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les dix petites choses crispantes régulièrement proférées par les écrivains

Publié le par Jeanne-A Debats

(ceci n'est pas Julien Gracq, ni un albatros)

(ceci n'est pas Julien Gracq, ni un albatros)

 

Je ne sais pas si c’est seulement franco-français, mais la surestimation permanente à laquelle on se livre dans ce pays quant aux écrivains me les brise, menu, menu. Primo [1], parce qu’elle est totalement schizophrène, je l’avoue.

D’un côté, on leur demande leur opinion sur tout, comme si leur art les rendait quasiment omniscients, de l’autre on les paye au mois (pour la plupart, sauf la petite trentaine qui parvient, par la grâce de ses ventes, à tirer son épingle du jeu) comme on n’oserait pas rémunérer à l’heure le dernier lampiste de chez Thomson Armements.

Je ne veux pas dire que le fric est la condition sine qua non [2] sans laquelle une opinion n’est ni sérieuse ni documentée, non quand même pas. Mais tout de même, si nous sommes géniaux, pourquoi nous traiter le reste du temps comme des mendiants mal embouchés ? Absque argento omnia vana [3].

Secundo [4], parce que ça encourage ces grands dépendeurs d’andouille dont je suis à se croire d’un autre métal que le vulgus [5] et à perpétuer des légendes [6] qui datent de Victor Hugo et peut-être même a Deucalione [7].

Donc, l’auteur français, sorte d’albatros aux ailes pendantes, tout livide au milieu des tempêtes, pieds nus sur le roc anguleux, ne se contente pas d’écrire des sonneries alis aquilae [8] dans son clocher d’ivoire. Non, non. Parfois, il descend le bec claquant pour en dire quelques autres tout en secouant bien fort sa crinière au vent dans un grand mouvement de cheveux d’écrivain. Avec la bénédiction béate du public énamouré.

Ce qu’il y a  de terrible surtout, c’est que ce sont toujours les mêmes et qu’elles témoignent la plupart du temps soit d’un égocentrisme forcené, soit d’un ego monstrueux trimballant avec lui la certitude ancrée de n’être pas tout à fait comme les autres pauvres couillons de cette Terre.

N’est pas Julien Gracq qui veut pourtant, ni Totor à Guernesey. Et quand bien même, ça ne protège pas de la sonnerie ronflante et trébuchante : voir le même Julien Gracq dont j’ai appris depuis que son mépris du public allait jusqu’à avoir refusé l’introduction de son oeuvre en poche. Le pauvre chou, effectivement, ça aurait été horrible si des prolos pourris avaient pu le lire sans se saigner aux quatre veines.

Alors que si. J’en suis persuadée, l’écrivain n’est pas autre chose qu’une concentration bouillonnante de pauvre couillon, justement. C’est cela, rien de plus, qui sort de sa plume, et non son sang comme il prétend nous le faire accroire ad nauseam.[9]

Il faudrait pourtant se rendre compte qu’au fond tout ça n’est que du marketing, l’artiste maudit en représentation, au point que lui-même se regarde jouer et y croit (parfois^^). Certains se targuent de ne manger que des fruits pourris, d’autres portent des lunettes noires, des chapeaux, ou annoncent à grand ramdam qu’elles vont se  fader des endives braisées.

Ergo [10], ça m’énerve un peu (même quand c’est moi) , c’est pourquoi absit reverentia vero [11], et je vais le faire hic et nunc [12] voire ad usum delphini [13]:

 

1) Je souffre en écrivant.

Non mon pote, t’as juste du mal à te mettre au boulot comme n’importe quel mineur de fond.

2) Écrire pour ne pas mourir.

Et si pour changer on écrivait pour vivre ? Je sais, c’est révolutionnaire comme idée. Pourtant, la catharsis, papa, ça se commande, si, si.

3) Mes livres sont mes enfants.

Ah ? Et tes vrais enfants aussi, tu les vends à 3000 euros d’à-valoir et 10 pour cent de droit ?

4) Mes personnages font ce qu’ils veulent. (variante : j’ai du mal à tuer mes persos, ils sont trop proches de moi.)

Ouais, ben les miens, si ça les prend, c’est deux baffes et au lit sans dîner. C’est qui le démiurge, ici ? Non, mais sans rire, ça sert à quoi de dire un truc pareil ? Que tu es en train de louper ton bouquin ? Que la vraie vie ça n’existe pas ? Ou juste que ça masque ton angoisse térébrante à l’idée que, comme tout le monde, tu ignores comment fonctionne ton inconscient ?

5) L’écriture est une ascèse.

Ouais, ben au bureau, j’ai pas vu qu’ils se gavaient de gâteaux en permanence (Tu dois bien te lever pour aller te faire un café, non ? Ah non, c’est la bonne, oki. ) ni n’organisaient des orgies dans les open space ou à l’usine.

6) J’ai une vision.

Arrête de fumer du hérisson, tu veux ? Dans la vraie vie, ça s’appelle une hallu. Ou alors, tu veux juste dire que tu as une bonne idée de roman.

7) Le lecteur est un con/ Le lecteur est un dieu.

En fait, c’est la même qui dit en gros que tu trembles d’horreur à l’idée de n’être pas lu. La deuxième est juste plus proche de la vérité.

(Au fait, qu’on me l’amène « LE lecteur », j’aimerais bien voir sa tronche ! Oh merde, c’est moi !)

8) Ma femme est exceptionnelle. (réservé aux hommes)

Traduction : c’est elle qui va au bureau tous les jours gagner de quoi payer l’électricité, elle répond aussi au téléphone et tient mon agenda. (Option : « Je la quitterai pour une pin up dès que j’atteindrai le mass market. »)

9) Mon mari est exceptionnel. (réservé aux femmes)

Traduction : il fait pas trop la gueule quand je me barre en festival, si et seulement si, le frigo est plein et que j’ai laissé des plats tout prêts dans le congélo.

10 ) Je n’écris qu’à la plume d’oie plaquée or, d’ailleurs ce modèle m’a été offert par mon mentor (name dropping in progress).

Toujours de bon ton de cracher sur la technologie et se targuer d’un rapport bio à son écriture, hein ?

L’écriture sans gluten et sans pesticides.

 

La meilleure pour la fin, celle qui s’adresse en général au critique :

11) C’est un connard jaloux qui crève de ne pas écrire et qui se cache sous un pseudo pour me dégommer.

Euh... t’as pas honte ?

On peut vraiment pas détester ce que tu fais à froid ? Comac ? Gratos ? (Et le coup du pseudo, franchement, après 10 ans d’Internet et 250 hadopi like, faut arrêter. L’anonymat, ça n’existe plus.)

 

 

 

[1] Paye ta réforme des collèges.

[2] Paye ta réforme des collèges.

[3] Paye ta réforme des collèges.

[4] Paye ta réforme des collèges.

[5] Paye ta réforme des collèges.

[6] Des siècles, ’videmment.

[7] Paye ta réforme des collèges.

[8] Paye ta réforme des collèges.

[9] Paye ta réforme des collèges.

[10] Paye ta réforme des collèges.

[11] Paye ta réforme des collèges.

[12] Paye ta réforme des collèges.

[13] Paye ta réforme des collèges.

Publié dans Mauvais esprit, Oups

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Les avocats de Dieu

Publié le par Jeanne-A Debats

(Les vacances sont terminées, entrez, fermez vos gueules et ouvrez vos cahiers.)

(Les vacances sont terminées, entrez, fermez vos gueules et ouvrez vos cahiers.)

Cette année-là, Monsieur questions hors sujet, incitation perverse à la digression et séduction permanente par la déconne avait été l’élève "Lumière de Dieu" que nous appellerons "LuD" pour préserver son anonymat (et parce qu'il avait tendance à citer le Coran dans ses rédacs, pas trop mal à propos, d'ailleurs).

LuD (à ses camarades) :

— Quand elle dit "l'année va être très longue", c'est bon signe ?

LuD (toujours à ses camarades) :

— Mais dites-luiiiiiiii que c'est avec ELLE que je suis le plus sage !!!

(Il vient de récolter une heure de colle.)

L'élève Saint-Gaspard-de-la-Nuit (connu pour son sens de l'humour, sa diction posée et ses fiches de lecture improbables depuis la 5°, genre "A l'Ouest rien de nouveau" ou "Les Caves du Vatican") :

— C'est vrai Madame. Avec vous, il reste assis... (Pause, car recherche d'une autre preuve indiscutable de ce qu'il avance.)... et il la ferme plus de dix minutes en suivant.

L'élève Max-et-les-Ferrailleurs, voisin de LuD, (connu pour son amour du cinéma et du bien d'autrui) :

— Et il a un cahier de français. (Il jette un oeil audit cahier.) Bon, c'est aussi un cahier d'anglais, SVT et un peu maths, mais je vous jure qu'il n'y a presque que vos leçons !

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Dieu dans le faux plafond.

Publié le par Jeanne-A Debats

(Vous qui entrez ici, sortez votre cerveau et votre carnet de correspondance)

(Vous qui entrez ici, sortez votre cerveau et votre carnet de correspondance)

Pousse Jolie Issue Des banlieues Rouges (4°) :

(Ton angoissé)


— C'est quoi Madame quand on pense qu'il y a un truc mais qu'on sait pas?"


Moi :

(Stoppée en plein vol dans un résumé à l'arrache de la Cousine Bette)
— De quoi parles-tu, exactement, PJIBR ?

 

Prince Des Cours et des Ruelles :

(Ton de l'évidence)
— Pisqu'elle vous dit "un truc qu'on sait pas"


Bobette du Vingtième :

(Sarcastique)
— Ah je sens qu'on avance.


PJIBR :

(Montrant le faux plafond)
— Là-haut.


Moi :

(Jetant un coup d’œil désespéré au faux plafond qui me le rend bien, avec ses dalles disjointes et ses néons morts, puis au texte en cherchant un indice reliant le faux plafond et le "truc qu'on sait pas".) (Ton prudent)
— C'est le mot "Hostie", le problème ? Tu parles de dieu ?


PJJBR :

(Le visage soudain illuminé)
— Voilà, elle est chrétienne, la fille, n'est-ce pas ? Et moi ? Vu que je crois qu'il y a un truc qu'on sait pas...


Moi :

(Prudente)
— Je pense que c'est de l’agnosticisme, PJIBR. (Résumé à l'arrache des différences entre théisme, déisme et agnosticisme)


Prince des Cours et des Ruelles :

(Sincère)
— Tu dois être vachement rassurée, Hein ? Pousse ?


Bobette du vingtième :

(Toujours sarcastique)
— Ça fait quand même un peu maladie mentale "agnosticisme"... C'est pas ça qu'il a votre fils, madame Jad ?


Moi :

(à plat)
— Non, le Grem est persuadé que dieu est celui qui remplit le frigo tous les jours.


Prince des Cours et des Ruelles :

(Sincère)
--- Ah ben, c'est le meilleur dieu celui-là ! Et ça s'appelle comment cette religion ?

 

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Je t'aime, moi non plus.

Publié le par Jeanne-A Debats

(Vous qui entrez ici, asseyez-vous en silence et sortez vos cahiers.)

(Vous qui entrez ici, asseyez-vous en silence et sortez vos cahiers.)

Lui, l'élève Coeur d'Artichaut [1] :

— Donc, en gros, s'il y a des femmes à l'école, on "peut un peu" dire que Victor Hugo y est pour quelque chose ?


Moi :

—Oui, entre autres.


Lui, l'élève CdA (ton ravi, sourire) :

— Alors si, VOUS, vous êtes MON prof, c'est lui qu'on doit remercier ?

(sourire éclatant)

(sursaut)

(grimace)

(pause)

...

Lui, l'élève CdA (ton prodigieusement gêné) :

— Oui, enfin, sauf qu'on le remercie pas, hein ?

 

[1] Que nous appellerons ainsi afin de préserver, enfin bref...

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Les dix remarques à ne pas faire à un écrivain de SF

Publié le par Jeanne-A Debats

Les dix remarques à ne pas faire à un écrivain de SF

 

1)  Et ça se vend ça ?

(Ben non, sinon tu connaîtrais mon nom et mon hôtel donnerait sur la mer plutôt que sur la gare.)

Variante :

Je n'ai jamais entendu parler de cette maison d'édition. Vous êtes éditée à compte d'auteur ?

(...)

 

2) Je n'aime pas du tout la SF, vous savez, c'est pour mon fils.

(T'étais VRAIMENT obligé de me la sortir celle-là ?)

Variante 1 :

Personnellement, je ne lis pas de SF, c'est trop compliqué, et puis c'est plutôt pour les adolescents.

(Autocontradiction, même pas peur !)

Variante 2 :

De la SF ? Ah oui, j'en lisais quand j'étais au collège.

(Mais depuis,  tu t'es mis à Kierkegaard et Amélie Nothomb, c'est bon, j'ai bien saisi le message.)

3) Où sont... les toilettes, Foenkinos, la gare de Montauban ?

(Dans ton... cul)

 

4) Ce qui m'a étonné, c'est que ce soit si bien écrit.

(Trop merci.)

Variante :

Je n'aurais pas cru trouver de la recherche stylistique dans un roman de SF en jeunesse.

(Et tu pensais y trouver quoi, du sms ? On note le combo : SF + jeunesse = caca )

 

5) Je préfère les histoires réelles.

(Se retenir de rappeler que les réalistes aventures de la vierge idiote amoureuse du beau milliardaire pervers sont tout aussi irréelles, -- voire encore moins réalistes -- qu'une guerre interplanétaire contre des poulpes de l'espace roses à pois verts. SURTOUT, se retenir de faire le cours de 4° sur la différence entre "réaliste" et "réel".)

Variante 1 :

Vous n'avez jamais pensé à écrire une histoire vraie ?

(Tu tiens vraiment à la vie passionnante de ma concierge ?)

 (Voir cours de 4° cité plus haut, sur le statut de la fiction.)

Variante 2 (réservée aux nouvellistes ) :

Et vous comptez vous mettre au roman bientôt ?

(Sous-entendu : un vrai livre, au lieu de ces "historiettes". )

(Dans le pays de Maupassant, Barbey d'Aurevilly et Villiers de l'Isle-Adam, je capterai jamais ! )

 

6) Réservé aux filles :

 Et l'histoire d'amour ne prend pas trop de place dans l'intrigue ?

(Ne pas répondre : " Ça m'étonnerait, vu que l'héroïne a 80 ans et été transférée dans le corps d'un cachalot mâle." )

(Ne pas se lancer dans une demande de définition pour "trop de place", du moment que vous êtes une fille, la réponse est : "une place, tout court". Les écrivains mâles ont le droit d'écrire des histoires d'amour, eux , ils ne seront jamais suspects de faire dans la romance. )

(Ou alors, ils ont pris un pseudo féminin.)

(Authentique.)

Variante  1:

Ce n'est pas trop psychologique au moins ?

Variante 2 :

(Plus sympa mais récurrente)

Il n'y a pas beaucoup de filles dans ce créneau. Il vous en a fallu du courage, non ?

(Et du talent, non ?)

 

7) J'adore la SF. J'ai kiffé à donf Star Wars, Blade Runner et Le Seigneur des anneaux, mais j'ignorais qu'on en faisait en France.

(Apparemment, tu ignores aussi qu'on écrit des LIVRES de SF, en fait.)

 

8) Ça ne situe pas trop loin dans l'avenir au moins ?

(No comment.)

(Placer "Anticipation à court terme" quelque part.)

 

9) C'est quand même un peu hétéronormé comme littérature.

(Euh...)

Variante inversée :

Il y  a toujours des héros à la sexualité divergente dans votre oeuvre jeunesse, vous êtes sûre que c'est très utile de leur présenter cela si tôt ?

(Euh... bis)

 

10) Et enfin, celle que TOUT auteur de n'importe quoi, publié chez n'importe qui, craint  TOUJOURS d'entendre :

"Je vais vous faire une confidence (Aïe) j'écris moi aussi (Aïe bis), ça ne vous dérangerait pas de jeter un oeil à mon manuscrit ?" (Aïe ter)

(Parfois assorti de : "Je vous préviens, j'ai protégé mon manuscrit contre le plagiat." )

(C'est ça, insulte-moi en prime...)

 

 

"Hypocrite lecteur -- mon semblable, mon frère, " comme disait l'autre, je suis toujours contente de te voir et d'échanger avec toi, mais quand même, parfois, tu pousses grand-mère dans les orties.

Avoue. ;)

 

 

Publié dans Oups

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Le désir s'accroit quand l'effet se recule.

Publié le par Jeanne-A Debats

Le désir s'accroit quand l'effet se recule.

(Contexte : 4°, Roméo et Juliette, Zefirelli, scène de l'alouette et du rossignol, plan large sur les fesses de Roméo qui se lève )


Elle, Petite Reine de Saint B. (amusée) :
-- Oh, il a des poils sous les bras...


Lui, Ravissant Jeune Faon des Carpathes (perplexe) :
-- Ça fait bizarre de voir les fesses de quelqu'un d'autre !


Elle, PRSB. (ton glacial) :
-- Ben, t'as jamais vu de fesses de fille ?


Lui, RJFC (fanfaron, ne sentant pas venir la baffe) :
-- Pffiuou, bien sûr !


Elle, PRSB. (ton polaire) :

-- Et c'étaient pas les fesses de quelqu'un d'autre ? C'étaient tes fesses alors ?


Jeu, set et match.

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La vérité toute nue...

Publié le par Jeanne-A Debats

La vérité toute nue...

Fiche de lecture de l'élève Adorable Franchise Inconsciente In Progress[1] :
Un polar jeunesse dans lequel la professeur de français foldingue, marrante et mélomane disparaît tandis que quatre de ses élèves mènent fébrilement l'enquête afin de la sauver.
Avis motivé d'AFIIP :
"J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, la prof m'a fait penser à vous, mais je ne comprends pas pourquoi les quatre élèves veulent tellement la retrouver."

 

 

[1] Que nous appellerons ainsi afin de préserver son anonymat.

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Les correctueurs (ses)

Publié le par Jeanne-A Debats

(un (e) correctueur (se) en mission pour le seigneur)

(un (e) correctueur (se) en mission pour le seigneur)

1) Le/la correcteur (trice) qui a un problème avec les "ne" explétifs : il/elle les barre tous ou il/elle en fout partout.

(Ça peut être le/la même suivant son humeur.)

2) Le/la correcteur (trice) qui a un compte à régler avec l'imparfait du subjonctif : il/elle vous le vire systématiquement ou il/elle vous en colle dès qu'il/elle peut.

 (Ça peut être le/la même suivant son humeur.)

3) Le/la correcteur (trice) qui déteste les adverbes, les adjectifs, les verbes invisibles, le verbe faire, surtout en semi-auxiliaire (et là je peux pas lui donner tort), les propositions indépendantes juxtaposées, les pronominaux réfléchis...

(Et parfois tous ensemble.)

4) Le/la correcteur (trice) maniaque des guillemets " " ou « ».

 (Au choix.)

(Ça peut être le/la même suivant son humeur.)

5) Le/la correcteur (trice) qui déteste la majuscule pour les mots normaux censés signifier quelque chose de particulier dans votre texte d'heroic fantasy.

(Et qui vous les vire TOUTES, même et y compris pour le nom de la montagne sacrée du dark lord qui tue du médiéval fantastique.)

6) Le/la correcteur (trice) qui adore unifier tout et n'importe quoi.

(Orthographe, typo, majuscules.)

(Et qui a raison.)

7) Le/la correcteur (trice) qui aime/hait les tirets et qui les anihile/rajoute dès que possible même si les deux orthographes sont correctes.

8) Le/la fan/contempteur (trice) de la graphie rectifiée.

9) Le/la correcteur (trice) qui corrige de la SF pour la première fois :

«Téléportation, ça existe comme mot, vous êtes sûre ? Je le trouve pas dans le Larousse »

10) Le/la correcteur (trice) qui ne comprend pas votre référence/ jeu de mot :

« Qu'est-ce que tu veux dire avec "Patriarcal, mais presque" ? Il manque pas un mot ? »

11) Le/la correcteur (trice) qui tient à faire parler des enfants de douze ans ou des bandits de grands chemins notoires comme des agrégés de lettres classiques.

12) Le/la correcteur (trice) qui devine ce que vous avez lu dernièrement :

«Tu peux lâcher la marquise de Sévigné, s'il te plaît ? »

13) Le/la correcteur (trice) qui sait que le 22 septembre 3968 ne PEUT PAS être un lundi.

14) ) Le/la correcteur (trice)/dir de coll qui en profite pour vous faire une crise de jalousie :

«T'es pas à .... (insérez ici le nom d'une maison d'édition concurrente) ! »

16) Le/la correcteur (trice) qui compte les balles.

(Et qui trouve celles qui manquent ou sont en trop)

 

À vous tous, sans lesquels mes bouquins seraient encore pires qu'ils ne sont, mon amour et ma reconnaissance éternelle.

Publié dans Oups

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Parfum de gosses

Publié le par Jeanne-A Debats

On me dit que mes petites histoires de profs sont rigolotes. J'en ai compilé quelques-unes au fil des années. Je vous les livre ici, maintenant qu'il y a prescription et que les auteurs de ces mots sont désormais, je l'espère, d'heureux jeunes adultes lancés à fond dans la vie active et le remplissage de leur feuille d'impôts.

 

( Vous qui entrez ici, reprenez espoir.) (Mais pas trop quand même)

( Vous qui entrez ici, reprenez espoir.) (Mais pas trop quand même)

Lui, Duc de Montgallet-Daumesnil * :
-- Les quartiers, ça s'écrit pas avec un C madame, vous êtes sûre ?
Elle, Fleur des Fortifs **:
-- M'enfin, Duc, sers-toi de ta tête pour penser, Cartier c'est du parfum de luxe ! Ça fait luxe, un parfum nommé "Banlieue" ?

 

 

* Que nous appellerons ainsi pour préserver son anonymat.

** Que nous appellerons ainsi pour préserver son anonymat.

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Le mo(r)t de la semaine

Publié le par Jeanne-A Debats

Procrastination :

action de remettre à plus tard, et par tous les moyens, (y compris les plus bas qui sont spécialement recommandés) ce qu'on était censé réaliser à l'instant.

 

(Un mâle nécessaire accueillant un autre mâle nécessaire avec un chaton vert)

(Un mâle nécessaire accueillant un autre mâle nécessaire avec un chaton vert)

Exemple* :

Grâce à Terry Pratchett**, j'ai procrastiné dix minutes à essayer de prononcer correctement ce mot "procrastination" et me souvenir  de ce qu'il voulait dire. Dix minutes que ma dead line n'aura pas. Et maintenant, je file faire la vaisselle.

 

 

* Sur une idée d'Olivier Cotte

** Qui me manquera beaucoup***

*** Terry, pas Olivier****

**** Suivez un peu !!!!!

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