Cela dit, il est un peu exorbitant d'en demander plus à Jon Favreau qu’à Tennessee Williams ou Mc Cormick.

8. Tout le monde ne peut pas transformer des spaghettis à l’encre de seiche en concepts métaphysiques.

9. « Why the duck ? » comme disent les Marx Brothers et l’Oncle Joe depuis qu’il a appris que les canaux se pendent en Belgique quand il pleut.

10. Il revient à la fin et on n’est pas plus avancé.

11. Strictement non prévus par le réalisateur.

12. Strictement reprouvés par mes voisins.

13. Devenu fille pour l’occasion, sinon, ce n’est pas drôle.

13. Ou la connerie pudibonde, au choix.13

13. En ce qui me concerne, le choix est fait.

Publié dans BadtasteReich

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