Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Passée cette limite, votre ticket n’est plus valable.

Publié le par Jeanne-A Debats

 

 

 

bagneux2012bL’Appel à Textes pour Destination Univers se termine dans deux jours, avis aux retardataires !!


 Le comité de lecture a déjà commencé à plancher sur certaines nouvelles dont nous connaissons à peu près le destin, oui ou non, mais pas avec certitude. (Sauf apparition éventuelle d’un génie absolu, et encore).

Nous avons reçu environ une vingtaine de textes ce qui n’est pas énorme sauf que compte tenu de la relativité restreinte de l’Appel à Textes ce n’est pas étonnant non plus, à la limite c’est même un nombre respectable.

Donc patience, espoir, tout n’est pas joué.


À vue de nez, très peu d’entre eux étaient hors sujet ou ne tenaient pas compte des paramètres du thème.


Alors, je dis bravo à tous et merci.


L’avis définitif du comité de lecture devrait se faire jour aux alentours du 15 septembre.

Les lettres de refus partiront en premier, ne comportant qu’une phrase lapidaire et sans ambiguïté, celle-ci :


« Nous avons le regret de vous faire savoir que votre texte n’a pas été retenu dans le cadre de l’appel à textes Destination Univers, au plaisir toutefois de vous lire ailleurs et demain, keep watching sky, J-A&J-C. ».


Nous ne pensons pas, moi en tout cas, qu’en faire des tartines sur un sujet pénible est une bonne solution. Je préfère faire ça net, sans bavure et que la victime souffre le moins longtemps possible.

N’y voyez donc pas un mépris pour votre travail.

Juste « C’est un boulot désagréable, mais il faut bien que quelqu’un s’en charge. ».


Lorsque toutes les réponses auront été envoyées, ceux qui en feront la demande pourront avoir accès aux avis du comité de lecture ayant motivé la non-acceptation.

Sachez cependant que :


a) ces avis seront  anonymes.


b) ces avis seront  non édulcorés, je n’ai pas le temps de faire mieux que vous les copier-coller, j’ai une vie et de toute façon je pense que l’aspartame est mauvais pour la santé. Ne perdez jamais de vue qu’ils n’ont jamais été conçus pour vexer quelqu'un, mais comme outil de travail entre nous et que DONC LE REFUSÉ ne le sera pas méchamment malgré le ton parfois ironique qu’auront pu prendre certains membres du comité.


c) ces avis seront indiscutables. Inutile de nous faire part de votre sentiment d’injustice (même si vous avez raison) (surtout si vous vous avez raison) de toute façon, tout refusé le ressent comme ça; ceux d’entre vous qui n’ont jamais essuyé de refus ou tenté leur chance ne s’en trouvent pas découragés, s'il vous plaît. Vous commencez à être des grands et les grands, ça sait entendre un non sans se rouler par terre.

Éventuellement, et sans préjuger de la réponse des membres du comité, vous pourrez demander cependant des précisions que je relaierai.


Voilà, ces précautions ayant été prises, je terminerais en vous remerciant à nouveau tous pour l’intérêt et le travail que vous avez investi dans l’aventure avec nous, que vous soyez sélectionnés ou non.


N’oubliez pas que quoiqu’il arrive on n’écrit jamais pour rien et que la récompense d’un travail bien fait, c’est… ?


Encore plus de travail !!*

 

 

 

 

 

 

 

 

* C'est infect comme phrase, oui je sais. Mes élèves me haïssent quand je la leur sors de mon chapeau.

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

Déclaration d'amour postmoderne

Publié le par Jeanne-A Debats

 

Nothing Steve Jobs ever creates could fully replace you in my life.1,2,3,4,5

 

 

 

 

 

 


1 C'est pas de moi, je le jure, pourtant dieu sait que je suis Minnie Technobeauf sur les rebords. Mais ça aurait pu, un jour ou j'aurais eu bu la veille et que j'aurais oublié que j'aurai 46 ans demain.


Je ne m'y fais pas, que voulez-vous!


Chacun de mes six derniers anniversaires m'a ramenée à ce passage du roman de John Irving "L'Hotel New Hampshire" où le héros écoute son frère lui entonner "À quarante ans les hommes apprennent à refermer les portes des chambres où ils ne reviendront plus." et de brailler ensuite " Crois-moi, je n'arrête pas de les rouvrir ces putains de portes ! ".

 

Tiens je vous ferai une note de blog dans " Requiescant in bibliotheca" à propos de ce livre, un de ces jours...

 

Quelle horreur ces fichues portes, n'empêche,  alors que chaque matin quand je me réveille j'ai encore l'angoisse de mon cartable pas prêt, mes devoirs (même s'ils ont changé de nom depuis)  pas faits, me recroquevillant de délicieuse culpabilité adolescente au fond de mon lit douillet et guettant l'odeur du chocolat au lait préparé par ma vieille folle de mère.

Enfin, dans ma tête, j'ai toujours treize ans et je me bidonne sur des sonneries, en belle cloche que je suis :


par exemple et à propos de kelvin, en vérifiant des conversions, j’ai appris qu’il y avait une unité relativement suprême le terakelvin, mais surtout suivi du petakelvin (ainsi que le zettakelvin, l’exakelvin et le yottakelvin, mais c’est moins rigolo. Encore que.) Ce qui m’a amené à la conclusion suivante : puisqu’en informatique nous en sommes au terabit, j’attends avec impatience la prochaine montée en puissance…


(NB : Pour ceux que ça intéresse : évidemment La Vieille Anglaise de mon livre, s’appelle Kelvin à cause de cette échelle de température. Outre l’homophonie recherchée avec le Calvin, de la Susan Calvin d'Asimov, je trouvais que le caractère de la dame s’accommodait assez bien du concept de zéro absolu,  congeler d'un regard ses interlocuteurs, c'était son genre à mon Ann.)


2. Sauf peut-être ça.


3. Ou ça.


4. Ou encore ça. (Je sais, mon Oncle : "Why the duck?")


5. Ou alors ça


Publié dans Butins et zappings

Partager cet article

Repost 0

Moi, je vis chez Anomalie Poulain, le pays où tout va bien. 0

Publié le par Jeanne-A Debats


 

Afin que nul n’en ignore0 :

 

Le Comité Oulipien Légaliste Des Cruelles Romancières Elégantes Autant que de Mauvaise Foi0 a stipulé à l’unanimité et dans son infinie sagesse0 que désormais :

le féminin du nom commun masculin « TROU » serait le mot « ANOMALIE ».

Sisi.

Tout contrevenant sera poursuivi par un certain nombre d’injures malsonnantes et quelques redoutables malédictions dont on aura donné le texte à Georges.


 

Mais qu’est-ce qui lui prend au C.O.L.D.C.R.E.A.M. (voir note 0,0 et 0) me direz-vous ?

 


Eh bien, le Comité s’est réuni hier et lorsque le quorum nécessaire et suffisant de Une Membresse (euse/eure) a été atteint, la question de confiance a été posée à sa Présidente qui a répondu par un 69.60 après avoir promis de régler la situation toutes affaires cessantes et incessamment à son électrice rassérénée0 :

Oui, la Malencontreuse Affaire du Trou dans la Table et ses séquelles serait réglée au plus tôt et aux petits oignons, sans crainte des dommages collatéraux.


 

Mais rembobinons la séquence et revoyons la scène au ralenti.

 


Il est une heure du matin au Village Fluctuant0 des Fous, c’est le repas de Gala0 pour la fin de  la Convention de SF Francophone de Tilf et la vente aux enchères de charité destinée à l’achat de statuettes de Caza pour auteurs nécessiteux bat son plein.

Le marteau du commissaire-priseur ne cesse de résonner (et le commissaire lui-même de raisonner) sur la table idoine tandis que les articles changent de mains au gré des enchères échevelées.

La présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0. reste coite car elle n’a pas fini son thé (jaune d’or avec des bulles).

 

 

On a déjà écoulé :


 

– Un manuscrit inédit et autographe d'Alain Le Bussy,

– Un set de pub pour les défuntes éditons Opta,

– Une inclusion avec des coquillages,

– Un présentoir à bidules,

 

 

La présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 reste coite car elle trop occupée à poser pour Madame 21 qui s’obstine à l’immortaliser en état d’ébriété légère.

 

 

– Un briquet vide pour non-fumeur,

– Une pile de bouquins indéfinis,

– Un tee-shirt Alain Le bussy-Rabutin-Chantal autographié par la marquise de Sévigné,

– Un truc,

 

 

La présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 reste coite car son thé belge lui attaque sérieusement le neurone gauche.

 

– Un autre truc,

– Un bidule,

– Un lot de machins,

– Un sac contenant un chiot décoratif dans une matière indéterminée,

 

La présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 reste coite car son voisin lui fait de l’œil et que la cornée en est d’un blanc pur surprenant après trois jours de convention.

 

– Une affiche promo du Géante Rouge n°19,

– Et un certains nombre d’autres choses hétéroclites n’ayant en commun que les très lointains, voire inexistants, rapports qu’elles entretiennent avec la notion d’utilité et / ou d'esthétique.


 

La présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0  jette un regard flou sur la salle enthousiaste, elle a bien repéré qu’il y avait du mouvement dans le fond.


 

Quand soudain, elle est saisie d’une crampe terrible au bras droit qui l’oblige à lever la main. Argh et à  plusieurs reprises. La présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 est désespérée car elle ne parvient pas à maîtriser cette fichue crampe ni le mouvement spasmodique qui la conduit à relever systématiquement ce fichu bras.


Lorsque la crampe cesse enfin, la présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0  ne reste pas coite :

 la salle entière est en train de l’applaudir et de la traîner vers la table aux enchères dont l'état délabré en dit long sur celui, financier pour le coup, de la SF francophone.

En effet le panneau en particules est percé de nombreux trous et visiblement le comité de la Convention n’a pas pu réunir les subventions afin d’en acquérir une autre. Le cœur de la présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 se serre devant l’indigence affichée de son genre préféré. Et pendant que son cœur se serre, on en profite pour glisser dans sa main fine un marteau de géologue. Sans réfléchir, (Car la présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 ne réfléchit pas quand elle est armée, elle tire d’abord, elle discute ensuite.) le bras harmonieux se détend et dans une arabesque  qui doit tout aux fastes topkapiens et à ses entraînements récents au sein du corps des janissaires (corps roulé dans la fleur d’oranger, il faut le signaler), la présidente du C.O.L.D.C.R.E.A.M0 assène un coup furieux du marteau sur la table déjà martyre.

Photographies, films, applaudissements, flashes, la dame se retourne et demande l’air mutin :

–– L’ai-je bien troué ?

Et là, elle surprend une pointe de malice démoniaque dans l’œil de l’Oncle Joe, de Hoêl et d’un certain nombre de membres actifs de la convention tous candidats éligibles, et largement, au prix Versins0.

Elle SAIT qu’elle vient de faire une connerie0.

Une de celles qui vous poursuivent toute votre carrière car il est plus que malséant qu’on puisse dire autre chose que :


 « J’ai vu l’ANOMALIE de Jeanne sur la table de la Convention  ! ».


Vous ne trouvez pas ?

Conclusion :

le political correct n’a pas QUE des désavantages et le C.O.L.D.C.R.E.A.M 0 qui partage cet avis avec lui-même sans l'amoindrir, soutiendra la motion mordicus. 0

 

 

 

  2011-08-21-10.56.10-copie-1.jpg

 

 

Mon anomalie illustrée par Hoêl.


(Voir également les autres anomalies dans l'album éponyme de ce blog)

 

 

 

 

0. Ceci est un post avec zéro note de bas de page inside.

0. neminem legis ignorantia excusat0.

0. C’est du latin0.

0. Eminem s’excuse d’ignorer les geeks.

0. Le C.O.L.D.C.R.E.A.M0, donc…

0. Quoi « et le f ?»0

0. On vous a dit qu’elles étaient de mauvaise foi.

0. Soit environ 13,7 milliards d’années lumière si l’on tient compte seulement de l’univers visible et l’on va s’en tenir là, parce que, quand même, il ne faut pas ramener sans cesse la couverture à soi.

0. Quelque chose de beaucoup plus sexy qu’un 49.3 ou  même un 666.

0. Ceci est une allitération en "s"0.

0. Ceci aussi.0

0. Idem.0

0. Là non.

0. Nec mergitur0.

0. Il fluctue mais il ne coule pas0.

0. Sauf dans l’eau de vie d’abricot.

0. Dali n’est pas invité et Femme Actuelle n’a pas jugé bon d’envoyer un reporter.

0. C’est à dire moi.

0. Moi.

0. Me.

0. I.

0. Ego.

0. Myself.

0. Moi-même.

0. Je.

0. Non, pas Kemal Ata Turk

0. Prix attribué lors de la convention chaque année à l’être malfaisant qui se sera rendu coupable du pire jeu de mots de la session.

0. Avec un K.

0. La mauvaise foi n’a jamais étouffé personne sinon nous ne serions pas aussi nombreux sur cette planète.

Publié dans Fandom et Parpadelles

Partager cet article

Repost 0

Cowboys & Envahisseurs

Publié le par Jeanne-A Debats

chat-qui-louche-jpg-uic283076-1La différence entre le paradis et l’enfer, ce sont les films1 qu’on y voit disait je ne sais plus qui2. En ce qui me concerne, je ne me plains pas : Dieu4 sait que je cherche, je ne vais pas me mettre à geindre non plus.

Donc hier, je suis allée voir « Cow-boys & Envahisseurs » avec cette attente perverse qui saisit l’amateur du BON nanar de combat attendant de voir ses espoirs les plus fous réalisés.

J’ai cru être exaucée quand après trois minutes de pellicule, le héros, perdu pieds nus en plein désert, pourtant amnésique et blessé sérieusement au côté ne pense qu’à une chose : détacher le joli bracelet inconnu5 qui lui enserre le poignet.

Ça aurait pu passer si, pour ce faire, il n’avait pas appuyé ledit bracelet sur son genou et tapé comme un sourd avec un silex, TOUT ÇA SANS SE BRISER LA ROTULE ! Merveilleux, je riais déjà.

Après, ça s’enlise un poil  dans la barbe soigneusement non faite des héros, notamment celle de Harrison Ford qui reste très consommable à cent-dix ans mais campe un des ces pères autoritaires problématiques en pleine faillite pédagogique tels que les Zétazunis adorent nous présenter. Nonoobstant, à la fin, rassurez-vous, tout le monde pardonne tout le monde car tout le monde a réussi à articuler « Je t’aime, Fils/ Papa »6 sans même  tordre  excessivement la bouche7.

Les affaires reprennent dès l’arrivée des Apaches, même si je fus TRES DÉÇUE à un moment : le passage psychédélique n’ayant pas le grandiloquent génial  du     « Blueberry »   de Kounen8. Malgré la collaboration très remarquée du colibri dont on se demande ce qu’il fout là.9&10

Ne vous méprenez pas, j’ai adoré ce film. Je ne me suis pas ennuyée une minute, j’ai eu des fous rires11 dévastateurs12, je ne vous le conseille cependant pas : le compagnon avec lequel je le regardais, pourtant grand fan de nanars devant l’Éternel, s’étant fermement prononcé après la séance :

« Jeanne, c’est la dernière fois que je te laisse choisir le film »

On ne saurait être plus clair.

Je ne sais même pas s’il me rappellera un jour.

Bon, mais en fait, la séance était gâchée dès le départ. Avant même que le film commence et vous savez pourquoi ?

À cause des bandes annonces.

Notamment celle de la Guerre des Boutons.

Parce qu’à mon ahurissement total suivi d’une rage bien solide, j’ai constaté :

QUE LES GLORIEUX LONGEVERNE CHARGEAIENT EN SLIP ET EN MARCEL !!!!

Et ça, c’est quand même scandaleux en plus d’être un comble.

Pour parfaire le travail, je n’arrive pas à imaginer ce qu’ils auraient pu faire, à part imaginer que Lebrac tombe amoureux de l’Aztec des Gués13.

Je ne savais pas qu’on pouvait pousser le political correct13 jusque là.

Louis Pergaud doit se retourner dans sa tombe, j’irai lui porter des œillets rouges pour le consoler.

 

 

 

 

 

 

 

1. Et aussi les bandes annonces.

2. À moins que ce ne soit Sartre3.

3. Ou peut-être son frère.

4. Non, ni Gérard Klein, ni Philip K Dick ne sont au courant.

5. Un peu lourdingue côté esthétique.

6. C’est marrant, mais quand on s’engueule dans ma famille de fous, le truc ne marche absolument pas.

Je vous jure, j’ai essayé. Ça donne :

« Tu te payes ma tête, en prime ? »

7. Cela dit, il est un peu exorbitant d'en demander plus à Jon Favreau qu’à Tennessee Williams ou Mc Cormick.

8. Tout le monde ne peut pas transformer des spaghettis à l’encre de seiche en concepts métaphysiques.

9. « Why the duck ? » comme disent les Marx Brothers et l’Oncle Joe depuis qu’il a appris que les canaux se pendent en Belgique quand il pleut.

10. Il revient à la fin et on n’est pas plus avancé.

11. Strictement non prévus par le réalisateur.

12. Strictement reprouvés par mes voisins.

13. Devenu fille pour l’occasion, sinon, ce n’est pas drôle.

13. Ou la connerie pudibonde, au choix.13

13. En ce qui me concerne, le choix est fait.

Publié dans BadtasteReich

Partager cet article

Repost 0

Le Captcha, c'est le...

Publié le par Jeanne-A Debats

485px-Paradise Lost 12Qui n’a jamais eu envie de tuer quelqu’un – le premier qui lui serait tombé sous la main – quand, à l’issue d’un formulaire d’inscription bien abscons (après avoir signifié son nom1, sa race animale4, son sexe5, sa religion7, son adresse10, son crétin de pays d’origine11, ses hobbies à la noix 14, défini la fichue question secrète15, défini la bordel de réponse à la fichue question secrète 16…) ayant enfin appuyé sur la touche envoi, tout empreint déjà d’un soulagement sourd18, s’est retrouvé nez à nez avec :

 UN CAPTCHA ?

Combien d’entre vous ont-ils lâché un juron nerveux ?

Combien l’ont-ils retenu ?

Combien ont-ils menacé conjoint et progéniture de représailles dignes de Tamerlan ou Crassus ?

Combien se sont-ils déjà roulés par terre, parce qu’après tout ça, le bidule est à peine lisible par un télescope suisse et qu’ils se sont déjà gouré trois fois ?19

 

 

 

 

 

Eh bien pas moi.

J’adore le Captcha.

 

Le Captcha n’est PAS le mal.

Le Captcha est le BIEN.

Le Captcha est adorable, voire kawaï.

Le Captcha est beau et sent la violette.

L’homme et la femme postmoderne peuvent affronter sereinement le Captcha, sans craindre de salir leur tailleur pantalon anthracite. La femme et l’homme postmoderne caressent le test de Turing dans le sens du poil car ils sont HEUREUX de prouver qu’ils ne sont pas des IA malgré cette légère entorse à la règle qui voudrait qu’on soit présumé innocent jusqu’à ce que les autorités en présence aient apporté la preuve du contraire.

Le Captcha est l’intrusion cybernétique dans l’infinie poésie du monde, la merveilleuse diversité de l’univers.

La même qui vous prend à la gorge quand vous contemplez un pétrolier hors d’usage, lesté de bidons toxiques, remontant vers la Mer Noire en s’inscrivant en ombre chinoise en plein coeur du soleil levant.20

Ou celle qui vous emporte à trois heures du matin sur la place de la Défense déserte tandis que la lune rousse éclaire plein pot un unique rossignol en récital.21

Telle que vous me voyez, je suis capable de passer une heure à jouer avec le bouton rafraîchir, rien que pour changer de Captcha 22 et connaître la joie d’en rencontrer un autre qui ouvrira de nouveaux chemins vers le rêve et le sourire…

Genre récemment celui-ci :

Killing Taniel.

Alors Taniel serait le chien sourd d’un écrivain de SF dépressif et alcoolique. L’écrivain passerait le roman à tenter de tuer le chien mais il raterait son coup systématiquement parce que dépressif et alcoolique. On apprendrait à la fin la raison de cette envie dévorante de meurtre : la pauvre bête du fait de sa surdité n’aurait pas aboyé le jour de l’atterro des profanateurs de sépultures et l’écrivain (qui de ce fait n’aurait pas été tiré de son sommeil d’ivrogne) aurait tout loupé : l’aventure et la blonde.

Ou encore :

Creamfall Zonen4 23.

Vous ne la voyez pas, vous, l’averse verte de crème chantilly extraterrestre sur la maison en pain d’épice ?

HaZzard OzzYe

Le magicien d’Oz en caleçon de titane, un baudrier de balles dum-dum  en travers du torse, braille du hard rock sur fond de guerre biologique…

Non ?

 

Je vous accorde que le Captcha marche bien mieux en anglais, mais c’est un détail sur lequel nous glisserons.

 Bon, je vous laisse, je dois m’inscrire à un forum, le formulaire est prometteur, vu la longueur, il y aura du Captcha de combat.

Miam !

 

1. Jeanne-A Debats 2

2. Noon ? 3

3. Sisi.

4. Clone à Lunettes

5. Euh… ça intéresse quelqu’un ? 6

6 Voir formulaire de contact du blog, ci-joint. Romanciers (ières) cyclothymiques s’abstenir.

7. Positiviste Clinicien du Dernier Restaurant Avant la Fin du Monde8

8. La parole sacrée est « Au revoir, et encore merci pour les Baklavas ! ». Il n’est pas interdit de rajouter « Et pour cette névrose obsessionnelle, vous avez déjà pensé à aller voir quelqu’un ? » 9

9. Le poissonnier du coin n’est pas une bonne réponse.

10. Rue des Belles-et-Bonnes-Couturières, Ankh-Morpok

11. Frankreich 12

12. J’ai toujours trouvé que ça avait une putain de gueule en germain.13

13. Bon, je vous accorde que c’est une gueule un peu louche, du coup.

14. Cette note de bas de page n’est pas la note de bas de page que vous recherchez.

14’. Deltaplane, littérature à boulons, clafoutis de combat.

15. En quelle année Le vieux djennoun a-t-il récupéré le couteau suisse parachuté par les anglais ?

16. 42. 17

17. Évidemment. Vous vous attendiez à quoi ?

18. Du même genre que celui qui doit vous saisir à la sortie d’un interrogatoire par des agents du FBI.

19. Et que par conséquent, il y a de fortes chances que selon la configuration du site qu’ils cherchent à atteindre, TOUTES LES PUTAINS D’INFOS LISTÉES CI-DESSUS devront être RETAPÉES !!!

20. Zut, je ne déconne même pas.

21. Là non plus.

22. Toujours pas.

23. Ceci n'est pas une note de bas de page, DU TOUT.

Publié dans Le MAL

Partager cet article

Repost 0

Le dragon ivre.

Publié le par Jeanne-A Debats

J’ai pris des bateaux bleus dont j’ignorais la destination.


J'ai accosté en Asie Mineure sur le même continent que Troie, abordant la jetée d’un palais or et blanc rêvé par un sultan dément ou les docks noirs d’une compagnie pétro-chimique.

Mêlée aux ouvriers partant au bassin de radoub, je me suis perdue entre les containers jaunes marqués de logos menaçants, j’ai déjeuné de pain non levé trempé de tomates et de  poivrons carmins au-dessus des dômes plantés de guingois d’un antique caravansérail.

Partout le silence m’a accompagnée au cœur d’une foule pressée, odorante et vive, mouvante au rythme de la mer de Marmara.

Je me suis trompée souvent, j’ai erré parfois, mais jamais je ne suis revenue sur mes pas.


J’ai été libre chaque seconde, d’une liberté acidulée de baklavas à l’orange.


Plus personne, désormais, n’ôtera ce goût-là de mes lèvres.

Publié dans Omphalos

Partager cet article

Repost 0

Téléportation, Mr Stock ?

Publié le par Jeanne-A Debats


 

HomeJ'avais cru dans mon immense naïveté que, question mur du çon éditorial, Anne Clarke avait passé les bornes de la Sublime Porte et que grâce à elle, nous nagions, enfin, dans les eaux sereines de « On-a-plus-rien-à-craindre-le-pire-est-déjà-là ».

Mais non.

Heureusement que, parmi nous, au cœur de cette merveilleuse communauté qu’est la Scène Littéraire Française, il reste quand même de vrais hommes capables de sentir un défi quand ils en voit un. Et de le relever. Haut et fort.

Il faut dire qu’eux-mêmes se gargarisent à loisir de la fameuse « exception française ».1

Au risque de se la prendre dans la bobine, en même temps que les pieds dans le tapis.

Ainsi, c’est Monsieur Roberts, directeur éditorial chez Stock qui gagne le pompon, le mickey, les oreilles et la queue.

(C’est l’été, la corrida est un marronnier de saison.)

Monsieur Roberts vient de découvrir :

a) l’existence des ordinateurs3.

b) le piratage

c) le malaise des librairies.

Cet homme est un explorateur tellement avant-gardiste qu'il a inventé la découverte vintage, peut-être même la rétro uchronie****, dans la foulée.

 

Le pauvre en est tout ébaubi. Mais comme c’est un vrai mec, il sait ce qu’il faut faire.

Il a trouvé la parade.

Interdire internet.

Le faire disparaître de la surface de la Terre et revenir aux signaux de fumée.6

Non, je déconne, mais ce n’est pas si loin, si on pousse le truc au bout, ce qui est une des manies agaçantes d’un bon locuteur en Klingon comme le faisait remarquer Alain Damasio sur France Cul. pas plus tard qu'il y a deux jours.*

 

Et sa vraie solution est ?

Je vous le donne en mille.

Imposer un lieu unique d’achat du livre ( les librairies) et par conséquent ne plus autoriser la vente en ligne (y compris numérique, je suppose)7. Et là, ce n’est pas du Klingon, je vous jure, il l’a vraiment dit.

Personne ne sait comment il compte s’y prendre et c’est tant mieux, parce que tout de même ça imposerait une surveillance d’Internet auprès de laquelle la censure chinoise aurait l’air d’une remontrance d’institutrice distraite par un sms amoureux de son IEN.

Mais le plus beau, le Spoonmaker** même, c’est quand même cette déclaration du bonhomme qui conclut presque l’émission  ( déclaration liée au déchant des ventes de Musso8) :

"Le temps de cerveau disponible est beaucoup moins important, et malheureusement que ce soit pour les radios, pour les éditeurs, pour les libraires, je pense qu'il y a tout un temps consacré à aller sur un blog, choper une info, un scoop, une rumeur qu'on a pas... les gens passent deux à trois heures quotidiennes de leur vie à faire ça et pendant ce temps-là ils ne lisent pas".

Alors    a) en fait, si Toto, ils lisent, parce que pour utiliser un ordinateur faut savoir lire, déjà.

Ensuite b) Loulou, je dois t’avouer que j’adore l’expression « temps de cerveau disponible » tant elle suinte de mépris inconscient chez ceux qui l’utilisent9. Et toi, je ne sais pas, mais moi mon cerveau fonctionne en permanence, sinon j’aurais du mal à respirer quand je descends un escalier ou que je mâche un chewing-gum. Tu dois avoir vu un de ces vieux épisodes de série antédiluvienne (Typo Stargate) où on te serine la vieille sornette selon laquelle on n’utilise son cerveau qu’à dix pour cent de ses capacités, c’est pas possible autrement10.

De plus c) qui tu es Jojo, pour décider à la place des gens ce qui est le mieux pour eux ? (Genre : lire plutôt qu’aller en salle de muscu ou à la plage ?)

En outre d) comme souvent avec les stats, Chouchou, tu rapproches deux chiffres qui n’ont pas forcément de rapport entre eux (le temps des gens sur le net vs le temps qu’ils AURAIENT passé à lire) en décidant que c’est le même.

 J’aime !

Où est le bouton « like »13 ?

           

C’est marrant, et si je décidais d’en faire moi aussi des stats ?

Du style :

Puisque les blogs les plus actifs que je connaisse sont ceux de lecteurs dévorants qui passent leur temps à lire, à parler de ce qu’ils lisent, avec passion, quand ils ne déconnent pas sur FB ou G+ à échanger des photos de chats rigolos***, il n’y a plus qu’une solution :

obliger tout le monde, sous peine de reconduite à la frontière, à avoir un blog de chronique littéraire (à jour, s’il vous plaît), aimer les lolcats et à s’inscrire sur les réseaux sociaux.

Voilà.

Bon du coup, évidemment, ça risque de mettre les critiques au chômage.

Too bad.

Hélas, on a rien sans rien.14

Enfin, je ne sais pas ce qu'ils prennent au petit-déjeuner chez Stock, mais ne me donnez pas l'adresse de leur dealer : c'est pas bon.coke 

 


 

1. Notamment celle qui consiste à ignorer résolument un genre reconnu partout ailleurs dans le monde.2

2. Non, je ne parle pas du thriller ésotérique.

3. Je suppose que chez Stock, ils congèlent leurs directeurs éditoriaux et ne les réveillent qu’une fois par an pour signer les chèques, du coup, ils sont un poil en décalage avec la marche du monde.4

4. Ou alors ils ont mal compris le message de l’épisode 3 « To the last man » de la saison 2 de Torchwood.5

5. Série que je vous recommande des deux pieds des deux mains, si vous ne l’avez pas déjà vue.

6. Ça tombe bien je connais des auteurs fumants.

7. C’est sûr qu’avec le succès que l’on connaît au prix unique du livre, il FAUT absolument rééditer ça dès que possible.

8. C’est tout aussi sûr qu’à 200.000 exemplaires, on peut parler de chant du cygne. Vous m’excuserez si je ne fais pas partie du chœur des lamentations. (En revanche, j’ai eu une envie féroce de taper sur ce monsieur qui a laissé tomber du bout des lèvres qu’il « n’avait rien contre la littérature populaire. »)

9. Et c’est notamment là que Roberts fait mieux que Clarke.

10. Il faut bien reconnaître que, parfois, la SF a de petits côtés nocifs.

11. Ça me fait furieusement penser à ceux qui croient dur comme fer que si on supprimait tous les « mauvais » bouquins, les gens se rueraient sur les « bons ».12

12. Ne me demandez pas comment ils trient le bon grain de l’ivraie, pas la moindre idée, et en fait, je préfère ne pas savoir.

13. Non, pas .

14. Ça  se voit, hein ?^^

 

 

*Oui, il leur arrive de parler Klingon sur France Cul. Farpaitement !


** Voir billet "Un diamant gros comme le Ritz" sur ce blog.

 

 



*** Mon lolcat préféré ever :         chat-qui-louche-jpg-uic283076-1 je trouve qu'il va très bien avec Mr Stock et ses fadaises, comme le faisait remarquer Roland C. Wagner pas plus tard qu'il y a vingt quatre heures.

**** Si ma tante en avait, on l'aurait appelée Tatie jean-Marc.

Partager cet article

Repost 0

Sacrilège au petit-déjeuner.

Publié le par Jeanne-A Debats

2011-07-31 10.18.59Longtemps je me suis levée de bonne heure, parce que le chant du muezzin de la mosquée à deux pas, c’est très spirituel, mais en même temps, ça vaut largeos n’importe quelle sirène d’alerte à la bombe.

Ça réveille et ça donne envie d’aller se doucher après un bon café.1

Ce matin, non.

Ce matin, je suis de retour au Kansas. Et ce qui m’a réveillée, c’est la prise de bec d’une de mes voisines d’en bas2 avec un touriste. Ça hurlait « Pas de cameras, pas de cameras !» à plein poumons et à 7 heures du matin.

C’était moins spirituel déjà, mais ça m’a donné une impression de décalage cognitif pas piquée des coléoptères : je suis revenue dans un monde où le touriste, l’emmerdeur en caleçon à fleurs et à appareil photo, ce n’est plus moi, c’est l’autre.

Je me suis penchée, mon café à la main, pour admirer la scène4. Une de mes grandes brunes préférées toisait un petit type blond comme les blés, rouge comme  un homard5, sanglé dans ses sac à dos et lui expliquait avec une fermeté difficile à ignorer6 dans un anglo-germain qui devait tout à Gabin et Lino Ventura que « Photo nicht autorisazzion', strictly forbidden, raus ! »

Le petit type se recroquevillait de partout7, et même s’il tenta de discuter un brin histoire de ne pas rapetisser de même aux yeux de la dame8 qui lui collait aux pataugas, il cana et le quartier reprit son rythme habituel : ronron des scooters, sirènes des flics et conflits conjugaux par les fenêtres ouvertes9.

Je me remis à siroter mon café, tentait d’appeler ma meilleure copine pour lui apprendre que je n’avais pas été enlevée par le PKK et que par conséquent elle devait renoncer à porter cette délicieuse voilette noire à mon enterrement, ainsi qu’à l’organisation de la veillée funèbre pour laquelle elle envisageait sereinement l’acquisition d’un camion-citerne de margaritas ainsi qu’une demie tonne de cierges d’ambiance madarine-basilic. Déçue, la copine me prévint que, par conséquent, elle allait prendre sa douche et son café pour me rappeler ensuite. En bas, le petit type penaud enfilait la rue10, poursuivi par la gouaille de ma grande brune de voisine et de ses potesses, très en forme en ce début de semaine.

Parvenu à l’angle du boulevard 12, il se mit à feuilleter frénétiquement un livre dont je reconnus bien la mise en page très classique, vu que j’avais eu affaire à une du même genre toute la semaine dernière : un guide de voyage.

C’est sans doute CE bouquin-ci qui envoyé CE type-là dans CETTE rue.

Au motif, sans doute, que, je cite : « Atmosphère, atmosphère, typique, loin des sentiers battus, trésors cachés, le vrai, l’authentique... » 13. Je peux l’affirmer sans avoir lu son guide au malheureux microscopisé, et je suis sans doute en mesure d'en réécrire quelques passages au besoin.

Après quelques secondes de réflexion, je me suis levée de mon poste d’observation, j’ai fouillé dans ma valise et là, j’ai fait une chose absolument hérétique :

J’AI JETÉ UN LIVRE.


  O_o14


X_x 15

 

Si.

À la poubelle.

C’était « Le guide du Routard, Istambul »16.

Si, si.

Je vous expliquerai demain.

Là, il faut que me remette de mon sacrilège.

Café.18

 

 

 

 

1. Ben quoi, ça ne vous fait pas cet effet-là les sirènes d’alerte à la bombe ?

2. Pour ceux qui ne le sauraient pas: j’habite dans une rue particulière et mes voisines exercent une profession particulière également, et très injustement imposée alors qu’elle n’ouvre droit à aucune couverture sociale.3

3. Mais nous en reparlerons. Sachez toutefois que cette profession particulière conduit à  envisager la géométrie des trottoirs et des aménagements urbains d'une manière tout à fait inhabituelle.

4. Et parce que je suis une incorrigible commère.

5. Où avait-il pu choper un coup de soleil pareil, ici ? o_o

6. La cravache à pommeau d’argent est un accessoire indispensable à une bonne fermeté difficile à ignorer.

7. Et sans doute jusque dans des endroits que ma mère et mon ministre m’interdisent d’évoquer en public.

8. La même mais avec plus de seins et de cheveux.

9. Les gens capables de se lancer dans un conflit conjugal avant le petit déjeuner devraient divorcer.

10 À défaut d’autre chose 11

11. Pardon, c’est nerveux.

12. Hors de portée de la cravache, donc.

13. On peut continuer comac des plombes.

14. Smiley censé exprimer l'intensité de ma sidération consternée.

15. Et les remords subséquents.

16. Ne me dénoncez pas, pitié.

17. J’en reste sans voix.18

18. Ça vous fera des vacances. 19

19. Mais pas longtemps, faut pas rêver non plus.

Publié dans Omphalos

Partager cet article

Repost 0

La note de bas de page, c’est le MAL !!!!!

Publié le par Jeanne-A Debats

485px-Paradise Lost 12

 

 

 

 

La note de bas de page, c’est le MAL !

C’est clair, qu’on se le dise et que l’on mette son mouchoir par-dessus en guise de linceul (Sans convoquer pour  autant les pleureuses.).

 

 

 

D’ailleurs la note de bas de page n’a qu’un seul usage (mais uniquement le couteau sous la gorge), celui-ci * ou celui-là**.***

Éventuellement****, la note de bas de page peut éclairer la (e)  lanterne (lamparo) du (de la) lecteur (trice) à l’ (la) esprit (conscience) obscurci (e) par l’usage (utilisation) immodéré ( e ) de l’écran (la liseuse) à cristaux liquides (rétro éclairée) et qui méconnaîtrait (par exemple) la (e ) signification (sens) du (de l’)  mot (expression) anagnoste.*****

La note de bas de page peut également****** donner un renseignement supplémentaire :

ainsi,  pour « Quousque tandem Catilina », *******’

ou proposer une traduction comme ici.********

 

Néanmoins, l’homme (et la femme) postmoderne se doivent de connaître (et de donner à connaître) très exactement ce qu’il a (ils ont) à dire********** sur le ton qui convient*********** et DE FAÇON TOTALEMENT LINÉAIRE !!! Car la femme (ou l’homme) postmoderne ne papote pas tel le juvénile attardé sur les flux RSS de Skyrock, masquant ses furoncles derrière un anonymat quiet et une photographie dérobée au mépris de toutes les lois sur le copyright au site d’Orlando Bloom ! Non, vous dis-je ! Elle (Il) disserte, en trois points, thèse-antithèse-synthèse, hors de cela point de salut, sinon c’est le lupanar (voire le bordel), ou même, hélas, une pensée carrément non-occidentale.

Merci René************, je savais que tu n’en finirais pas de nuire de sitôt.

Ainsi, tout récit (production graphique, graphologique – même agrémentée d’images, photographies, illustrations, dessins, des seins************* – texte, article, roman, nouvelle, novella, brève de comptoir) harmonieux et strictement orthodoxe suivra un schéma argumentatif tel qu’il évitera comme la peste ces pets de l’esprit que sont les notes de bas de pages en tachant d’éclairer son propos au fil de la narration (si narration, il y a) de l’explication (si et seulement si, explication, nécessaire – ce qui n’est pas à conseiller { car de facto*******’’ l’on risque de s’écarter de la sacro sainte linéarité [ ce qui conduit le lecteur à s’égarer] d’un bel et bon discours} quoi qu’il arrive – sur un point précis) ou de la démonstration qui peut et doit être l’unique objectif de discours valide pour la femme (ou l’homme) rationnelle (el) moderne.

Malgré les prétentions affligeantes des théories néoténistes************* et l’engouement atterrant pour celles-ci, il est fondamental pour l’authentique individu conscient du monde et de ses responsabilités envers les générations futures de renoncer à « déconner » (ou à jouer – ou pire, à ne pas se prendre au sérieux { c’est-à-dire abdiquer [ temporairement, du moins on l’espère] carrément sa dignité d’adulte} – ou bien encore, horreur, se distraire ) voire  extravaguer pour le plaisir (Ça y est, le grand mot est lâché !) alors qu’on pourrait (doit) pontifier à loisir pour l’élévation de la pensée humaine, l’édification des masses et ad usum delphini.*******’’’

Ipso facto, *******’’’’ sus mes preux !!!!!

 Bannissons, boutons, butons, buvons************’ la note de bas de page qui sème la confusion dans  les esprits, plus vicieuse en ceci que les réseaux sociaux, les jeux de rôles, les liseuses électroniques, Marcel Proust, Socrate************’’, la drogue et les professeurs de l’éducation nationale, car elle corrompt la jeunesse la menant sans répit ni recours au suicide intellectuel voire au zapping obsessionnel.

Bref, quiconque use de la note de bas de page à tort et à Tourcoing (voire à Istambul), pour l’ignominieux (voire sadique) plaisir de rendre le développement complexe et la recherche laborieuse, grimant ainsi une thèse d’estaminet en raisonnement matriciel à n variables mérite le tripalium*******’’’’ car il renonce à partager les lumières de sa commune humanité au profit d’une hilarité malsaine et de mauvais aloi.

Et ça c’est VRAIMENT le MAL !!!!!

(Ou je ne m’y connais pas !)

 

 

* cf : blog de Sybille Marchetto


** ibidem


*** déjà, ça nous fait deux usages, mais ce n’est pas grave, cf note * et ** dans le post « Un diamant gros comme le Ritz ».


**** On est à trois, là, non ?


***** Et là, à beaucoup (cf note * et ** dans le post « Un diamant gros comme le Ritz »)


****** Mais évidemment tout le monde sait ce que veut dire anagnoste, la note de bas de page est donc inutile, Q.E.D.. ******


*******, *******’, *******’’, *******’’’, *******’’’’, *******’’’’’  C’est du latin.


Mais évidemment tout le monde connait le latin, la note de bas de page est donc inutile, Q.E.D..*******’’’’


******** « Où avez-vous égaré votre tandem, Cathy et Lina ? »*********


********* On a dit « PROPOSER » une traduction !


********** cf post « Le smilie, c’est le mal ».


********** René Des-qui-ne-sont-pas-le-territoire, pour les fans de AEVV et de Celui-qui-est-l’alibi culturel de ceux qui ne parlent pas Klingon.


************, ************’  et ************’ Il y en a qui dorment dans le fond ?


************ Démerdez-vous.

Publié dans Le MAL

Partager cet article

Repost 0

À Montauban, l'Antéchrist veille encore...*

Publié le par Jeanne-A Debats

zombizounoursLa femme de la pampa, quoique rude, reste toujours courtoise mais la vérité m’oblige à vous dire que certaines commencent à me les briser menu.

 

 


Soyons rude donc : je ne suis pas franco-hystérique, même pas par la bande, et je veux dire par là que les revendications régionalo-linguistiques rencontrent assez peu d’écho chez moi, me laissent carrément de glace (à plusieurs boules) et devraient, toujours selon moi, s’effacer devant les intérêts de la paix mondiale**. Ajoutons qu’en plus d’être d’arrière-garde***, les combats indépendantistes de tous poils et de toutes plumes me semblent bien souvent transporter de troublants remugles de racisme grand teint plus ou moins assumé.****

 Bien que souvent, certains de mes potes***** me susurrent que le raciste, c’est l’autre, l’immonde colonialiste qui rêve de leur imposer sa langue*****, ses coutumes****** et son administration******* et jusque dans leurs bras… vous connaissez la suite.

Voire.

Force m’est de reconnaître qu’ils n’ont pas totalement, totalement, tort.********

 


Mais il y a bien pire que le racisme de l’immonde colonialiste, chez l’immonde colonialiste, figurez-vous !

Sisi !*********

Il y a l’arrogance de l’ignorance tellement crasse et le mépris si insondable qu’il ignore même ignorer.***********

Cela, ça me donne envie de me mettre à jaboter en basque, un chapeau d’Alsacienne sur la tête, lissant ma jupe arlésienne************ et taggant « Gardarem Bonifacio » sur les murs du consulat Britannique à Sarlat tandis qu’au loin retentiraient les cornemuses du festival inter celtique de Lorient.*************

Mais je suis quelqu’un d’excessif, parfois, je n’en disconviens pas************** aussi refoulé-je la plupart du temps ce genre de pulsions pour le bien de l’humanité. Ce n’est qu’au moment où l’un des membres éminents de notre micro société mondiale se met à élucubrer vraiment dans ce sens que ça me reprend.

Aïe*************** !!!!!

 


Or donc, voilà-t-il pas que Madame Antéchrist n°2 U.K. s’est égarée à calembredainer**************** joyeusement dans ce style.

En full frontal.

Sans parachute. 

 Et je cite :

«  Editorial director Anne Clarke congratulated Canavan on the milestone, and said: “Orbit is proud to have been Trudi Canavan's UK publisher from the very start of her fantastic career - and for her more recent books we have been her publisher everywhere else in the world, too.” »

(Source, the bookseller.com)

Déjà et d’une, jusqu’à preuve du contraire Trudi Canavan n’est pas éditée par Antéchrist N°2 en France, mais par Antéchrist N°1. Bizarrement, les espagnols, les allemands, les tchèques, les bulgares, les danois, les indonésiens, les polonais et les portugais se sont également passés d’Orbit UK pour faire connaissance avec la plume talentueuse de Canavan.

Ensuite et de deux, « everywhere else in the world », c’est quoi ? Ne rêvons pas, la preuve est faite ci-dessus : The World, le vrai The World, c’est l’anglophone, nous on n’est bon qu’à enluminer nos manuscrits à la plume d’oie au fond de nos couvents millénaires qui ne tarderont pas à brûler sous la torche d’un papiste illuminé quelconque… quand nous sommes supposés savoir lire…

C’est marrant, mais hier, je buvais un thé à la Gare de Sirkeçi (Istambul, Turquie)  en attendant de voir arriver l’Orient-Express.


Aff ciwl orient express4 jw

je pensais – c’est étrange  – à Agatha Christie, ***************** à la peinture à l’acide qu’elle faisait l’air de rien, entre deux crimes délicats, de la bonne société anglaise de l’époque, de ses compatriotes, de leur mépris rampant pour tout ce qui était autre et je me demandais comment elle, elle avait réussi à y échapper et si même elle y était parvenue, la pauvre. ******************


Apparemment, j’ai ma réponse : tout le monde n'y est pas encore arrivé.

 

Alors dieu sait que je suis POUR qu’il y ait des antéchrists , que je pense sincèrement que sans antéchrist pour nous représenter de temps en temps au niveau du marché français d’abord,  mondial ensuite, le genre disparaîtra sans que personne ne s’en aperçoive, et que si on laisse le soin de s'en charger aux grands groupes généralistes, on se retrouvera avec des correctrices capables de demander ce que le mot « téléportation » signifie****************** ou des éditrices******************* qui pinceront les lèvres devant un mage noir, donc ne me soupçonnez pas d'anticapitalisme primaire et franchement, surveillez-vous.

Ça se voit.

Je vous jure.


Qui plus est, c’est extrèmement mal venu. Le monde anglo-saxon ne va pas si bien qu’il le croit tandis que le Grand Leader vient de perdre un A face aux banques mondiales. Bientôt the « Whole World » ça se dira en chinois mandarin et là, je serai curieuse de voir vos bobines au-dessus de vos tasses de thé vert sans sucre et sans bergamote. Sans compter que le Grand Leader lui-même prend ses distances avec la culture Européenne et tente avec beaucoup de succès d’imposer Son Modèle.********************

J’attends également avec impatience le moment où l’Antéchrist n°1 US********************* vous fera le coup de vous apprendre que le vrai monde est tendrement niché entre l’océan atlantique et le Pacifique, tandis que le reste est un tas  de cailloux sans intérêt seulement envahis de snobs et de sauvages tout nus.

Donc, voilà, certes il est évident qu’on ne devrait jamais quitter Montauban, Brighton non plus, mais enfin de temps en temps ça ne fait pas de mal de mettre le nez dehors. Je vous conseille le café Orient-Express de la gare de Sirkeçi (Istambul, Turquie**********************), ça remet les pendules à l’heure  et ils ont une très jolie édition TURQUE du Magicien Noir au présentoir du kiosque sur le quai.

trudi canavan

 

* Mais faudrait pas qu’il pousse Mélusine dans les fougères, non plus.


** On en reparlera en nuançant.


*** Non, je ne trouve pas forcément romantique une cause perdue, mais cf note**


**** cf note**


***** Le Front de Libération du 2ème Arrondissement, notamment.


****** L’argot du premier arrondissement, en fait. Mais cf note**


******* L’expresso à 2 euros 50, par exemple. Mais cf note**


******** C’est un scandale le commissariat du 2ème a été fermé, maintenant faut aller porter plainte chez l’ennemi ! Mais cf note**


********* cf note**


********** Non, on ne nuancera pas.


***********cf note**********


************ Non, c’est pas une jupe invisible qui montre mes gambettes mais un truc noir, long, avec des broderies en couleurs, si.


************* Avec une très bonne sono.


**************cf note**


***************cf note **********


****************cf note**********


*****************Il est un peu difficile d’y échapper, un portrait de la dame de trois mètres sur deux vous lorgne sévèrement entre deux arches ottomanes.  Celui-là même :

Agatha Christie

Hemingway est presque discret, lui, il vous jette un regard mouillé depuis un cadre presque minable d’à peine un mètre sur un mètre cinquante.

 

******************Bon, je me suis collé également une bonne déprime à propos du temps qui passe mais je me l’étais cherché : les ors pâlis et cristaux fanés de Sirkeçi tandis qu’un violon vous fredonne « Les Yeux Noirs » suivi de « Strangers in the nigth » en passant « As Time goes by », vous comprenez, il faudrait être en titane pour y résister…


****************** Ceci est un exemple vécu, mais pas par moi.


******************* cf note ************* dans le post « Un diamant gros comme le Ritz (bis) de Francis Scott Fitzgerald » de ce blog.


******************** Serait-ce le propre des sociétés déclinantes ?


********************* Tor book ? Jessaipu.


********************** Je sais, j’insiste mais c’est au cas où Anne Clarke imaginerait que je cause d’Istambul, Devonshire.

Publié dans Fandom et Parpadelles

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 > >>