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Aucune étoile assez lointaine...*

Publié le par Jeanne-A Debats

20Soyons claire : je n’ai rien contre le foot.

Enfin presque rien.

Si l’on s’abstient de me proposer une soirée finale de coupe du monde (même arrosée de ce thé étrange qu’on s’obstine à me servir quand je demande de la bière), si les joyeux drilles du pub en bas de chez moi évitent de tenter de me rouler un palot au motif que leur joueur favori vient de marquer un but, si le présentateur du journal de TV parvient à me glisser quelques nouvelles du monde entre deux pronostics de match, tout va bien.

Et si en prime, on renonce à m’expliquer la règle du hors-jeu que je REFUSE de comprendre depuis 45 ans, je suis prête à accepter beaucoup de choses…

Ou plutôt à les ignorer résolument, le sourire aux lèvres.

Vivre et laisser vivre, c’est ma devise, même quand des supporters plus maquillés qu’un 4X4 volé par la mafia tchétchène envahissent mon quartier en bramant « Allez je-ne-sais-qui » (mais en deux ou trois lettres).

En revanche, lorsque ces mêmes supporters se mettent en tête de conquérir l’espace, alors je dis STOP.

Je pourrais me laisser aller à une certaine forme de médiévisme non prévue par mes professeurs.

THOU SHALL NOT PASS !

 


Je m’explique.

Un certain Kronberger ** a découvert récemment une nébuleuse planétaire d’une rare beauté.

La voici :

 

 kronberger61

 

Kronberger 61***

(Photo éditée par le site CERN)

Et le site de décrire la chose comme étant EN FORME DE BALLON DE FOOT !!

Je suis outrée.

Tout simplement.

Alors je ne sais pas QUI s’est mis dans la tête que cette nébuleuse ressemblait à un ballon de foot, du journaliste ou du découvreur, mais je m’insurge.

De là où je suis, moi, je contemple :

 un cerveau, un esprit  sur fond d’étoiles.

Enfin bon, ça ne devrait pas m’étonner qu’un supporter de foot ne voie pas la différence

 

 

 

* Pardon, Serge.

** Non, pas Kronembourg

*** Sinon ce serait 1664 et non 61, suivez un peu !


 


Publié dans Mauvais esprit

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Éloge de la synergie ( en pataugas) 2

Publié le par Jeanne-A Debats

HomeMais évidemment, comme le faisait justement remarquer Pierre Pevel hier, tout le monde n’a pas besoin de béta lecteurs, surtout s’il a un éditeur (et un bon).

Sauf que l’éditeur lui-même est un béta lecteur de pointe, high tech même*, et en général il est suivi par son sbire infâme, j’ai nommé : sa /son correctrice/ teur**, qui fait grosso modo le même boulot que le type de béta lecteur dont je causais tout à l’heure.

La seule chose qu’ils ne font pas, ces deux-là,  c’est celle-ci :

« Woah ,c’est bien ! »***

Puis, plus rien.

Ce type de béta lecteur bon pour l’ego, nul pour le reste, ne se retrouve jamais dans l’éditeur.

L’éditeur peut très bien COMMENCER sa phrase par :

« Woah, c’est bien… »

Et c’est là qu’il faut rentrer les épaules et attendre que le « MAIS » du Commandeur tombe. Rien de ce qui a été prononcé AVANT ce « MAIS » ne compte. Tenez-le vous pour dit et concentrez-vous.

Perso, je suis toujours tentée dans ces cas-là ( Quand on en est à « Woah, c’est bien !») de demander :

« Cut the shit, passons aux choses sérieuses ! »

Je n’aime pas perdre du temps à me faire lustrer le poil avant qu’on ne m’estoque. Mais ça, c’est moi. Mon ego, je le mets dans le livre fini, imprimé, distribué, dans les mains du lecteur. Avant, il n’existe pas en quelque sorte, il est en gestation.

Personne ne vexe une femme enceinte en lui disant :

« Là, ta gastrulation est un peu molle du genou et toutes les cellules en train de migrer vers l’épiblaste n’ont pas encore atteint le degré de maturation nécessaire. »

Ou alors, la dame est quelqu’un de TRES angoissé. ***

 

Le truc rigolo, c’est que malgré toutes ces relectures, il restera quand même des couillonnades !!!****

C’est ça qui est fou.

Un exemple ?

Plaguers.

Ce roman a été lu par une bonne quinzaine de gens différents, si ce n’est plus.

Et au dernier moment, tandis que je planchais sur le Bon à Tirer, encore une semaine et le bouquin partait à l’impression, je m’aperçois d’un truc :

Scène A

Deux personnages meurent, ils sont pulvérisés par une vague d’énergie.

Scène B

Leurs camarades emportent les cadavres censément réduits en cendres trois lignes plus haut.

ARGH.

Quinze relectures, dont quatre ou cinq de redoutables pros, et personne ne l’avait vu et moi encore moins. La seule différence, c’est que j’avais eu le temps (deux mois) d’oublier le texte tandis que les autres avaient la tête dans le guidon. Mais ce sont eux qui m’ont permis d’oublier, figurez-vous, qui ont donné au roman la part d’étrangeté nécessaire dont j’avais besoin pour le relire d’un œil neuf. L’enfant avait grandi sans moi, je me suis aperçue qu’il avait besoin d’aller chez le coiffeur.

Deux mois plus tôt, j'aurais trouvé cette longueur adorable.

 

...

(à être continué)

 


 

 

 

* Bon c’est une évidence, mais je le dis quand même : si vos 15 bétas lecteurs ont dit un truc et que l’éditeur dit autre chose, ne brandissez pas vos avis contraires comme des étendards. Discutez, si ça vous fait plaisir, mais si au bout de dix minutes, l’éditeur persiste, y’a de grosses chances que ce soit lui qui ait raison. C’est son boulot.**********

** Je trouve marrant que la plupart des correcteurs soient des correctrices, mais selon moi c’est largement corrélé avec le côté maso indéniable de l’écriture.

*** Y’a aussi l’option « Vous êtes une super star de l’édition, vous vendez à un million d’exemplaires dans 140 pays et plus personne n’ose rien vous dire car même si vous sortez un guide des tabatières des îles Kerguelen à travers les âges, ça se vendra au moins à deux millions d’exemplaires dans 280 pays.

Mais dites-vous bien un truc, si on ne vous corrige plus rien, la plupart du temps, ce n’est pas parce que vous ne commettez plus d’erreurs… (Et la conclusion, je vous laisse y arriver tout seuls^^).

**** OK, l’écrivain TRES angoissé, c’est un peu pléonastique, comme groupe nominal. Mais ça se soigne, sisi. Trouvez un/e copine/ ain (un/e bon/ne), faites-lui régulièrement vos adieux au music hall, ou crevez d’horreur parce que votre manus est en lecture et ça passera. MAIS SURTOUT, SURTOUT n’emmerdez JAMAIS un autre écrivain avec vos doutes. Il a les mêmes, ou a eu les mêmes, pas la peine de lui tendre un miroir grossissant où il aura le plaisir mitigé de se retrouver sous votre avatar.******

***** Sans compter celles qu’on a rajouté en corrigeant.

****** Bon si c’est quand même un/e très bon/ne copain/ine, bien sûr vous pouvez, ça peut même être encore plus efficace parce que là, lui/ elle saura de quoi vous parlez et aura la bonne réaction : UN PUTAIN DE COUP DE PIED AU CUL !!

 Mais si c’est juste une connaissance, évitez. Y’a pas de raison de faire souffrir des gens qui ne vous ont rien fait.*******

******* Vous ne raconteriez pas votre épisiotomie ou votre cancer de la prostate à n’importe qui, hein ? Eh bien, c’est pareil !*******

******** Ou alors, tenez un blog  et larmoyez dessus à pleins baquets : les gens qui viendront malgré tout pour vous regarder geindre seront volontaires a priori.^^

********* Un des refrains favoris de Gérard Klein (Immortel éditeur de la collection l'Àge des Étoiles et de la collection Ailleurs & Demain) est "Le client a toujours raison" **********. Or, votre premier client, c'est l'éditeur, c'est même lui qui va payer le plus cher, même s'il espère vaguement faire AUSSI du blé avec votre prose.

********** Preuve que Gérard Klein ne dit pas QUE des conneries (Il en édite aussi, mais seulement pour des raisons commerciales************)

*********** Preuve qu'il ne fait pas QUE des conneries ! ************

************Douze notes de bas de pages, Yesssssssssssssss!

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Éloge de la synergie (en Louboutin) 1

Publié le par Jeanne-A Debats

 

Home« Sans technique, le talent n’est qu’une sale manie. », disait le regretté Georges Brassens à propos d’autre chose, il ajoutait que vu la hauteur des talons, un souteneur s’avérait bien souvent, hélas, un mâle nécessaire*. 


 C’est que c’est une tâche ardue que de donner du plaisir aux autres.** Surtout que, de la même manière dans le déduit, la seule chose qu'on connaisse à peu près, c’est ce qui nous fait plaisir à nous, et encore, cela, dans le meilleur des cas, on l’a appris à la dure. ***


Mais pas tout seul.


Car tout ce que la masturbation intellectuelle en solo**** risque de nous apporter, c’est d’être encore plus sourds à notre entourage.*****

Et donc, compte tenu du fait que nos ailes de géants nous empêchent de marcher******, j’avoue que tenter le décollage en talons aiguilles sans personnel au sol est une idée qui ne m’a jamais traversée.

Je garde une reconnaissance fervente à mes nombreux et précieux aiguilleurs du ciel :

 Joseph Altairac, Ayerdhal, Karim Berrouka, Sébastien Desbois, Jean-Claude Dunyach, Magali Duez, Anne Fakhouri, Denis Guiot, Menolly, les membres de l’atelier d’écriture du forum de Parchemins et Traverses, Mireille Rivalland, David Skurnick, Emmanuel Tollé  et d’autres encore que je ne nommerai pas parce qu’ils préfèrent sans aucun doute oublier ces passages pénibles de leurs vies. Quoi qu’il en soit, et malgré les aléas de la vie et de l’histoire, tous, cités comme anonymes, sachez que vous avez pour toujours une place spéciale dans mes pensées, ne serait-ce qu’à cause de cela.


Bref, tout ça pour dire que le dragon ne s’est pas envolé tout seul, juste bercé par le chant plaintif de son génie naturel, vu que le génie naturel en question possède plein de défauts rédhibitoires, notamment celui de réinventer avec une constance qui force le respect  le fil à couper le beurre, l’eau tiède et les nouilles au beurre.*******

J’ai d’abord eu des béta lecteurs.


Le béta lecteur est une sale race, je vous préviens.

 Il ne comprend rien à rien, se fait chier à vos passages les plus aboutis ou les plus poétiques (quand il les repère), croit voir une faute de syntaxe dans un tour de force stylistique, traque la virgule comme un épagneul une portée de lièvres, ou au contraire en sème des kilos, tant que vous vous demandez s’il ne les achète pas en gros chez Leroy Merdier, vous fait remarquer que si votre personnage continue à sourire comme ça entre deux répliques d’un dialogue qui dure depuis plus de deux pages et il va nécessairement souffrir de crampes atroces à la troisième, n’a pas les bases culturelles pour comprendre à demi-mot ce que vous insinuez lourdement depuis 70000 signes ou alors il les a tellement qu’il sait dès les cinq cents premiers comment l’histoire doit finir, est allé vérifier le trajet de vos héros dans une carte connue de lui seul et vous démontre par A+B que s’ils étaient passés par là, ils auraient été dévorés par une portée de blattes géantes ou arrêtés par les troupes napoléoniennes. Il sait également qu’il faut trois jours pour traverser la forêt de Compiègne en patins à roulettes et que par conséquent votre timing est déplorable.


 Il ne vous rate jamais, le béta lecteur est une ordure !


Mais n’oubliez jamais ceci :

VOUS LE NON-PAYEZ POUR ÇA ! ********

Et sa seule présence est un cadeau des dieux.


Alors, ravalez votre morgue hautaine, Routiers et Capitaines, répondez éventuellement avec humilité, que vous « aimeriez mieux ne pas », mais écoutez ce qu’il vous dit sans vous faire prendre quand vous planquerez les putains de virgules surnuméraires sous le premier tapis volant qui croisera dans les parages.


Là où le béta lecteur est extrêmement précieux, c’est au moment où il vous réécrit un truc parce que c’est comme ça qu’il le sent.


Non, ce n’est pas de l’intrusion (enfin si), mais ça n’est pas grave. Parce que hein, vous êtes grands, c’est votre texte, si ça ne vous plait pas, ne prenez pas (mais poliment). En tout cas, ce qu’il fait à ce moment là, l’intrus, c’est qu’il vous montre TRES exactement ce qui fonctionne mal selon lui. Alors, il a peut-être tort mais au moins c’est déjà clair, à vous de voir si c’est valide en prime.


L’avantage du type qui refait en un coup de cuiller à pot votre phrase si amoureusement ciselée durant des semaines de doutes existentiels sans se demander si par hasard, il ne va pas vous vexer à mort : c’est qu’il VOUS FAIT GAGNER UN TEMPS FOU !!

Parce que je ne sais pas vous, mais moi quand on me dit « Là, c’est maladroit. », ben je suis con*******, dans la mesure où la phrase est correcte grammaticalement, je ne vois pas forcément le souci.


Alors peut-être que vous ne choisirez pas la solution proposée, peut-être que vous mettrez un point d’honneur à trouver MIEUX quitte à y fondre deux ou trois neurones au motif que c’est VOTRE BORDEL DE TEXTE et que l’art doit venir tout entier de vous, (Moi, je n'ai pas ça, hein ? Si c’est mieux, je prends. En remerciant éperdument du cadeau. Mais la seule chose qui soit plus grande que mon ego, c’est ma feignasserie.) peut-être donc. Mais en attendant, vous savez où ça coince pile et parfois vous avez même une idée sur le genre de rustine à poser. Tout bénef.


Rengainez votre orgueil où vous voulez, (Non pas :  lorsqu’il s’agit d’un orgueil d’écrivain, c’est rarement anatomiquement possible.), respirez un grand coup et relisez attentivement la proposition.


Un auteur adulte n’a pas peur d’être un peu réécrit.**********

( à être continué)

 

 

 

 

* Pardon.

** Désolée.

*** Navrée, vraiment.

**** Ce ne serait pas un pléonasme, ça ?

***** Je ne peux pas m’en empêcher, c’est nerveux.

****** Bon d’accord, je change de métaphore... sans conviction.

******* Remarquez toutefois la progression nécessaire dans l’acquisition des compétences.

********  Il n’est pas exclu tout de même que vous lui offriez un café crème à la gare du RER.

********* La preuve, j'ai réussi à faire neuf notes de bas de pages parfaitement inutiles, juste parce que j'adooooooore la NdBdP

********** Bien sûr, si le type vous réécrit ABSOLUMENT tout, posez-vous des questions : sur lui d'abord, sur vous, ensuite. Mais surtout sur vous.

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Aphorisme 8

Publié le par Jeanne-A Debats

C'est au pied du mur qu'on constate l'étendue du désastre.

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Aphorisme 7

Publié le par Jeanne-A Debats

Personne ne s'est encore jamais avisé de la parenté lexicale entre charnière et charnier, pourtant...

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Aphorisme 6

Publié le par Jeanne-A Debats

Si la cheville de Cléopâtre avait été plus grosse, elle n'aurait pas eu de cuisine intégrée.

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Aphorisme 5

Publié le par Jeanne-A Debats

La vis en trop est tout aussi perturbante que la vis en moins.

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Aphorisme 4

Publié le par Jeanne-A Debats


Une mèche à bois vous manque et rien n'est percé.

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Aphorisme 3

Publié le par Jeanne-A Debats

Le bricolage est une vérification constante des lois de Murphy.

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Fendragon de Barbara Hambly

Publié le par Jeanne-A Debats

livresBarbary Hambly n’est pas morte et c’est tant mieux !

Na !

Née en 1951, elle a connu bien des avatars, d’écrivain à professeur de karaté en passant par mannequin et vendeuse d’alcools chics. Elle a étudié un peu partout et fort loin de sa Californie natale, jusqu’à chez nous à l’université de Bordeaux. Troisième femme à s'asseoir sur le siège présidentiel de l’association Science Fiction and Fantasy Writers of America* (après Marta Randall et Jane Yolen) elle est la première auteur de fantasy à occuper ce poste, actuellement tenu par John Scalzi.

Femme de goût, elle épousa George Alec Effinger**.

La série dont Fendragon est le premier tome n’a jamais été traduite en France. C’est bien triste.

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La Jenny de Fendragon, elle, vit dans le péché avec John, le seigneur du coin parce que dans le triste pays de mornes bouseux dont ils sont originaires, ils sont les seuls à pouvoir se comprendre l’un l’autre ; déjà, ils sont les seuls à savoir lire.

 John l’érudit compulsif qui tente de retrouver le savoir dans les manuscrits conservés de la chute d’un antique empire et Jenny la sorcière frustrée qui sait que l’art se nourrit de l’art et qui doit composer entre sa vie de femme, de mère et cette magie qui est toute sa vie à elle.

Jenny trimballe sa culpabilité de préférer l’une à tous les autres, c'est-à-dire la magie au compagnon et aux enfants qu’il lui a demandés.

Parce que jamais elle n’a voulu d’enfant, elle.***

John trimballe sa culpabilité de l’avoir clouée au sol près de lui quand elle pouvait voler.

Ils ont trouvé un modus vivendi mais ce statu quo ronge la jeune femme qui se sent de plus en plus portée vers la magie. Elle aime les siens mais elle veut être elle-même. John la regarde tristement mais sans rancune s’éloigner des enfants et lui un peu plus chaque jour.

Lorsque Gareth, prince dégingandé, idéaliste et maladroit, vient demander leur aide pour chasser le dragon qui ravage le sud du royaume…

C’est un conte de fées (le dragon, la méchante marâtre), un roman de fantasy (le guerrier mutique) une parodie (le guerrier mutique porte des lunettes et lit les manuscrits de cuistres improbables datant des temps antiques, les nains sont dans les mines et le dragon dort sur une pile d’or addictif), une histoire d’amour avec un trio infernal (Jenny, John, le dragon, sisi, un trio infernal zoophile) une étude sociologique (perso, je me retrouve tout à fait dans la superwoman banale qui jongle avec les priorités de tout le monde en râlant pour creuser une petite place pour les siennes et qui est tous les jours confrontée à la tentation d’envoyer paître toutes ces sangsues et de vivre enfin SA VIE).

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Ce qui peut sembler répétitif à certaines^^ (cf Sybille Marchetto, ici ) n’est que la tension même du roman, hors du sujet apparent (vaincront-ils la marâtre ?).

Quant au style, je n’ai jamais été bien fan des traductions du regretté Demuth, je l’avoue,  la VO est tout de même bien plus flamboyante et les morceaux de bravoure (descriptions aussi emperlées de joyaux que boueuses d’ichors de toutes sortes suivant les circonstances), sont une vraie jouissance pour la baroque que je suis. Et paradoxalement, entre ces orgies descriptives et les préoccupations on ne peut plus terre à terre des personnages, il naît une petite musique qu’il est difficile d’oublier, car c’est comme un refrain de vraie vie sur une ligne mélodique onctueuse (règle élémentaire n°3) (J’me comprends).******



Ce roman n’est pas un GRAND roman, ce roman n’est pas un roman ULTIME, on ne crie pas AU GÉNIE******* à la lecture. Mais on le garde sur une étagère pour toujours et de temps en temps, on le relit en souriant tendrement.

C’est déjà énorme.

 

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* Comme je trouve que ce mois d’Août est assez mou, je propose qu’on en fonde une de ce genre ( l’association des Auteurs de SFFFF ou AAdSFFF, genre on la surnommerait azedeffe^^) ça nous ferait de quoi nous battre sur un nouveau sujet, les marronniers usuels n’étant plus de la première fraîcheur.

** Mortel auteur, hélas, de Gravité à la Manque.

*** Je vous jure qu’à l’époque du roman ce genre de position est encore assez révolutionnaire pour une nana, et que celles qui revendiquent le choix de ne pas en faire s’en mangent plein les narines, et même maintenant, mes copines bréhaignes**** m’affirment que ce n’est pas si facile *****

**** Terme antique gascon (bon pas forcément positif, je l’avoue) pour désigner une femme qui n’a pas d’enfants.

***** Pardon

****** Voir ici, la règle n° 3 et merci à Soslan chou de m'avoir indiqué cet article

******* Je vais vous faire une confidence: depuis quelques mois, les génies m’emmerdent de toutes façons.

 

 µ ( Note pour mes lecteurs : si quelqu'un sait comment insérer un lien valide dans overblog, je lui offre un pot à la prochaine convention du Village des Fous. Je piétine le système comme un éléphant depuis trois jours et je ne trouve RIEN! Argh.) µ'

µ' et un grand merci à Cachou qui a gagné une tournée de bière :)

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