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Fendragon de Barbara Hambly

Publié le par Jeanne-A Debats

livresBarbary Hambly n’est pas morte et c’est tant mieux !

Na !

Née en 1951, elle a connu bien des avatars, d’écrivain à professeur de karaté en passant par mannequin et vendeuse d’alcools chics. Elle a étudié un peu partout et fort loin de sa Californie natale, jusqu’à chez nous à l’université de Bordeaux. Troisième femme à s'asseoir sur le siège présidentiel de l’association Science Fiction and Fantasy Writers of America* (après Marta Randall et Jane Yolen) elle est la première auteur de fantasy à occuper ce poste, actuellement tenu par John Scalzi.

Femme de goût, elle épousa George Alec Effinger**.

La série dont Fendragon est le premier tome n’a jamais été traduite en France. C’est bien triste.

 20

 

 

La Jenny de Fendragon, elle, vit dans le péché avec John, le seigneur du coin parce que dans le triste pays de mornes bouseux dont ils sont originaires, ils sont les seuls à pouvoir se comprendre l’un l’autre ; déjà, ils sont les seuls à savoir lire.

 John l’érudit compulsif qui tente de retrouver le savoir dans les manuscrits conservés de la chute d’un antique empire et Jenny la sorcière frustrée qui sait que l’art se nourrit de l’art et qui doit composer entre sa vie de femme, de mère et cette magie qui est toute sa vie à elle.

Jenny trimballe sa culpabilité de préférer l’une à tous les autres, c'est-à-dire la magie au compagnon et aux enfants qu’il lui a demandés.

Parce que jamais elle n’a voulu d’enfant, elle.***

John trimballe sa culpabilité de l’avoir clouée au sol près de lui quand elle pouvait voler.

Ils ont trouvé un modus vivendi mais ce statu quo ronge la jeune femme qui se sent de plus en plus portée vers la magie. Elle aime les siens mais elle veut être elle-même. John la regarde tristement mais sans rancune s’éloigner des enfants et lui un peu plus chaque jour.

Lorsque Gareth, prince dégingandé, idéaliste et maladroit, vient demander leur aide pour chasser le dragon qui ravage le sud du royaume…

C’est un conte de fées (le dragon, la méchante marâtre), un roman de fantasy (le guerrier mutique) une parodie (le guerrier mutique porte des lunettes et lit les manuscrits de cuistres improbables datant des temps antiques, les nains sont dans les mines et le dragon dort sur une pile d’or addictif), une histoire d’amour avec un trio infernal (Jenny, John, le dragon, sisi, un trio infernal zoophile) une étude sociologique (perso, je me retrouve tout à fait dans la superwoman banale qui jongle avec les priorités de tout le monde en râlant pour creuser une petite place pour les siennes et qui est tous les jours confrontée à la tentation d’envoyer paître toutes ces sangsues et de vivre enfin SA VIE).

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Ce qui peut sembler répétitif à certaines^^ (cf Sybille Marchetto, ici ) n’est que la tension même du roman, hors du sujet apparent (vaincront-ils la marâtre ?).

Quant au style, je n’ai jamais été bien fan des traductions du regretté Demuth, je l’avoue,  la VO est tout de même bien plus flamboyante et les morceaux de bravoure (descriptions aussi emperlées de joyaux que boueuses d’ichors de toutes sortes suivant les circonstances), sont une vraie jouissance pour la baroque que je suis. Et paradoxalement, entre ces orgies descriptives et les préoccupations on ne peut plus terre à terre des personnages, il naît une petite musique qu’il est difficile d’oublier, car c’est comme un refrain de vraie vie sur une ligne mélodique onctueuse (règle élémentaire n°3) (J’me comprends).******



Ce roman n’est pas un GRAND roman, ce roman n’est pas un roman ULTIME, on ne crie pas AU GÉNIE******* à la lecture. Mais on le garde sur une étagère pour toujours et de temps en temps, on le relit en souriant tendrement.

C’est déjà énorme.

 

20

 

* Comme je trouve que ce mois d’Août est assez mou, je propose qu’on en fonde une de ce genre ( l’association des Auteurs de SFFFF ou AAdSFFF, genre on la surnommerait azedeffe^^) ça nous ferait de quoi nous battre sur un nouveau sujet, les marronniers usuels n’étant plus de la première fraîcheur.

** Mortel auteur, hélas, de Gravité à la Manque.

*** Je vous jure qu’à l’époque du roman ce genre de position est encore assez révolutionnaire pour une nana, et que celles qui revendiquent le choix de ne pas en faire s’en mangent plein les narines, et même maintenant, mes copines bréhaignes**** m’affirment que ce n’est pas si facile *****

**** Terme antique gascon (bon pas forcément positif, je l’avoue) pour désigner une femme qui n’a pas d’enfants.

***** Pardon

****** Voir ici, la règle n° 3 et merci à Soslan chou de m'avoir indiqué cet article

******* Je vais vous faire une confidence: depuis quelques mois, les génies m’emmerdent de toutes façons.

 

 µ ( Note pour mes lecteurs : si quelqu'un sait comment insérer un lien valide dans overblog, je lui offre un pot à la prochaine convention du Village des Fous. Je piétine le système comme un éléphant depuis trois jours et je ne trouve RIEN! Argh.) µ'

µ' et un grand merci à Cachou qui a gagné une tournée de bière :)

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La transmission, Papa...

Publié le par Jeanne-A Debats

2011-07-31 10.18.59

 

 

Dans ma famille, il y a des poèmes, des incipits, des livres obligatoires.

Je veux dire par là que tout le monde est censé les connaître, les récite, fait des jeux de mots avec, sans compter ceux qui les réécrivent à leur manière. La Légende des Siècles a beaucoup souffert avec nous par exemple, et ma  grand-mère aujourd’hui défunte s’était rendue coupable de ceci :


 

(Avec en note les commentaires rituels de mon grand-père né à Constantine)

 

 

Au soir du jour affreux

Où triompha l’armée mahométane *

Fut capturé Titain de Barbantane

Dernier survivant des héros et des preux

On lui vola** son casque et sa cuirasse

Ses éperons et son lourd bouclier ***

On lui faucha jusque z’à**** ses godasses

Et chacun aussitôt périt asphyxi-é****

 

 

 

Voilà, une bonne chose de faite, vous comprenez mieux l’étendue du traumatisme qui m’a poussée vers la SF, maintenant. Pouf, pouf !

L’Héritier est à l’âge où on lui transmet ce savoir précieux, et donc voilà que ce mois-ci ma mère a tenté de lui apprendre l’un des number one****** à notre top familial.

Celui-ci :

 

Lorsque Maillart, juge d'Enfer, menoit
À Monfaulcon Samblançay l'âme rendre,
À votre avis, lequel des deux tenoit
Meilleur maintien ? Pour le vous faire entendre,
Maillard sembloit homme qui mort va prendre
Et Samblançay fut si ferme vieillard
Que l'on cuydoit, pour vray, qu'il menast pendre
À Montfaulcon le lieutenant Maillart.

 

(Clément Marot fecit)

 

 Mais rien à faire, l’Héritier résiste. L’Héritier ne veut pas savoir. L’Héritier bute, l’Héritier se bute et réputègue*******. Jusqu’au moment où sa mère (moi, donc) a une idée que j’ose qualifier de génie, et je dis :

–– Tu ne trouves pas, mon chéri, que Samblançay ressemble beaucoup au Seigneur Veterini ?

L’Héritier méfiant :

–– Dans lequel ?

Moi, innocente :

–– Eh bien… tous non ?

Rire de l’Héritier.

Il le sait son poème, sauf qu’il pique un fou rire à chaque fois maintenant. ********

Ça tombe bien, c’est l’effet recherché dans la famille.

Il n’y à pas que les émissions radio qui passent par satellite, toutes les transmissions sont acceptées, je dirai

Comme ça.

Sans radar.

 

 


 

* Evidemment, c’est encore la faute des Arabes !

** Ah, tu vois ? Qu’est-ce que je disais !

*** Bref il est à poil et c’est ça qui t’amuse, hein, Marie ?

**** Liaison maltapropoooooooooos !

***** La putain de diérèse !


(Fin des commentaires du vieux djennoun)

 

****** Ouais chez nous c’est l’école des fans, QUE des NUMBER ONE !

******* Réputègue : râler dans sa moustache en gascon.

********Je vous ai déjà parlé de la tunique de Cléopâtre ? Dans Hérédia ?

Publié dans Omphalos

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65 000

Publié le par Jeanne-A Debats

Home

 

 

 

 

 

 

Le pauvre fou confit de terreur et de mal être qui a shooté 76 malheureux de chez lui pour se rassurer et croire que la vie a un sens, estime paraît-il, qu'en France, il faudrait descendre environ 65 000 journalistes, professeurs, artistes de tous poils et poilitiques* de toutes plumes pour en faire un pays fréquentable.

Voire.

Perso, je trouve ça plutôt vexant :

a) Je ne fais sûrement pas partie de la liste.

b) Nous sommes 60 MILLIONS, nom de Zeus ! Et seulement 65 000 d'entre nous mériteraient le prix d'une balle ? O_o

 

Alors, ou ce type use de critères de sélection qui renvoient les formalités d'amission à Polytechnique, à l'ENA et à Ulm au rang de simple QCM d'entrée en sixième, ou la France baisse sous son béret.**

 

 

 

 

 

 

 

* Oui, je sais, c'est nul.

** Ou alors, la Science-Fiction fait encore l'objet des manoeuvres du Grand Complot International visant à étouffer sa douce voix apocalyptique.***

*** En parlant de SF, je ne pense pas à moi, hein ? Mais bon, je suis sûre que si la SFn'avait pas été oubliée dans les comptes nécros de Breivik, on en serait au moins... au moins... au moins... à 65 003 ou 65 007 !

Ce qui déjà serait plus raisonnable.

Publié dans Mauvais esprit

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En attendant le bus galactique

Publié le par Jeanne-A Debats

 

           Parke Des étudiants en virée pour fêter leur diplôme, quoi de plus banal ?

  Sauf que ces deux-là, êtres de pure énergie, ont dessaoulés sur notre planète aux alentours de -30 millions d’années. Leurs potes, las de les attendre, se sont tirés ; ils reviendront les chercher un jour...

  L’un des deux frères, brillant généticien et exobiologiste, se fait suer en attendant, alors il donne un tout petit coup de pouce à l’évolution intellectuelle d’une tribu de singes tout près de leur bivouac...

 

            30 millions d’années plus tard, c’est le bordel intégral :


  un nouvel Hitler risque de faire son apparition aux States, et les deux frères espèrent faire un peu de nettoyage du labo avant le retour tout proche de leurs copains. Heureusement qu’ils peuvent compter sur Judas, Jésus, un joueur de saxophone et l’assassin d’Abraham Lincoln.

  Faut dire qu’ils risquent d’avoir de sacrés comptes à rendre...

 

           

 

Un roman à la fois rigolo, tendre et profond, très profond même, que je conseille à tous. Moi ,ça fait une bonne dizaine de fois que je retourne attendre ce bus-là, je ne le regrette jamais. Une pinte de bon sang et une grosse dose d’intelligence, ça fait toujours plaisir :)livres

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C'est une chanson... galactique

Publié le par Jeanne-A Debats

C’est un poème* dont j'ai oublié l'auteur, que j’aimais, qui me fait penser au space op (Eh oui) mais que j’ai oublié et le net avec moi apparemment :

 

 

 

Il faudrait le courage de partir pour partir vers les villes dont les noms éclatent dans les livres comme des feux de Bengale

Santiago du Chili, Cristobal, Agadir

Ou vers les ports d’oubli, escales d’univers

Copenhague, Vancouver, ou Anvers

Il faudrait le courage de partir pour Anvers

Et là…

Entre deux verres de …**, bercé par cette langue étrange et gutturale que l’on ne comprend pas

Rêver comme un gamin

Dans les grands yeux d’eau grise d’une fille nordique

Au voyage de demain

Vers les mers australes

Que l’on ne verra pas


Sur toutes les moleskines

Des cafés dans les ports, les marins ont rêvé

D'un jardinet d'azur entouré de glycines

Qu'ils me donnent leur place !

Le café crème attend dans les bistrots

D'Ivry, de Vitry, de Grenelle

Avec les croissants chauds

Le journal du matin où le monde assassine

Et la mince gamelle

Qu'on emmène à l'usine

Pour manger son fricot

Qu'ils me donnent leur place !

Dans les flancs d'un cargo

Qui descendrait l'Escaut

En donnant de la bande

Qu'ils me donnent leur place !



Et là…

Assis sur un cordage

Les yeux en contrebande

Je laisserai filer en rêvant d’abordage

Loin, bien loin derrière moi le… ***désolé

Des jours irrémédiables

Le cœur aux cent mille diables

 

 

* Yves Montand l’a chanté jadis.

** et *** oublié

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Le Non de la Prose.

Publié le par Jeanne-A Debats

livresZut, Umberto Eco n'est pas mort ET JE SUIS TRÉS DÉÇUE !

Pas qu'il soit encore en vie, hein ?

Je ne veux pas la peau du type qui a écrit Le Nom de la Rose, quand même pas.

Mais dès le deuxième post dans cette catégorie, il m'oblige à rompre une promesse que je m'étais faite sous votre nez : ne dire que du bien des livres dont je causerai.

Et là, avec Le Cimetière de Prague, ben, c'est fichu, je ne peux pas. Oh, c'est divinement écrit, prodigieusement documenté, parfois on voit passer Dumas (avec son pantalon) et JE ME SUIS FAIT SCHMIIIIIIIIIIIIREUH....

Terrible.

Affreux.*

Je ne crois pas au personnage, que voulez-vous ? Il est tellement antipathique, sans l'ombre d'une lumière (à la page 170) que je ne peux plus continuer. Je m'ennuie, j'attends qu'il crève, ce n'est quand même pas normal ! Même dans La Mort est Mon Métier (Merle), j'étais parvenue à empather avec Rudolf Hoess, c'est dire...

Mais là, ce n'est juste pas POSSIBLE. Le héros est tellement con, borné, veule, fourbe, fou, anti hommes, femmes, enfants, chats, chiens, guéridons, que non.

Il n'est même pas -- et c'est le comble -- crédible, à ce stade. Du coup, on s'en tape de ce qui lui arrive, on se fiche de l'histoire de l'italie, on en a rien à carrer du Manifeste des Sages de Sion, parce qu'on n'avale pas une minute que cet abruti manipule quoi que ce soit dans l'ombre : IL N'EXISTE PAS.

(En tout cas, on se dit qu'on préfère qu'il n'existe pas, puis on pense à la Norvège, et on se dit brrr, c'est pas si évident.)

Bon, on peut se dire que Eco en a sûrement remis une louche, voire une pelleteuse, pour que les mals comprenants, sachent immédiatement que non, lui, Eco n'est pas antisémite, mysogine, raciste, confit dans le christianisme le plus hypocrite, le plus répressif et le plus épais, etc, etc.

Que le livre se positionne contre tout ça justement (Et on le comprend d'être précautionneux, quand on voit le "Malentendu Starship Troopers", au hasard. ).

Mais non, non, non et non, je suis navrée, mais trop c'est too much, vous n'auriez pas dû, colonel Jones !

À un moment, même le traducteur craque. On sent qu'il n'en peut plus de ce sale mec. Il lui fait dire "flic"** ou "fric"**', je ne sais plus, mais ce dont je suis à peu près sûre c'est que ce mot-là est une erreur de traduction, compte tenu de l'ambiance générale, du ton et du style superbe de ce même traducteur.

Cela dit, le héros non plus ne s'aime pas, alors le lecteur serait un saint, s'il y réussissait.***

Or moi j'aime les persos, j'ai besoin d'aimer au moins un petit poil les persos pour m'intéresser à ce qui leur arrive.

donc bon.

NON.

Voilà.

Un conseil, si vous avez envie d'Italie au mois d'Août relisez Giuseppe Tomasi  di Lampedusa.

Le Guépard, c'est toujours aussi sublime.

D'ailleurs, j'y retourne immédiatement...

 

 

 

 

 

 

 

* Ma seule consolation, c'est qu'il y a forcément quelqu'un dans le monde qu'un de mes bouquins fait chier quelque part. C'est bas comme revanche, j'en conviens, je ne dis pas que c'est juste, je dis que ça soulage.

** et **' dans les deux cas, ça colle bien avec le sujet du roman.

*** Et mes prétentions à la sainteté, vous vous en doutez, sont assez minces...

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Aphorisme de l'Héritier 1

Publié le par Jeanne-A Debats

Les appels à l'héroïsme, c'est toujours en PCV.

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Chateaubriand ou Bidule !

Publié le par Jeanne-A Debats

Avez-vous jamais entendu quelqu’un dire ceci ou quelque chose de ce genre ? *

— Je viens de relire les travaux de Schrödinger**et jamais je ne me suis senti si petit physicien.

La réponse à ceci pourrait être :

— Et donc tu n’es pas content d’être Alfred Bidule, inventeur du bidule, qui réjouira les générations dans les siècles des siècles, ou au moins tes deux enfants, Ermintrude et Albertin ?***

Ah ben non. Il n’est pas content du tout, se sent nul et arrête d’inventer des bidules (enfin pendant cinq minutes, faut pas rêver non plus).

Et il n'est pas le seul.

Mais ça les mecs***’, c’est de l’orgueil vraiment super mal placé, et je peux vous en parler.

La preuve :

la dernière fois qu’un médecin m’a fait un certificat médical attestant de mes capacités à faire du sport, c’était il y a cinq ans et je remontais à cheval.

— Je te préviens, me dit-il, c’est zéro chute ! Sinon l’an prochain, je ne te le fais pas.

(Oui, mon toubib me dit « tu », c’est dans le sud-ouest, on n’est pas si formaliste quand on a fait suer la même maitresse d’école ou quand nos grand-parents respectifs se sont retrouvés à chaque extrémité d’un même fusil en 1945.)

J’ai fait du deltaplane également (il y a un siècle), du golf (il ya deux siècles), du ski (il y a trois siècles), des sports de solitaires, comme le cheval, ou du moins des sports où l’on n’est pas obligés de comparer sans cesse avec ce que fait le voisin pour voir où on en est.

C’est que je vais vous faire une confidence : le voisin ne semble jamais un étalon (huhu) assez fiable pour me montrer où j’en suis. Même et surtout quand le voisin est champion olympique.

Ce qui compte pour moi, c’est où j’en suis au regard de ce que j’ai réalisé la dernière fois. Et si j’étais ravie jadis quand Gene Kelly*****venait de se faire un slalom spécial sans faute, c’était sans voir la moindre relation avec mon dernier chasse-neige à La Mongie.****** Pour lequel j’étais tout aussi ravie : deux descentes de noire sans chute*******, hosanna !

Ça, c’est de l’orgueil !

(Force m’est d’avouer que j’en suis pourvue à ma convenance, car bien que notoirement des plus difficiles à contenter en toute autre chose, je n’ai point coutume d’en désirer plus que j’en ai.)********

Bref, pétez d’orgueil, les mecs, be yourself et surtout aimez les livres des autres ! Vous n’auriez pas pu les écrire de toutes façons, et ce n’est pas une question de talent, absolument pas.

Cela dit, j’ai arrêté le cheval.

Tout ça parce qu’une fois, il y’a trois ans, j’ai franchi un obstacle une seconde avant ma monture.

Où mène la concurrence mal placée, tout de même !

The harder they fall...

 

 

 

 

 

 

 

* À propos de macramé, de danse de salon ou même, je dis ça complètement par hasard, de littérature…

**  Et c’est Schrödinger qui remporte le prix Nobel de la Séduction Quantique (Si,si regardez bien les autres !) Désormais, mon quanticien à moi que j’ai ce sera Erwin, Erwiiiiiiiiiiiin !


erwin-schrodinger

Erwin Schrödinger (1887-1961)

Quote : “I don't like it, and I'm sorry I ever had anything to do with it.”


*** et ***' Vous noterez que je sous-entends fortement que la personne qui profèrerait ça serait forcément un monsieur. Non, c’est pas du sexisme, juste de l’intuition féminine.****

**** Intuition renforcée par cinq exemples récents, ce qui aide salement les intuitions.

***** Pardon Jean-Claude

****** Station des Pyrénées surtout connue pour Le Tour de France. *******Enfin, une fois je m’étais volontairement assise pour éviter un sapin, mais ça ne compte pas si ?

******** Faut dire que si on m’en rajoutait, je devrais faire l’emplette d’une combinaison spatiale : la stratosphère n’est pas un endroit très respirable, ce me semble. Ni très chaud.

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Jeux de mots 3 L'Héritier contrattaque :

Publié le par Jeanne-A Debats

Le mythe décisif, c'est pas la mer à boire...

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Le smilie, c'est le mal !!!!!!

Publié le par Jeanne-A Debats

485px-Paradise Lost 12

 

 

 

Le smilie, c’est le mal.

Il faut se faire à cette idée. Cette bouillie nauséeuse de signes de ponctuation qui sert à préciser à quel degré et quelle intention porte le message internet de base est à proscrire absolument de la communication rationnelle de l’homme de goût postmoderne.

 

 

 

Car ce dernier dit exactement ce qu’il veut dire, sur le ton qui convient, à quelqu’un qui va saisir immédiatement si le scripteur plaisante, ou non, et s’il a l’intention d’allumer une guerre inexpiable ou d’imposer une paix définitive sur le nano-sujet dont il est question entre eux.

 

Le smilie parasite le message, en détruit toute la portée poétique, philosophique et sociétale.

Le smilie fait passer son usager pour un adolescent de 13 ans lâchant des « coms » sur Skyrock.

Le smilie est laid par essence.

Le smilie porte un nom étranger et n’a pas sa carte de séjour.

Le smilie est une lèpre rampante qui dévore le beau, le vrai et le bel aujourd’hui.

Le smilie parle Klingon, la preuve :

 (Tous droits plus ou moins réservés Roland Trique, linux.france.org)

 

i-=< __.

J’appartiens au Fandom.

 

i-=<*** __.

Attention, j’appartiens au Fandom norvégien !

 

i-=<****** o-(==<

Trop tard

 

-$

Je suis un nano éditeur

 

$

Je suis un micro éditeur

 

$$$$

Je suis l’antéchrist 1, 2  ou 3 

 

 (-o-)

Tie Fighter (StarWar)

 

(:( =|

Je porte un costume de fantôme

   

(:-*

Silramil

 

 (:-I

Crâne d'œuf

  

(:=)

DEUX nez (?)

 

 ([(

Robocop

 

(}-8]

Barbu gaucher avec des lunettes et des écouteurs

  

(V)=|

Champion de Pacman

 

*-(

Cyclope ayant un œil poché

 

    *-)

Mort par balle

 

( ) (o)  

Je suis une Amazone (copyright JCD)

 

(o) ( )  

Je suis une Amazone gauchère...(JCD bis)

 

  JCDΩΩ ?

J'ai perdu mes lunettes

 

  *<|:-))

Papa Noël (Ho Ho Ho)

 

+-(:-)

* Leader religieux
* Le Pape

 

+<.'v

(profil) Chevalier

 

- @=

Message au sujet de la guerre nucléaire

 

-(

Il faut absolument des lunettes de sécurité, surtout dans la salle du laser de haute énergie

 

.-(

Vous devriez porter des lunettes de sécurité

 

...---...

SOS

 

 /:-|

Mr. Spock

 

:-

Programmer en PROLOG

 

:-) ... :-( ... :-) ... :-( ...

Maniaco-dépressif

  

:-)==

Arnold Schwarzenegger

 

:-:

Mutant
 

:-[

 Je suis un vampire


:-E

* Vampire ayant des dents proéminentes
* Vampire à dents de lapin

 

:-F

Vampire auquel il manque une dent

  

:-X

* Pas de bruit ! (Quiet Lab)
* Je ne trouve plus la touche shift !


RMD o)

Je porte un tee-shirt improbable

 

RMD o) п—п

Je porte un tee-shirt improbable et j’écris dans Bifrost

 

 :/7)

Cyrano de Bergerac

 

:<

* Midget unsmiley
* Quoi ?

 

:=)

J'ai deux nez

  

:?)

Philosophe

 

:^)

 Vue de 3/4 d'un elfe
  

<&&>

Message concernant les poulets en caoutchouc (Prix Darwin in progress)

  

<:-)<<|

Je suis dans une fusée spatiale

 

 [:)]

  Je suis dans un satellite


[:(]

 Je suis dans un satellite dont les pièces ont été intégralement commandées à Taïwan sur appel d'offres


 

>:-I

Net.startrek

 

>|(

Robocop : Merci de votre coopération.

  

@-(

Ulysse ! Amenez-moi Ulysse !

 

@-)

Cyclope

 

@=

Flame au sujet de la guerre nucléaire (et des champignons)

 

 [:]

Je suis un robot

 

[:|]

Je suis une IA

 

{[8Е]

Je suis Bender

 

_\\//

Le salut de Vulcain

 

{

Alfred Hitchcock

  

~~\8-O

Je devrais réparer les fils dénudés de mon terminal

 

~~~\8-O

Trop tard...

 

0:-)

Ange

 

2B|^2B

Shakespeare (pour programmeur)

 

2B|!2B

Shakespeare (pour programmeur, variante)

 

8(:-)

 Mousquetaire

8-#

La Mort...

 

8b

Grenouille coquine

 

8P

Grenouille qui tire la langue

 

B)

Grenouille qui porte des lunettes de soleil

 

B-)

Batman
 

E-:-)

Je suis radio amateur

 

E-:-I

Je suis radio amateur

 

E:-)

Je suis radio amateur

 

EK(

Frankenstein

 

 

L'homme invisible

 

 


 

 

J’espère vous avoir convaincus.

(Ou pas.)

;-))

Publié dans Le MAL

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