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Les chevaliers de la table ronde

Publié le par Jeanne-A Debats

Connaissez-vous les tables rondes ?


C’est un grand classique des festivals du Fandom.

(Je subodore qu’il en est de même dans les festivals mainstream, BD, cuisine, musique traditionnelle et astronomie du terroir mais je n’ai aucun indice pour étayer cette supposition).


Les variables sont les suivantes pour l’organisateur du festival :

Soit X le nombre de scènes à disposition, y le nombre de plages horaires à disposition, amputé de µ le nombre de plages horaires occupées par le Conseil général des Hautes Vosges (ou Basses Alpes) et ᴪ le nombre d’auteurs invités (amputé de ᴪ’, le grand auteur national qu’il ne faut surtout pas vexer et de ᴪ’’, l’auteur invité d’honneur du festival,  et augmenté de ᴪ’’’, le grand auteur international à la gloire déclinante qu’on va s’empresser d’oublier dans un placard ou au bar).

Tout ça, SANS VEXER PERSONNE.


Munis de ces variables, l’Orga n’a plus qu’à trouver comment poser l’équation* afin de distribuer tout le monde à peu près partout et d’employer ainsi au mieux l’argent du Conseil Général.


Une fois l’équation résolue *’ l’Orga est déjà chauve et commence à s’arracher les sourcils avec la situation problème suivante : ok, j’ai mes plages horaires, mes invités, maintenant de quoi on va causer ?

Parce qu’il FAUT que l’auteur cause ! Si,si. De tout !

L’auteur a un avis sur tout, faut pas croire ! Sur le réchauffement climatique, la couche d’ozone, le nucléaire, l’esclavage des enfants, le prince charmant, l’accueil des personnes âgées, les dragons (ça peut être les mêmes), le féminisme (argh), l’érotisme dans la SF (Non, j’ai pas écrit l’éGOtisme), sans compter l’avenir du genre (c’est dans ces tables rondes qu’on apprend qu’il est moribond). Je m’attends en rentrant les épaules au jour où on me demandera mon avis sur la procréation assistée (Ah non zut, c’est fait.)


Je n’ai pas la moindre idée comment les Orga se tirent de ce mauvais pas. Ça me reste un mystère absolu qui doit en plus changer de nature selon les orga. Je sais qu’on peut leur en proposer clés en main et que parfois ils vous sautent dessus avec une reconnaissance si éperdue qu’on se demande s’ils vont arrêter de remercier avant la fin du festival et parfois aussi, ils s’en tapent parce qu’ils ont déjà résolu leur casse-tête annuel et qu’ils ne vont pas sortir tous les bagages du coffre pour trouver une place à la petite valise à main que vous venez de leur offrir si gentiment mais si peu opportunément. Tetrys c’est un jeu fun, mais ça finit par lasser.


Dans la plupart des cas, je suppute qu’il existe un Choipeau à orga qui sort les sujets sur lesquels tout le monde va plancher gentiment une heure durant avant de filer en dédicace. En tout cas, c’est la seule excuse que je leur ai trouvé à ce jour. Parce que moi la plupart du temps, je n’ai rien à dire. Tout est dans mes bouquins, en dehors, c’est le Néant de chez Chaos. C’en est navrant. À part des conneries, mais ça, ma foi, c’est une seconde nature.


 (Ma première nature, la timidité**, étant en train de creuser au fond d’une cave humide en compagnie de l’ego de deux potes miens.)

Enfin, j’ai remarqué un truc : la plupart des sujets théoriques me font chmirr en revanche, les TR*** techniques sont souvent passionnantes. Je garde un souvenir ému d’une TR à la Worldcon 2008 : « Le paysage comme personnage » modérée par Laurent Genefort. Là, j’avais l’impression d’avoir des trucs à raconter et mes petits camarades et moi on ne s’est pas ennuyés une seconde.

Dommage, il y avait quatre pelés pour nous écouter.


Je crains bien que les TR techniques ne doivent passionner que les écrivains et que c’est pour cela qu’on les évite en général. Le Choipeau Canadien était peut-être à court de titres à la noix, ce jour-là et avait dû se rabattre sur un vrai sujet en désespoir de cause. Too bad. Tant pis, on se rattrape au restaurant du festival.


Enfin, voilà, j’ai décidé d’apporter ma contribution à ce travail de l’ombre sans lequel les festivals ne  seraient pas tout à fait ce qu’ils sont...

De loin en loin je vous parlerai de celles auxquelles j’ai assisté et/ ou participé, je proposerai également des sujets de TR, ainsi les trois suivants  :

 

"L'uchronie, une voie alternative pour l'apocalypse?" Avec Georges, Silramil, Oncle Joe et une grenouille, Ugo Bellagamba modérateur.

" Le critique, cet inconnu, ce mal aimé" Avec Lamda, Béta, Oncle Joe et Ygrec, Roland C. Wagner modérateur (désarmé à l’entrée du festival);

"La métaphysique n'est plus ce qu'elle était" Avec Lem, Lam et L'Homme, Oncle Joe modérateur (soudoyé à l’entrée du festival, mais on ne sait pas par qui).

 


 

 

* et *’ Vous noterez que je m’abstiens soigneusement d’essayer.

** Le premier qui ricane s’en mange une. Oui, je suis timide. Je vous le jure. Seulement, on m’a beaucoup contrariée.

***...

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Jeux de mots 2

Publié le par Jeanne-A Debats

Vous vous souvenez du supplice de Cancale ?

Bien, réaction de Bernard Tardien, éditeur, éditions Fanlac, à ce trait d'esprit de Jean-Claude Dunyach :


Le supplice de Cancale est un mythe décisif.

 

Ça se passe de commentaires.

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Hope it gives you hell

Publié le par Jeanne-A Debats

Publié dans Butins et zappings

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Aphorismes 3

Publié le par Jeanne-A Debats

On n'accuse jamais les autres que de ce dont est capable.

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Piracy is a crime. Noooooooon ? Si, si !

Publié le par Jeanne-A Debats

 

Je viens d’acheter un DVD.

 Parfaitement légal.

 Je le mets en lecture sur mon portable (même pas tombé de camion), pourvu de la version Genuine Windows parfaitement légale, elle aussi !

 Et là, et là, et là PENDANT dix fichues minutes, je me débats avec les bandes annonces de films débiles que JAMAIS je n’achèterai.

 Bon admettons.

 Mais ça, encore ça n’est rien vu que ces pubs veulent bien qu’on les zappe.

Non, le pire c’est la FICHUE vidéo d’avertissement qui te chante pendant un temps infini «  Qui vole un film vole un bœuf et affame toutes les pauvres petites majors du tiers-monde basées à Hollywood ».

Et celle-là, non, hors de question qu’on la zappe, il faut boire le calice jusqu’à la lie, jusqu’à la conclusion inévitable :

 « Piracy is a crime ! »

Voire.

Peut-être bien, les mecs. Vous avez remarqué qu’il y a quelque chose de légèrement contradictoire dans le fait de coller d’office CE truc-là à l’acheteur légal ? Mhm ?

Vous pensez vraiment que les pirates ne sont pas au courant, ou vous avez peur que les non pirates finissent par se rendre compte de l’arnaque ?

N’empêche là, moi, j’ai une furieuse envie de pirater.

N’importe quoi ! Donnez-moi un lien pour pirater « Dorothée contre les reliques nazies* de la mort des Incas », je craque au bout de trois secondes. Je ne sais pas pourquoi.

L’esprit de contradiction sans doute...

Y’a pas de raison.

(Et c’est rien de le dire.)

 

Une petite vidéo pour la route (suggérée aimablement par Stupid chou) :link

  (Bon, avouons que je n'ai toujours pas appris à intégrer le titre au lien.)

(Plus tard, quand je disposerai d'une connexion correcte, au lieu d'un réseau transitant par missi dominici.)

 

 

 

* Est-ce que ça compte ça comme point Godwin ?

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Linda et les garçons

Publié le par Jeanne-A Debats

 

Dans une note de blog, signalée par Jean-Claude Dunyach,  Linda Nagata fait un retour sur sa carrière en tant que femme écrivain de hard science à l’occasion d’un débat qui semble faire le tour du Fandom américain (Tandis que nous, en France, nous penchons sur des questions autrement importantes, typo : « Peut-on admettre dans l’uchronie, un roman avec voyage dans le temps inside ? » ou bien "La cuisse de grenouille est-elle meilleure frite à l'ail ou pendue haut et court dans un saloir ? " -- Ce qui, dans le dernier cas, est une interrogation terriblement française, je n'en disconviens pas.).

 Tout en constatant qu’elle a été accueillie et aidée par ses collègues masculins, soutenue par les nombreux prix qu’elle a reçus, si j’ai tout bien capté : à ce jour, elle aurait vendu 10 000 bouquins, c’est tout. Elle conclut bien sinistrement que si c’était à refaire, elle prendrait un pseudo masculin. Elle avait même renoncé un temps à écrire, dit-elle. Dans le même ordre idée, elle espère désormais en l'édition numérique.


Je vous avoue que j’ai douté un instant, même si je suis loin de posséder son talent et que je n’ai certes pas vendu autant qu’elle.


Mais non, même si je doutais VRAIMENT un jour, ce ne serait pas d’avoir avancé à visage découvert. Si Linda ne vend pas, si je ne vends pas, nos filles le feront peut-être. Gagner du blé, c'est bien, j'adore ça -- après je peux m'acheter des milliers de paires de chaussures aussi improbables qu'importables -- mais ça ne va pas suffire à me couper un sein, ou les deux, même métaphoriquement. Et ça n'est même pas par militantisme, c'est juste que c'est un peu difficile de renoncer à soi.


Et si vous me faites vraiment suer, je ferai de la paranormal romance, peut-être même de la blanche !


Et ce sera bien fait !


Na !

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Nouvelles entrées 3

Publié le par Jeanne-A Debats

zombizounoursCocygate : querelle des grenouilles contre Eliott Ness. Synonyme (en russe) : raspoutitza, synonyme (version « Un Taxi pour Tobrouk ») : sables mouvants, synonyme ( hétéroclite ) : vents solaires dans un bénitier,  synonyme (en klingon) : la colère de Khanchou ou « C’est ça, bois ton lait maintenant », (voir aussi effet BOW, Cocyclics, corollaire de WOB).


Définition : bug récurrent entachant les débats du Fandom, synonyme : querelle à deux balles (une pour le critique, une pour l’auteur), usage : « Houston ? Nous avons un problème de définition, déposez les lasers. ».  (voir aussi Anticipation, Fantastique, Fantasy, Steampunk, SF, Uchronie, Bit-litt  ̶  Ah non, celui-là, il semble que tout le monde soit d’accord.).


Draperie : pose actée par un membre du Fandom clamant haut et fort mais aussi par messages privés qu’il se tire et qu’on ne l’aime plus (Pas nécessairement dans cet ordre-là.), (Et c’est totalement faux mais à cet instant précis, le membre du Fandom a besoin de le savoir.), (Retour probable avant l’apocalypse.). Il est d’usage de se draper pendant un problème de définition ou la poussée inopinée d’un marronnier paranoïaque.


Hétéroclite : membre du Fandom persuadé que le Premier Contact a déjà eu lieu, qu’on ne l’a pas invité ce jour-là à la pizzeria, et que, de toute façon, il aurait été placé entre Georges et le Christ.


Sybille : personnalité du Fandom (écrivainE -- argh -- et  nano-éditrice) atteinte d’une fluctuation de l’avatar et de propos à géométrie variable. Usage : « C’est moi, ou il a défendu la position exactement inverse, il y a 5 minutes ? Il tient des propos sybillins »).

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Adieu, Dark C3PO

Publié le par Jeanne-A Debats

La voili, la voilà, l’affiche définitive de Zone Franche 2012. Si le Dark C3PO a disparu (et je le regrette un peu) il n’en reste pas moins que c’est un superbe vaisseau sur lequel on sent tout de suite qu’il va se passer des trucs…

bagneux2012b

Pour un peu et de sous mon palmier, au bord de la piscine, tandis que je sirote un de ces thés étranges qu’on s’obstine à me servir depuis quelques temps (rouge avec une olive), j’aurais presqu’envie d’être en hiver.

Enfin, mon Héritier N°1 ne cessant de me répéter d’une voix sépulcrale que « Winter is coming », je ne doute pas que cela finisse par arriver.

En attendant, j’écris une histoire de dauphin, un conte de noël et une histoire de Touaregs aculturés mais nanomodifiés.

Tout va bien, la situation est sous contrôle.

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nouvelles entrées 2

Publié le par Jeanne-A Debats

zombizounours42 : réponse ultime (oui, même au déni de la SF, à la définition d'icelle ou de l'uchronie). Également : nombre d'or pour le géomètre klingon de base, ou 21 +21+ 1 Leica dès qu'on se rapproche du Fandom francophone et de Saint-Germain-des-Près.


Point : manifestation égotique délocalisée (voir aussi Chieuse)


"Ta gueule, Georges" : refrain fandomique difficile à exporter dans les contrées francophones outre-atlantiques. Cependant, personne parmi les non-francophones n'est encore allé porter plainte à la commission des armes non-conventionnelles.

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Les Fleurs bleues - Raymond Queneau

Publié le par Jeanne-A Debats

 

 

livresDans les vaisseaux spatiaux qui m’emmènent régulièrement sur Alpha du Centaure, ou  sur le dos de mes voisins, les dragons collectionneurs de nains de jardins, j’emporte toujours avec moi un exemplaire de ce livre.
Je le relis chaque année au moins une fois depuis trente ans, depuis l’année de mes dix ans, depuis le jour où ma mère me l’a fourré dans les pattes comme une bonne grosse tartine de confiture en me disant :
— Tu n’y comprendras rien, mais ce n’est pas grave.
En effet.
Ce n’était pas grave.
Tout y est passé, le beurre, ce côté brûlé du pain que j’évitais toujours, et quand la confiture s’est mise à dégouliner : j’ai tout avalé.
 Gloub. D’un coup.
Je n’y ai toujours rien compris.
J’ai juste compris que ce n’était pas grave.
La vie non plus d’ailleurs.
Ce livre, c’est mon entrée dans l’adorable absurdité du monde et le merveilleux non sens de la vie. Le non sens qui vous rend définitivement libre de tous les canons, les règles, les lois, les diktats...
Ceux du bon goût en priorité, du bon goût en littérature, notamment.
Je ne crois pas que ma mère se soit rendue compte qu’elle m’offrait la clé pour les mondes lointains qu’elle enrage aujourd'hui de me voir visiter, car je suis une traîtresse, contemptrice d’un sous genre pour décérébrés, une prêtresse autrefois prometteuse, désormais défroquée de la sacro-sainte littérature.
Grâce à vous Monsieur Le Livre. Monsieur, je vous dis Monsieur, même si je vous connais (par coeur) depuis si longtemps, même si j’ai dormi la tête sur la forte poitrine du duc d’Auge, ivre d’essence de fenouil dans le hamac de la péniche de Cidrolin  et si je puis indiquer aux Iroquoiselles en sac-à-dos/pataugas la direction du camp de campigne pour les campeurs au décimètre près.
Le vingt-cinq septembre douze-cent-soixante-quatre au petit jour, j’ai considéré un tantinet soit peu la situation historique : elle était plutôt floue.
Tant mieux.

J’ai pu cueillir dans la boue, ça et là, de petites fleurs bleues.

 

 

(Article paru août 2007 dans "Mots comptent double")

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