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Les boîtes, les carnets, les gens

Publié le par Jeanne-A Debats

à l'appui de la fenêtre

à l'appui de la fenêtre

Je crois qu'on peut raisonnablement supputer que j'aime bien les boîtes.
Pleines ou vides.


Boîtes à bijoux, à pastels, à foulards, à épingles à cheveux, plus sûrement boîtes à rien. J'ai oublié ce que j'y ai enfoui.
Un peu comme les carnets. De notes, de textes, de croquis, voire encore et toujours... vides.


L'une des seules vraies raisons pour laquelle je me traîne encore à Livres Paris, c'est qu'ils font l'aumône d'un merveilleux carnet aux pathétiques auteur.rice.s qu'ils ont la munificence dédaigneuse d'inviter à parer leur merveilleux salon en les priant de mettre des paillettes sur leurs haillons.


Les boîtes et les carnets, c'est comme les gens, on ne sait pas ce qu'il y a dedans.
J'aime bien les gens.

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Le nom de la grosse

Publié le par Jeanne-A Debats

(L'écrivain partagé.) (Entre l'albatros et le canard) (Allégorie)

(L'écrivain partagé.) (Entre l'albatros et le canard) (Allégorie)

 Note de service [1] à l’usage des gentils lecteurs, libraires, interviewers, blogueurs que je n’ai pas le plaisir de connaître.

Mon nom de famille [2]ne se prononce pas :

Deubat x_x.

Ni :

Débat [3] X_x.

En France, la typo exige que les maj soient accentuées si elles le sont, donc s’il y a pas d’accent, euh...

Et pas plus :

Deubate.

Encore moins :

Débate [4]. X_X.

Je suis d’origine aquitaine[5], toutes les lettres se disent [6]. Par exemple, chers Parisiens, la ville d’Éauze, ne se prononce pas « Ose », [7] mais « Eh, Ose[8] » !

 et donc, pour moi, ça donne :

Jana DEUBATSEUH [9], Nom de Zeus ! :D

Siouplé.

Merci.

Bisou.[10]

 

 

[1] Et de rappel.

[2] Qui n’est même pas un pseudonyme, j’ai pas assez d’imagination.

[3] Y’a PAS d’accent eh, vous avez vu ?

[4] Combo !

[5] Une région en dehors du Périphérique, massivement au sud de la Loire.

[6] Et plutôt deux fois qu’une.

[7] Ce qui serait joli, je n’en disconviens point.

[8] Pas mal non plus.

[9] Et on peut quand même me dire tu.

[10] Pour ceux qui ont peur de la contagion, je peux me contenter d’un salut citoyen et équitable.

 

 

 

Militance

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Ma première leçon

Publié le par Jeanne-A Debats

années 90

 

Je me souviens de l'entretien avec l'inspecteur.

J'ai un très grand pull mohair en ce mois de mars tiède et mutin. Il me descend jusqu'aux genoux sur mon jean passé. Ma mère l'a tricoté au point de chenille à la fin des années 60 pendant le printemps de Prague. Il est kaki et indestructible, du coup je l'appelle "le tank". Les grosses mailles sont chargées de dissimuler au recruteur que je suis enceinte de 6 mois. Je VEUX ce boulot, pas question de me faire bouler pour un détail aussi anecdotique qu'un accouchement fin juin.

Selon moi, ça passe, juste, mais ça passe. Faut dire qu'en prime de n'avoir jamais donné un cours de ma vie, je suis primipare. Je n'ai aucune idée de ce qui m'attend, et, dans un cas comme dans l'autre, je suis d'une naïveté confondante.

Mon moi d'aujourd'hui en rigole encore. Doucement pour ne pas réveiller la cruche à deux anses que j'étais hier.

L'inspecteur a besoin d'ouailles. Et vite. Il me regarde à peine. Juste deux ou trois conseils basiques sur la nécessité d'arriver à l'heure en classe et même dix minutes en avance. (Ah bon ?) Puis il me tend l'ordre de mission avant de me donner congé.

Je sors en trombe du rectorat, j'étouffe dans le "tank". Je l'ôte sur le trottoir avant de m'allumer une clope, les jambes tremblantes. C'est seulement à ce moment-là que je jette un oeil à mon nouveau poste. J'écarquille les yeux. C'est au fin fond de la Seine-et-Marne dans un patelin dont j'ignorais même l'existence. Tout ce que j'en sais c'est que l'on construit un bidule dans le coin, un bidule à princesses roses qui m'agace déjà, alors même que les murs en sortent à peine de terre.

Deux jours plus tard, je commence le périple ferroviéro-buso-porté qui me conduit dans le village. Trois heures de trajet. vers la fin du parcours, je suis saluée par des statues géantes et plastiques de Mickey et Minnie encore sous leurs "blisters", j'imagine qu'on peut appeler cela ainsi.

Génial.

Je m'attends à un entretien avec le chef d'établissement. Il dure dix minutes pendant lesquelles il m'informe de mon emploi du temps et m'apprend que je suis en classe une heure plus tard devant les troisièmes techno.

Ladite heure passe à une allure folle, j'improvise une explication de texte à l'aide du manuel de la classe qu'on m'a tout de même fourni d'un air pincé. Je sens que je vais m'entendre avec la documentaliste qui visiblement appartient à cette espèce en voie de disparition de bibliothécaires qui détestent voir sortir leurs bouquins.

— Vous le ramenez dans deux heures ? Je peux avoir confiance en vous ? C'est quoi votre nom et votre adresse ?

Je remercie en murmurant, bleue de trouille verte. Je tremble. Et je ne vais pas cesser de trembler le cours durant. Au point que je vais le terminer menton posé au creux de mes mains, le nez dans le texte, mon cou ne supporte plus le poids de ma tête. Je suis tétanique.

Les gosses sont effrayants, aussi grands que moi, avec les mêmes tee shirts métal que mes potes. Mais ils ne mouftent pas et prennent consciencieusement des notes dans un silence que je crois religieux.

En fait, il est consterné et apitoyé, je vais l'apprendre juste après la sonnerie.

Qui résonne enfin alors que je n'ai plus un poil de sec, mais tout de même, j'ai fait mon expli de texte, avec un brio raisonnable. Je suis assez contente de moi : je ne me suis pas évanouite, telle une de mes amies chaque fois qu'elle croise un écrivain. J'imite les gamins, je range mes affaires en vitesse avec une seule idée : fuir cet endroit le plus rapidement possible. Sauf que trois filles maquillées comme je n'ose même pas à carnaval s'approchent du bureau dans l'intention évidente de me parler.

La crise de panique remonte en flèche. Qu'est-ce qu'elles me veulent ? J'ai vraiment tout dit à propos de ce texte de merde, plus jamais je ne pourrais lire la Marquise de Sévigné sans crever de haine.

— Madame ?

— Oui ?

— C'est pour quand le bébé ?

Merde, je suis passée à travers l'inspecteur, le principal, mais les mômes eux ne se sont pas laissés abuser par le "Tank". Je bafouille.

— Fin juin ?

Genre : je sais pas, c'est pas moi, j'ai un alibi.

Elles me sourient toutes les trois, enchantées. Puis elles se regardent entre elles, poussant la "leader" à continuer.

— Sinon madame, vous êtes gentille, hein ? On voit que vous voulez bien faire, que c'est votre première fois et que vous ne vous payez pas notre tête, mais...

Glups.

— Mais on a rien capté, là, à votre marquise.

Je déglutis.

— Rien ? Du tout ?

Elles sourient encore plus fort. L'une d'entre elles prend d'autorité le livre encore posé sur le bureau. Elle l'ouvre.

— 'Voyez, là, cette phrase ?

Je hoche la tête. Je la vois bien, c'est du pur Sévigné, un monument de rosserie et de style réunis. La fille renvoie une de ses mèches décolorées en arrière. Il y a du rose dans mon souvenir, mais peut-être aussi du bleu. Elle se penche sur la page et déchiffre avec peine :

— Voyez ce mot-là, il existe même pas. Z'êtes sûre que c'est du français ?

Ses copines font chorus, elles me montrent un à un tous les mots qu'elles et leurs camarades n'ont pas compris, à savoir les deux tiers du texte. Quand elles s'attaquent à mon expli elle-même, on passe à 95 pour cent.

Je les ai trouvés bien patients mes premiers professeurs le jour de ma première leçon.

 

 

 

 

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Meilleurs voeux

Publié le par Jeanne-A Debats

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(L'essentiel de ce texte est la propriété incessible d'une amie de Marika Moisseeff)

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Ma wishlist de nowel *

Publié le par Jeanne-A Debats

 

Porcelaine, Estelle Faye, Moutons électriques


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Les Souffles ne laissent pas de traces, Timothée Rey , Moutons électriques***


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Le Melkine, les 3 tomes, Olivier Paquet, Atalante


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Le Sang des Sept Rois, Régis Goddyn, Atalante


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Le Livre du Caca,  Terry Pratchett , Atalante


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Sept secondes pour devenir un aigle, Thomas day, Le Bélial

 

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Juste à Temps, Philippe Curval La Volte

 

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Exodes, Jean-Marc Ligny, Atalante

 

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Rainbow Warriors, Yal Ayerdhal, Le Diable Vauvert


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Le Dernier Loup-Garou, Glen Duncan, Denoël

 

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* même si j'ai déjà reçu certains en sp ou en cadal**

** un cadal, des cado

*** Pas reçu, offert par personne, see what I mean ?

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Le cadeau du Semeur de Mirages

Publié le par Jeanne-A Debats

 

Vous ne me verrez jamais avec les cheveux courts,

Mandy l'a fait...

 

 

Jeanne des ombres

 

Photographie Mandy.*


(à partir d'un cliché d'Olivier Cotte)

 

 

 


* J'adore la petite mante religieuse sur l'épaule.**

**Ces bestioles sont fascinantes.***

*** Elles sont d'un vert incroyable.

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le dossier 51 *

Publié le par Jeanne-A Debats

Mère de deux gosses dont un handicapé, autiste de haut niveau**, je remplis environ 8 à 10 dossiers administratifs par an.

En général, leur épaisseur*** en documents à fournir varie entre une bible de Jérusalem et un annuaire du 20° arrondissement.


Dans le tas, un coup sur deux on me demande le jugement de divorce qui m’opposa jadis à mon ex mari. La plupart, du temps je fournis les feuillets principaux : ceux dans lesquels le juge a statué sur le divorce et la garde des enfants. Pour les administratifs raisonnables, ça suffit la plupart du temps.

Mais y’en a toujours UN, au moins par an, qui exige L’INTEGRALITÉ du jugement. C'est-à-dire les parties où le juge récapitule à l’envie ce qui a donné lieu au divorce :


A savoir que :


Mon ex noyait des chatons

Moi, je forniquais avec des licornes

Il avait vendu des nazis pendant la guerre

J’avais dénoncé ses parents à la convention de Genève pour fabrication d’arme non conventionnelle à l’aide de cellules souches

(Sans compter le moment génial où nous nous crêpâmes le chignon pour savoir qui allait repartir avec la petite cuiller ornée d’un écusson de Montbéliard, souvenir de notre voyage de noces – trois pages)


Bref bordel, chaque fois je me demande ce que le fonctionnaire lambda a si terriblement besoin de savoir sur nos turpitudes passées (depuis 14 ans) à mon ex et à moi afin de décider si oui ou non le petit dernier a droit à l’alloc « x » ou la « prise en charge y ».

 

Je trouve ça intrusif et punitif de nous faire revivre une fois par an, ces moments pénibles où ce brave homme qui me supporta dix ans (tout de même) et moi, nous comportâmes de façon tout à fait déraisonnable.****

 

Donc ma question est la suivante :

 

QUAND EST-CE QUE l’administration de ce pays aura suffisamment de respect de l’intimité (même déraisonnable) des contribuables pour éditer un joli petit papier récapitulatif en même temps que le jugement lui-même, qui dirait seulement ce qu’on a vraiment besoin de savoir et éviterait cette replongée annuelle et désagréable dans les errements passés d’un couple mort ainsi que leur étalage dans tous les bureaux administratifs de la République ?

 

Ça dirait en gros :

« Monsieur et madame Lampion & Pampille ont divorcé le tant de l’année tant et la garde du yorkshire a été décidée en faveur de madame Pampille ex Lampion, ou monsieur Lampion toujours Lampion, dans le cadre suivant… etc »

UNE PAGE!

(au lieu de 15 !)

 

Sans compter que ça ferait de la place aux archives, donc.

Je dis ça, je dis rien*****

 

 

 

 

 

 

 

 

* Pour fans de Michel Deville only.

**Dits le Mutant pour l’aîné et le Gremlin pour le cadet

*** Celle des dossiers, pas celle des mômes.

**** Alors que maintenant on s’entend plutôt bien, voire plutôt mieux que durant notre jeunesse folle.

*****Et je retourne à mon dossier CAF dont la hauteur est en train de mettre en danger mon lustre à paillettes.

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De temps en temps, ça me prend

Publié le par Jeanne-A Debats

Tu seras un homme mon fils

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,

                            Tu seras un Homme, mon fils.

 

Rudyard Kipling

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Le sens de la vie

Publié le par Jeanne-A Debats

Aujourd'hui qui est un jour particulier pour moi*, en compagnie d'Ugo Bellagamba, j'ai le plaisir de vous montrer le sens de la vie.**

 

 

 

 

le-sens-de-la-vie.jpg

 

 

(Photo Ellen Herzfeld, dite 21, à la Convention Française de SF de Semoy 2012)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Et éventuellement, ma mère.

** D'aucuns prétendent qu'en fait nous avions aperçu Batman mais ça c'était plus tard, après le digeo.

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C'est la première fois qu'il me fait de la peine.

Publié le par Jeanne-A Debats

Comme je ne suis pas un jeune auteur des années 90, comme je n’ai dans ma vie joué que deux ou trois fois à des jeux de rôles ou des jeux vidéos*, comme je ne suis entrée dans le fandom qu’en 2001**, comme j’ignorais même jusque là qu’il existait des fous pour faire des critiques sur les livres de SF que je lisais en cachette de ma mère, comme je ne lisais pas Le Fleuve Noir***,  Roland C. Wagner n’a eu aucune influence ni sur mon écriture, ni sur mes lectures. Rigoureusement aucune. Lui, je l’ai lu dans ces eaux-là (celles de 2004) en me demandant qui était « ce petit jeune qui écrivait aussi bien qu’Ayerdhal et Jean-Claude Dunyach ».

On ne peut pas être plus naïve. Plus newbie.

Roland pour moi, ça a d’abord été le membre d’un forum que j’ai contacté par messages privés  pour lui dire de bien vouloir se calmer. Rô, à ce moment-là, était entré dans une de ses phases de noire colère dont il était capable, et il le faisait savoir partout. Avec fracas.**** J’allais apprendre que c’était un état de fait relativement récurrent. Je suppose que Rô fut assez étonné de se faire tirer les oreilles comme un galopin par une inconnue à lunettes. Assez en tout cas pour ne pas m’envoyer bouler et finir la conversation sur le thème « C’est lui qui a commencé, Madame ! ». C’est là qu’on a ri, qu’on a commencé à causer minimum une fois par semaine, que j’ai continué à lui tirer les oreilles sporadiquement.**** * Putain, ça fait 10 ans maintenant, j’ai l’impression que c’était hier, quand je pense à ceux qui le connaissaient depuis son adolescence…

Même si je l’ai croisé IRL*** *** à cette époque-là, je n’avais jamais fait le lien entre cet homme que je voyais de loin et le sale gosse que je calmais quelquefois online.*** *** *

Finalement, je me dis que moi aussi je l’ai connu adolescent, puisqu’il n’a jamais vraiment cessé de l’être.

Et ça c’était chouette : comme il me le disait récemment « Toi, Jeanne, tu auras toujours seize ans », je crois me souvenir que Sylvie a rajouté un truc du genre que ça me ferait toujours trois ans de plus que lui, à moins que ce soit Lucie Chenu ou MF, sais plus. Voilà, c’était un formidable compagnon de cour de récré et de beuverie.

Même si c’est pour Rô que j’ai écrit La vieille Anglaise, pour une antho qu’il n’a jamais sortie, même s’il m’a fait monter pour la première fois sur une scène de festival, même si on a discuté pendant des heures de bouquins, de narratologie, de littérature, de rock, de fringues, de physique et de métaphysique, même si Rêves de gloire m’a assise les yeux dans le vague, même si depuis je rêve d’aller à la Pointe Pescade, ce ne sera pas pour ça que je me souviendrai de lui.

Je me souviendrai des fous rires et des engueulades, de sa mauvaise foi de fer et son intégrité de titane, je me souviendrai de la vraie amitié et de ses yeux qui frisaient, de cette façon incroyablement tendre et douce qu’il avait d’être ami avec les filles, en toute masculinité et sans la moindre ambigüité macho, de cet amour qu’il avait pour sa compagne. Je me souviendrai de ça, parce que les icônes, Rô, il avait horreur de ça.

Et que je l’aimais.


* Avec un pistolet sur la tempe ou la promesse de pizzas décongelées

** Et par des voies largement tortueuses

***Ben non, pas à ce moment-là. C’est ballot hein ? J’aurais pu avoir « l’Odyssée de l’espèce » en édition originale.

**** Sur le forum où je croisais, ça ne se faisait pas. (Enfin pas trop, pas en mélangeant l’œuvre et l’homme.) Et je tenais à ce que ça dure.

**** *Y’avait de quoi faire.

*** ***In Real Life

*** *** * Il n’y a pas d’autre mot.

*** *** **Avouons que quelquefois je l’ai chaudement encouragé aussi^^

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